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Chapitre 7 — La Symphonie de l'Abandon

Author: Déesse
last update Last Updated: 2025-11-05 18:11:55

Éva

Le temps n'existe plus. Il s'est dilué dans l'espace confiné de cette pièce, dissous par la chaleur de nos trois corps. L'air est épais, saturé du parfum de mon propre désir et de leur domination. Je suis l'épicentre d'un triangle de feu où le désir, le pouvoir et l'abandon se consumment en un seul être.

Niko recommence à m'embrasser, mais ce n'est plus un baiser. C'est une possession. Sa langue conquiert ma bouche avec une autorité tranquille, explorant chaque recoin, étouffant mes gémissements naissants. Ses mains agrippent mes hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma chair à travers la soie fine de ma robe, m'ancrant à lui. Je goûte le café sur sa langue, l'essence même de sa virilité, et je m'y noie.

Derrière moi, Sasha presse son corps contre le mien. Je sens chaque muscle dur, chaque contour de son torse contre mon dos. Mais c'est autre chose que je sens avec une acuité brûlante : la pression ferme et indiscutable de son érection contre la courbe de mes fesses, à travers le t
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    DianeLa robe noire. Elle est suspendue dans l’armoire, seule parmi les autres tenues aux couleurs sourdes. Simple, en crêpe de soie, coupée avec une sévérité qui en dit long sur le goût de celui qui l’a choisie. Manches longues, encolure bateau qui glisse sur les épaules, tombant droit jusqu’à mi-mollet. Aucune fioriture. Aucune dentelle. Juste la noirceur pure du tissu et la façon dont il va, je le sais déjà, épouser chaque courbe sans jamais les souligner, les nier tout en les affirmant.Je l’enfile. La soie est froide, lisse comme une seconde peau liquide. Elle glisse sur mes hanches, tombe avec un poids parfait. Devant le miroir, l’effet est saisissant. La pâleur de mon visage et de mes bras émerge du noir comme une apparition. Mes cheveux, séchés, libres et légèrement ondulés, encadrent mes traits d’une façon moins contrôlée, plus sauvage. Le contraste est violent. Je ne suis plus la femme au chignon parfait des paparazzis. Je suis autre chose. Un spectre élégant. Une ombre cons

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    DianeL’immobilité est devenue intolérable. Le silence de la chambre pèse, un couvercle de plomb posé sur mes pensées. Il faut bouger. Il faut occuper cette enveloppe de chair, lui redonner une sensation qui ne soit pas celle du froid verre ou du vide oppressant.Je me lève, les articulations raides. Je marche vers la salle de bain, mes pas absurdes dans ce désert blanc.La baignoire. Ce sarcophage de porcelaine. Elle trône, ronde, lisse, offrant une promesse d’apesanteur. Une immersion.Je m’approche. Mes doigts effleurent le bord, froid lui aussi. Je tourne les robinets. Un grondement, puis un flot d’eau chaude jaillit, brûlante, créant une brume instantanée sur le miroir immense face à moi. Je laisse couler. La vapeur monte, enveloppante, odorante. L’eau sent le neutre, un parfum d’algue et de minéral déposé par un système de filtration trop parfait. Mais c’est de la chaleur. C’est du mouvement.Je me retourne face à l’armoire à pharmacie, un miroir sans tain. Je m’y regarde. Une f

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