Je me souviens encore de cette rencontre complètement imprévue avec le magnat, comme si c'était hier. J'étais simplement en train de prendre un café dans un petit bistrot, perdu dans mes pensées, quand il a trébuché contre ma table. Son costume impeccable et son air légèrement embarrassé m'ont tout de suite mis mal à l'aise. On a échangé quelques mots polis, puis il a sorti une carte de visite en or mat qui scintillait sous les lumières. Je n'avais aucune idée de qui il était sur le moment, mais son aura imposante me glaçait le sang. C'est seulement plus tard, en googlant son nom, que j'ai réalisé l'ampleur de ma "rencontre fortuite".
Ce qui m'a le plus marqué, c'est le contraste entre sa puissance évidente et cette vulnérabilité fugace quand il a renversé son espresso. Il avait l'air presque humain à ce moment-là, loin de l'image de titan des affaires que les médias véhiculent. Depuis, chaque fois que je vois son visage dans le journal, je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à ce moment absurde où nos vies se sont brièvement croisées.