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Chapitre 12 — Le ruban rouge 1

作者: Déesse
last update 公開日: 2026-07-30 08:34:58

Mais au dernier moment, je n'ai pas pu. Le geste m'a paru obscène, sacrilège, comme si j'étais en train de profaner la mémoire de Céleste en condamnant sa fille au même rituel. Alors le ruban est resté dans ma poche, et Elara est entrée dans la chambre le poignet nu, vierge de tout symbole.

Derrière la vitre, la scène commence.

Lucian ne se jette pas sur elle comme je l'aurais fait, comme n'importe quel autre homme du Cercle l'aurait fait. Il s'assied sur l
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  • Attractions 2   Chapitre 12 — Le ruban rouge 1

    Mais au dernier moment, je n'ai pas pu. Le geste m'a paru obscène, sacrilège, comme si j'étais en train de profaner la mémoire de Céleste en condamnant sa fille au même rituel. Alors le ruban est resté dans ma poche, et Elara est entrée dans la chambre le poignet nu, vierge de tout symbole. Derrière la vitre, la scène commence. Lucian ne se jette pas sur elle comme je l'aurais fait, comme n'importe quel autre homme du Cercle l'aurait fait. Il s'assied sur le bord du lit, lui verse une coupe de champagne, lui parle à voix basse. Je n'entends pas les mots , la vitre est insonorisée , mais je vois leurs visages, leurs gestes, la tension qui s'installe entre eux. Elara est assise sur le lit, les mains croisées sur les genoux, dans sa parure de dentelle noire. Elle ne tremble pas. Elle ne baisse pas les yeux. Elle écoute ce que Lucian lui dit avec une attention soutenue. Puis Lucian lève la main, effleure sa joue, descend le long de son

  • Attractions 2   Chapitre 11 — L'annonce à huis clos 3

    Lucian ne dit rien. Il me regarde avec la même attention soutenue, la même absence de précipitation. Il me détaille comme on détaille une œuvre d'art , le galbe de mes seins sous le soutien-gorge balconnet, la courbe de mes hanches au-dessus du porte-jarretelles, la ligne de mes jambes gainées de soie noire. — Impressionnant, dit-il enfin. Tu ne m'avais pas menti. — Je ne mens jamais quand il s'agit de mes possessions. Tourne, Elara. Lentement. Je tourne sur moi-même, offrant à Lucian une vue complète de mon corps. La lueur du feu caresse ma peau pâle, fait scintiller les diamants à mon cou, accroche des reflets dans mes cheveux. Je suis magnifique, et je le sais, et cette conscience de ma propre beauté ajoute à mon pouvoir. — Elle est parfaitement dressée, poursuit Armand. Elle parle trois langues, elle danse le tango et la valse, elle peut tenir une conversation sur l'art contemporain ou la finance internationale. E

  • Attractions 2   Chapitre 10 — L'annonce à huis clos 2

    Puis vient la robe. La fameuse robe noire, celle qu'Armand a commandée spécialement pour cette occasion. Buste de soie, jupe longue, dos nu qui plonge jusqu'à la naissance des reins. Une fermeture éclair unique, longue comme mon bras, qui descend le long de ma colonne vertébrale et qu'Armand prend un plaisir infini à remonter, millimètre par millimètre, en effleurant ma peau du bout des doigts. — Tu es parfaite, murmure-t-il en ajustant le tissu sur mes hanches. Absolument parfaite. Il recule d'un pas, me contemple dans le miroir, et je vois son regard s'assombrir. Ce n'est pas du désir , ou pas seulement. C'est de la mélancolie. Le souvenir de Céleste, sans doute, qui portait peut-être la même robe, le même soir, dans le même miroir. — Il est temps, dit-il en consultant sa montre. La Bentley nous attend. Il me tend la main, et je la prends. Nos doigts s'entrelacent , un geste qui devrait être tendre et qui n'est qu'u

  • Attractions 2   Chapitre 9— L'annonce à huis clos

    Vers dix heures, le pas d'Armand résonne dans le couloir. Il apparaît sur le seuil de la cuisine, vêtu d'un peignoir de soie, les cheveux en bataille, le visage marqué par la fatigue. Il ne me salue pas. Il se sert un café, s'assied en face de moi, et reste silencieux un long moment. Je l'observe par-dessus ma tasse. Il est beau, même au réveil. Sa beauté est une armure, un outil, une arme. Elle fait partie de son pouvoir, comme l'argent, comme l'intelligence, comme la cruauté. Il sait que son visage ouvre des portes, que son sourire fait fondre les résistances, que ses yeux gris intimident et fascinent à parts égales. — Ce soir, dit-il enfin, nous irons au Cercle de l'Obsidienne. Mon cœur s'arrête une seconde, puis repart, plus vite qu'avant. — Pour quoi faire ? — Pour sceller la fusion avec Lucian Cross. Pour respecter la tradition des transferts. Pour que tu sois offerte à mon rival pendant une nuit.

  • Attractions 2   Chapitre 8 — La découverte qui change tout 4

    Je reste figée contre le mur, les bras ballants, les joues en feu. Il veut m'humilier. Il veut me prouver que je suis incapable de plaisir sans lui, que mon corps est à ce point conditionné par son dressage qu'il ne répond plus qu'à sa voix. — Tu n'oses pas, dit-il en souriant. Tu vois ? Même quand je te donne la permission, tu n'oses pas. Parce que tu ne sais plus ce que c'est que le désir libre. Parce que je t'ai dressée à ne jouir que pour moi, sur commande, comme une mécanique bien huilée. Il fait un pas vers moi, pose ses mains sur mes épaules, me pousse doucement contre le mur. — Alors je vais t'aider. Sa bouche s'écrase sur la mienne, et le baiser est féroce, punitif, dépourvu de toute tendresse. Sa langue force mes lèvres, ses dents mordent ma lèvre inférieure, et le goût du sang se mêle à celui du whisky. Je gémis contre sa bouche, et je sens mes genoux se dérober sous moi. Il me soulève, me plaque contre le mur, écarte mes cuisses de ses mains. Je noue mes jambes

  • Attractions 2   Chapitre 7 — La découverte qui change tout 3

    Armand. Déjà. J'ai perdu la notion du temps, absorbée par ma lecture, et il est rentré plus tôt que prévu. Je rassemble les documents à la hâte, les remets dans l'enveloppe, replace la photographie par-dessus, referme la petite porte métallique, la porte blindée, raccroche le tableau. Le portrait de l'ancêtre Devereux oscille dangereusement sur son crochet avant de retrouver l'équilibre. — Je suis dans la bibliothèque ! dis-je en m'élançant hors du bureau. Trop tard. Il est déjà dans le couloir. Nos regards se croisent, et je sais immédiatement qu'il a vu quelque chose , mon peignoir oublié sur le sol du bureau, la poussière déplacée sur le cadre du tableau, la sueur qui perle à mon front malgré la fraîcheur de l'appartement. — Tu es nue, dit-il. Sa voix est neutre, mais ses yeux gris me fouillent avec une intensité chirurgicale. — Je sortais de la douche. J'allais m'habiller. — Tu as les cheveux secs. — Je les ai protégés sous un bonnet. Il fait un pas vers moi, puis un aut

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