로그인Leonardo D’Amaro
Le claquement de la gifle résonne encore dans ma tête. Je ferme les yeux un instant et revois ce geste, ce poing levé qui m’a frappé au visage. Une audace pure, crue, insensée. Et pourtant, au lieu de me mettre en colère comme je l’aurais cru, une autre sensation m’a traversé : un frisson brûlant, un mélange de défi et de désir que je n’avais jamais ressenti. Personne n’ose me résister. Personne. Et cette femme… cette insolente… elle a fait exactement cela. Elle m’a défié, et ça m’a consumé.
Je passe une main dans mes cheveux noirs, impeccablement coiffés, mais je sens l’irritation me parcourir de la nuque jusqu’aux épaules. Mon corps entier réagit à cette confrontation : le torse large, les épaules puissantes, la carrure qui fait trembler ceux qui me croisent dans la rue… tout en moi est prêt à reprendre le contrôle. Mais elle… elle m’a échappé.
— Tout va bien, chef ?
La voix de mon bras droit, Marco, me tire de mes pensées. Il se tient à quelques pas, massif, sérieux, mais avec ce sourire en coin qui me connaît depuis toujours et qui me fait deviner qu’il se moque déjà de moi.
— Qu’est-ce que tu fais là à me regarder comme si j’avais perdu la tête ? grognai-je, incapable de masquer ma tension.
Marco hausse les épaules, l’air faussement innocent.
— Je demande simplement… qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as l’air… brûlant, et pas juste de colère.
Je me redresse, le regard noir. Je sens mes muscles se tendre, l’adrénaline encore chaude dans mes veines. Je lui raconte, lentement, chaque détail, chaque sensation : le regard insolent de cette femme, le toast silencieux, la main qui s’est refermée sur son poignet, la gifle qu’elle m’a infligée. Tout.
Marco éclate de rire, sec, franc, un rire qui fait vibrer les murs de mon bureau.
— Attends, attends… tu me dis que cette fille t’a giflé ? Toi, Leonardo D’Amaro ? Le grand, le puissant… et tu es là, à ruminer, comme si c’était un affront personnel ? C’est magnifique. Je dois avouer, je ne pensais pas que je te verrais rougir un jour.
Je serre les dents. Sa moquerie me fait bouillir, mais en même temps, un sourire cruel menace de se dessiner sur mes lèvres.
— Ce n’est pas juste une gifle, Marco. Tu ne comprends pas. Personne n’ose me résister. Personne. Et elle… elle m’a défié, avec audace, avec force. Et ça m’a consumé.
Marco secoue la tête, toujours amusé, mais ses yeux brillent d’une curiosité presque inquiétante.
— Bien. Donc tu es tombé sous le charme d’une gifle… génial. Je note mentalement que je dois commencer à t’appeler “l’homme obsédé par le coup de poing féminin”.
Je grogne, mais je sens le feu s’emparer encore plus de moi. Cette moquerie ne fait que réveiller ma détermination.
— Je veux tout savoir sur elle. Chaque détail de sa vie, chaque habitude, chaque personne qu’elle fréquente. Je veux connaître ses faiblesses, ses forces… tout. Et je veux que tu prépares un dossier complet. Immédiatement.
Marco éclate à nouveau de rire, secouant la tête.
— Tu sais, chef… tu deviens ridiculement fascinant quand tu es obsédé. Une femme qui te résiste et tout ton monde s’écroule. C’est rare de te voir ainsi… je dois dire, ça te va presque.
Je le fixe, glacial.
— Ce n’est pas un caprice. Et elle va comprendre très vite que défier Leonardo D’Amaro n’a jamais été une option.
Marco rit encore, mais je sens dans son regard qu’il comprend. Il sait que je ne plaisante pas, que ma colère est réelle, que mon obsession est totale. Et ça, même lui, le bras droit le plus loyal que j’ai jamais eu, ne peut pas la détourner.
Je me lève, lentement, chaque pas mesuré, chaque respiration contrôlée. La gifle, cette insolente, cette audace… tout cela ne cesse de me hanter. Marco me suit silencieusement, un sourire en coin, sachant que je vais transformer cette obsession en plan, en contrôle, en puissance.
— Prépare le dossier. Tout sur elle. Et Marco… fais-moi un résumé de ce que tu penses de moi après ça. Je veux rire un peu avant de la faire tomber dans mon univers.
Il me regarde, amusé et respectueux, et acquiesce.
— Comme vous voudrez, chef. Mais sachez que je ne me moquerai pas moins de vous quand tout sera terminé.
Je souris, cruel et satisfait. Tout est un jeu. Tout est contrôle. Tout est désir.
Et cette femme… elle a déjà changé mon monde.
