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Chapitre 4 — L’Attente et la Chasse

Author: Déesse
last update Huling Na-update: 2025-09-23 07:09:16

Leonardo D’Amaro

Le dossier sur elle n’est pas encore prêt. Chaque minute qui passe semble s’étirer, un supplice délicieux et frustrant à la fois. Je reste assis dans mon fauteuil de cuir noir, jambes croisées, les doigts entrelacés, le regard fixé sur la fenêtre donnant sur Milan nocturne. Les lumières de la ville scintillent comme des promesses vaines, mais mon esprit ne voit rien de tout cela. Il ne voit qu’elle. Sofia Valente. Cette audace, ce feu dans ses yeux, cette gifle que personne n’ose me donner… sauf elle.

Marco entre, discrètement . 

— Chaque seconde sans savoir est un poison que j’absorbe avec plaisir, murmurai-je pour moi-même. Marco sourit, amusé mais attentif.

Pour canaliser cette frustration brûlante, je descends dans les sous-sols de mon domaine, là où mes ennemis apprennent que me défier a un prix. La violence est mon exutoire, et elle me rappelle que je contrôle tout… sauf cette femme. Et c’est exactement pour ça qu’elle me consume.

L’homme est attaché, le corps crispé, la peau moite de peur. Chaque regard qu’il croise me renvoie sa terreur, et cela me délecte. Je m’approche lentement, mes pas résonnant sur le sol de pierre, chaque mouvement calculé, chaque respiration maîtrisée.

— Tu crois vraiment pouvoir me doubler ? murmurai-je, ma voix basse et glaciale.

Il bredouille, incapable de soutenir mon regard, ses muscles tendus, chaque fibre de son corps trahissant la panique. Je passe une main sur sa nuque, presse ses épaules, tire sur ses poignets. Une première douleur, juste assez pour que la peur s’installe.

Puis je frappe, mais méthodiquement, presque artistiquement. Je ne veux pas qu'il meurt maintenant . Chaque impact, chaque pression, chaque torsion est calibrée pour lui rappeler sa faiblesse, pour lui enseigner qu’il existe un ordre auquel il ne peut échapper. Je ne laisse rien au hasard : un coup porté pour briser sa confiance, un pincement pour faire trembler son corps entier, une pression prolongée pour que la douleur devienne mémoire.

— Chaque geste… chaque trahison… tu vas le sentir, murmurai-je, mes yeux brillant d’une lueur glaciale.

Il gémit, tente de se protéger, mais c’est inutile. Je le remets en position, je répète, j’intensifie. La peur et la douleur s’entrelacent, et je me sens vivant, maître absolu. Chaque grimace, chaque souffle court, chaque tremblement renforce ma domination.

Et pourtant, même ici, au cœur de sa souffrance, mon esprit revient à elle. Sofia. Sa gifle, ses lèvres retroussées, ce feu dans ses yeux. Mon obsession grandit, violente, irrésistible. Chaque impact sur cet homme me rappelle ce défi inattendu : elle, seule, avait osé me résister.

Je relâche l’homme juste assez pour qu’il reprenne son souffle, puis je reprends, avec plus de précision, plus de cruauté. Je veux qu’il comprenne, qu’il s’imprègne de l’intensité de ma domination. La peur devient sa maîtresse, la douleur son professeur. Je suis l’ombre qui le guide et le brise à la fois.

— Comprends ça… murmurai-je, presque tendrement dans ma cruauté. Chaque défi a un prix. Et toi… tu viens de le payer.

Marco observe silencieusement, respectueux, sachant que chaque geste est calculé. Il connaît mon rythme, ma patience infinie, mon art de la punition méthodique. Il sait que tout cela n’est pas gratuit. Chaque acte, chaque mouvement est une leçon… et cette fois, la leçon ultime a déjà commencé à s’appeler Sofia Valente.

— Le dossier sera prêt demain, murmure Marco. Chaque détail que vous avez demandé, chaque mouvement, chaque relation, chaque habitude. Tout sera connu.

Je hoche la tête, satisfait. L’attente est une torture délicieuse, un avant-goût du chaos que je vais imposer. Sofia ne sait pas encore ce qu’elle a déclenché. Elle ne sait pas que chaque geste, chaque regard, chaque sourire de ma part sera calculé, qu’elle deviendra une partie de ma chasse, mon terrain, mon jeu.

— Très bien, dis-je lentement. Prépare tout. Et Marco… assure-toi qu’elle comprenne bientôt que défier Leonardo D’Amaro n’est jamais sans conséquence.

Il acquiesce, un sourire en coin, savourant lui aussi la scène à venir.

Je remonte à mon appartement, chaque pas résonnant comme une promesse silencieuse. La gifle, ce frisson, ce défi… tout s’enfonce plus profondément dans mon esprit. Demain, le véritable jeu commence. Cette femme ne sait pas encore à quel point elle va devenir essentielle à mon monde, ni à quel point elle bouleversera mon contrôle, ni à quel point je vais vouloir la posséder… ou la dominer. Mais bientôt… elle le saura.

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