Home / Romance / BAISE-MOI 3 / Chapitre 8 — L'Éveil des Sens

Share

Chapitre 8 — L'Éveil des Sens

Author: Déesse
last update Huling Na-update: 2025-11-05 18:14:09

Éva

Le silence qui suit n'est qu'apparent. Il est lourd des battements de nos cœurs, du souffle rauque que nous partageons, de l'écho des sensations qui continuent de parcourir mes nerfs comme des éclats de foudre résiduels. Je repose sur le canapé, un être de chair meurtrie et exaltée, tandis que le monde reprend lentement sa forme autour de moi. Mais c'est un monde transformé, où chaque atome semble chargé d'une nouvelle potentialité érotique.

Niko et Sasha ne parlent pas. Leurs regards se cr
Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App
Locked Chapter

Pinakabagong kabanata

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 159 : Les Cendres du Passé 3

    LORENZOIl vous appartient aussi.Ces mots sont l’étincelle qui met le feu aux poudres. Ils me projettent hors de l’ombre. Je ne peux plus rester là, spectateur de l’effondrement de mon monde. La tempête qui gronde en moi exige un exutoire, un point d’impact.Je fais deux pas en avant, pesants, et me dresse dans l’embrasure de la porte, comblant l’ouverture de ma silhouette.Deux visages se tournent vers moi.Deux fois le même visage.Blêmes. Inondés des mêmes larmes brillantes. Leurs yeux, si semblables, sont des gouffres identiques de détresse. C’est un cauchemar de miroir, une image dédoublée de la perdition.Le choc dans les yeux d’Aurélie est une lame de fond qui me transperce et m’arrache les entrailles. Ce n’est plus la femme des braises sous la peau, de la promesse murmurée à l’aube. Ce n’est plus ma femme. C’est une étrangère. Une statue de sel, brisée de l’intérieur, qui me regarde avec une horreur muette. Elle me voit comme l’auteur de sa ruine. Comme l’ennemi.Et l’autre.

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 158 : Les Cendres du Passé 2

    Aurélie Un froid mortel descend le long de ma colonne vertébrale.— De qui ? Je souffle, déjà sachant. Refusant de savoir. Priant pour un autre nom, n’importe quel autre nom.Elle ferme les yeux, comme pour se protéger de ma réaction. Quand elle les rouvre, elle me regarde droit dans les yeux, assumant son supplice.— De Lorenzo.LORENZONon.Le mot est une explosion muette, une bombe à retardement qui déchire l’intérieur de mon crâne. Non. Ce n’est pas possible. Ça ne peut pas arriver. C’était une nuit. Une seule nuit d’erreur et de ténèbres. Un corps dans un lit que je croyais être celui de ma femme. J’ai senti des différences, dans la finesse des hanches, dans la courbe d’une épaule, dans le goût de la peau… mais je les ai attribuées à la nervosité, au champagne, à ma propre fièvre. Je me suis convaincu. Puis, au petit matin, la lumière crue sur un visage qui n’était pas le sien… la honte, la fureur, le dégoût de moi-même. Je l’ai chassée. Je l’ai effacée. J’ai enterré cet épisode

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 157 : Les Cendres du Passé  1

    LORENZOLe moteur de ma Maserati vrombit à peine dans l’allée, un murmure contenu contre le gravier blanc. Je viens de quitter la villa, il y a une heure à peine, et pourtant chaque mètre qui m’en a éloigné a été une déchirure. Je suis parti avec le goût de sa peau encore sur ma langue, avec l’écho de ses murmures contre mon cou, avec l’image sacrée de mes lèvres posées sur son ventre, ce sanctuaire où dort notre avenir. J’avais juré. Je n’aurais pas dû bouger. Le monde aurait pu attendre. Mais un dossier, oublié dans mon bureau, un contrat qui engage des millions et des vies… La vie d’avant, celle du devoir et du fer, m’a ressaisi par la nuque. J’ai promis de revenir avant qu’elle ne s’éveille tout à fait.Je pousse la lourde porte d’entrée en chêne sans un bruit. Une précipitation absurde bat dans ma poitrine. Je vole ces minutes. Je les lui rapporte en offrande. La maison est silencieuse, encore saturée de la paix de notre chambre. C’est alors que je les entends.Des voix. Elles vi

