Derrière le portail, il y a la villa. Les murs sont blancs. Trop blancs. Blancs comme un os lavé, comme un crâne au soleil, comme une feuille de papier sur laquelle on n'a jamais rien écrit et sur laquelle on n'écrira jamais rien. Le blanc ne me dérange pas en soi. Ce qui me dérange, c'est ce que ce blanc signifie. Ce blanc qui dit : ici, rien ne vit. Ce blanc qui dit : ici, rien ne meurt non plus. Ce blanc qui dit : ici, on attend. Le toit est plat. Les fenêtres sont hautes et étroites, des meurtrières, des fentes, des yeux qui ne voient rien. Et l'océan gronde derrière, tout autour, comme un animal attaché à un piquet trop court. On l'entend partout, l'océan. On l'entend comme on entend une foule, un bruit de fond qui ne s'arrête jamais, qui monte, qui descend, qui menace sans jamais frapper. Il coupe le moteur. Le silence tombe d'un coup, et dans ce silence, la mer devient assourdissante. On entend la mer comme on entend une foule. On entend la mer comme on entend un couteau qu
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-09-24 อ่านเพิ่มเติม