SOMBRE TÉNÈBRE
SOMBRE (Salvatore)
Il est tard, plus tard que je ne l’aurais voulu, et pourtant je traîne dans la maison comme un revenant qui refuse de regagner sa tombe, les marches crissent sous mes pas, les couloirs semblent s’allonger à mesure que la nuit avance, chaque porte fermée est une promesse de secrets, et je marche sans hâte, non pas parce que je cherche quelque chose que je ne pourrais nommer, mais parce que mes pensées tournent en rond comme des chiens en laisse, elles reviennent toujours à elle, à Nahia, à l’idée qu’elle dorme là, paisible, sans connaître la tempête qui gronde dehors ni celle qui bouillonne en nous
Je passe la main contre la rampe, le bois est froid, je sens sous mes doigts
Sikat na Kabanata