Le groupe fêtait ses vingt ans, et Paul n’avait rien laissé au hasard.Il avait loué la grande galerie d’un hôtel particulier parisien, avec ses miroirs piqués, ses lustres de cristal, ses parquets en point de Hongrie. Quatre cents invités : actionnaires, ministres, architectes, banquiers, la presse du luxe et de l’immobilier. Des violonistes dans l’escalier. Des serveurs en gants blancs qui glissaient entre les robes comme des poissons dans un aquarium. Tout était étincelant, huilé, calculé. Tout ressemblait à Paul.Nina avait passé l’après-midi entre les mains de Mme Carrel, du coiffeur, d’une maquilleuse. La robe, cette fois, était d’un bleu nuit profond, manches longues, col bateau fermé jusqu’à la clavicule, avec un châle de soie assorti qu’on avait drapé sur son épaule droite avec une minutie d’orfèvre. Elle ne protesta pas. Elle se laissa faire. Elle avait compris que la meilleure façon de ne pas faire d’histoires, c’était de regarder.Depuis le vendredi chez Marc, elle regarda
آخر تحديث : 2026-10-14 اقرأ المزيد