Chapitre 12ApollineMon nouvel emploi est minuscule. Un bureau sans fenêtre, un ordinateur qui rame, une pile de dossiers qui ne cesse de grandir. Je commence avant tout le monde, je termine après tout le monde. Je ne me plains jamais. Je ne demande rien.Les premiers mois m’épuisent. Physiquement, mentalement, émotionnellement. Chaque soir, je rentre chez moi les épaules lourdes, les tempes serrées, le ventre creux. Je mange à peine. Je dors mal. Parfois, je m’endors sur mon bureau, le visage posé sur des papiers, les yeux encore brûlants de larmes.Je pense à lui. Malgré moi. Le soir, quand le silence devient trop grand. Quand la fatigue m’empêche de lutter. Son visage s’impose, sa voix résonne, son absence me transperce. Mais je ne cède pas. Je ne l’appelle pas. Je ne cherche pas de ses nouvelles. Je m’interdis de revenir en arrière.Un soir, je m’effondre en rentrant. La porte à peine refermée, je glisse le long du mur, je m’assois par terre, les genoux contre la poitrine. Les la
Dernière mise à jour : 2026-09-04 Read More