SofiaIl a raison. Mon corps, ce traître, répond à chacune de ses attaques. Une chaleur liquide et coupable inonde mon ventre. Mes hanches se soulèvent d’elles-mêmes, cherchant le contact du sien. La honte et le désir forment un nœud brûlant dans ma gorge.Il me pousse sur le dos. Il ne prend pas son temps. Il n’y a plus de lenteur exploratoire, plus de tendresse révérante. Il y a l’urgence d’une prophétie qui s’accomplit. Il écarte mes cuisses avec ses genoux, ses yeux ne quittant pas les miens. Dans son regard, je lis l’amour, oui, mais un amour qui ressemble à de la haine, un amour qui brûlerait le monde pour garder sa flamme.Quand il entre en moi, c’est avec une poussée qui me fait crier, un mélange de déchirement et de plénitude absolue. Il ne bouge pas tout de suite. Il reste enfoui en moi, à la limite de la douleur, son visage tendu, une veine battant à sa tempe.— Je t’aime, halète-t-il, chaque mot un coup de boutoir contre mon âme.— Et je t’aimerai comme ça. Toujours. Jusqu
SofiaLes jours qui suivent la conflagration sont comme une échappée d’air dans un monde pressurisé. Nous vivons suspendus, hors du temps, dans la bulle de verre et de marbre de sa villa. Il y a des silences, mais ils ne sont plus lourds. Ils sont habités. Habités par le souvenir des nuits passées, par l’écho des gémissements étouffés dans l’oreiller, par l’empreinte de ses mains sur ma peau qui devient une cartographie familière.Mais je ne suis pas naïve. Je sais que cette trêve est une illusion. Un mensonge que nous nous racontons à coups de caresses et de baisers profonds. L’écho de ses paroles « Sei mia. Ma rovina. » résonne encore dans le creux de mon être, plus profond que son corps n’a jamais pénétré.Ce matin-là, le soleil est particulièrement cruel. Il inonde la chambre, traçant des lignes de feu sur les draps en soie froissés, mettant en lumière chaque cicatrice sur son dos, chaque marque d’amour-violence sur mes hanches. Je suis déjà réveillée, allongée sur le côté, à le r
SofiaQuand il entre en moi, c’est d’une poussée unique, profonde, qui me remplit à la perfection. Nous restons ainsi un instant, figés, haletants, ajustés l’un à l’autre comme deux pièces d’un puzzle maudit. Puis il commence à bouger.Le rythme est différent. Plus animal, plus direct. Chaque poussée m’atteint au plus profond, frappant un point de plaisir si intense que des larmes me montent aux yeux. Ses mains quittent mes seins pour se poser sur mes épaules, m’ancrant à lui, tandis que son souffle brûlant s’échappe contre mon cou.— Dimmi che sei mia.Il grogne à mon oreille, chaque mot accentué par une poussée plus profonde.Je ne peux pas parler. Mon monde s’est réduit à la sensation de son corps contre le mien, en moi. Je secoue la tête, les cheveux collés à mon visage par la sueur.— Dimmelo !Il insiste, sa voix une corde rauque tendue à l’extrême.La tension en moi monte, une spirale implacable.— Je… je suis…La phrase se brise dans un cri alors qu’il frappe en moi avec une p
SofiaLe sommeil est profond, mais bref. Je m’éveille quelques heures plus tard dans l’obscurité persistante de la chambre, le corps encore imprégné de sa chaleur, de son odeur , un mélange de savon âpre, de sueur masculine et de cette essence unique qui n’appartient qu’à lui. Ses bras m’enlaçent toujours, une chaîne de chair et de muscle à laquelle je ne cherche pas à me soustraire. Au contraire, je me blottis plus profondément contre son torse, sentant l’écho d’un plaisir endolori dans mon bas-ventre, une douce meurtrissure témoin de ce qui s’est passé.Il ne dort pas. Je le perçois au changement presque imperceptible de sa respiration, à la façon dont ses doigts, qui reposent sur mon ventre, s’animent d’un léger mouvement circulaire.— Tu ne dors pas ?Je murmure, la voix enrouée par le sommeil et… autre chose.— Je te regarde dormir.Il répond, la voix basse et grave dans l’obscurité.— Je n’arrive pas à fermer les yeux. J’ai peur que tout cela ne soit qu’un rêve.Je me tourne dan
SofiaSes baisers deviennent plus insistants, plus profonds. Sa langue trouve la mienne, et c'est une découverte mutuelle, lente, torride. Mes mains, qui étaient restées sagement sur mes genoux, se lèvent d'elles-mêmes. Elles se posent sur ses épaules, sentant la tension du muscle sous le lin, puis remontent pour s'enfoncer dans l'épaisseur de ses cheveux noirs. Il frémit sous mon toucher, et cette réaction , ce grand homme de fer qui tremble sous mes doigts , achève de me consumer.Il se redresse alors, et dans un mouvement fluide, il me soulève du canapé. Je m'enroule autour de lui, mes jambes ceignant ses hanches, mon visage enfoui dans le creux de son cou. Je respire sa peau, je goûte le sel léger à la base de sa gorge. Ses bras me portent comme si je n'étais que brindille, mais son étreinte est infiniment protectrice.La traversée de la villa jusqu'à la chambre est un voyage dans une bulle de désir. Les murs blancs, les œuvres d'art, les grandes baies vitrées sur la nuit ne sont
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