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 156 : Les Braises sous la Peau 2

    AURÉLIEJe murmure ces mots sans réfléchir, laissant ma propre vulnérabilité affleurer.Il se fige, chaque muscle de son corps se tendant à l’écoute.— De quoi, amore mio ? Dis-moi tout.— Que tout soit trop beau. Trop grand. Que cet amour, cet enfant… que la vie nous réclame un prix que je ne pourrai pas payer.Il relève mon menton, ses yeux plongeant au plus profond des miens, cherchant l’ombre pour la dissiper.— Alors on ne comptera pas. On ne marchandera pas avec le bonheur. On le prendra, jour après jour. Et on rendra chaque jour assez fort, assez vrai, assez chair et âme, pour le mériter. Pour le garder.Son assurance, cette force tranquille et terrible, me traverse comme une décharge douce, un courant qui irrigue mes veines. Je me blottis contre lui, enfouissant mon visage au creux de son cou, respirant son odeur familière , sueur nocturne, sel, peau d’homme et cette essence unique qui est Lorenzo.— Reste avec moi aujourd’hui. Pas seulement ton corps. Toi. Tout entier.— Je n

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 155 : Les Braises sous la Peau 1

    AURÉLIELa maison dort encore quand j’ouvre les yeux. La lumière pâle de l’aube glisse sur les murs de pierre et vient caresser les draps froissés, traçant une ligne d’argent sur l’épaule nue de Lorenzo. Il est là, contre moi, sa respiration lente réchauffant ma nuque, sa jambe lourde et chaude jetée sur les miennes dans un abandon total.Je reste immobile, savourant ce moment fragile où la nuit résiste encore. Tout semble irréel depuis hier. Le feu, la fumée âcre qui collait à nos peurs, nos rires étouffés puis libérés, sa joie brute, presque sauvage, quand je lui ai annoncé la nouvelle. Notre enfant. Le tremblement dans ses mains en les posant sur mon ventre. Notre avenir.Ma propre main descend lentement, parcourant la courbe de mes côtes, la vallée de ma taille, pour se poser sur mon ventre encore presque plat. Une chaleur douce, profonde, s’y installe, comme un soleil intérieur.Je souris dans le silence, et ce simple mouvement fait frémir ma peau contre la sienne.— Tu es déjà ré

  • BAISE-MOI 3   Chapitre 154 : Feu de la Cuisine

    AURÉLIEQuatre mois dans notre palais toscan, et mon amour pour Lorenzo est une addiction viscérale , sa peau salée contre la mienne, son odeur musquée, la brûlure de sa queue m'emplissant jusqu'à l'âme. Chaque jour, je vis pour ces moments : gérer la maison, dépenser follement pour des truffes d'Umbria, vins millésimés de nos vignes, tissus de soie pour nos draps. Nue sous tablier, je prépare son festin : risotto crémeux aux truffes noires râpées fines, magret de canard saisi saignant, tiramisu gorgé de mascarpone et marsala. L'air sature d'arômes terreux, sucrés. Mon ventre s'arrondit , enceinte de trois mois, test positif hier, secret brûlant à lui révéler ce soir. Mes seins alourdissent, sensibles, tétons sombres et dressés frottant le coton du tablier. Entre mes cuisses, une moiteur constante, anticipation fiévreuse.Huile d'olive vierge crépite dans la poêle en fonte, bouillon de volaille bouillonne. Je remue le riz carnaroli gonflé, cambrée sur l'îlot de marbre noir veiné, fess

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status