INICIAR SESIÓNChaque caresse est une question. Chaque baiser est une réponse. On explore, on découvre, on se réapprend. Ses doigts tracent des ronds sur ma peau, suivent les lignes de mon corps, s'attardent sur mes endroits sensibles. Il me regarde quand il me touche, comme s'il voulait voir mon âme à travers mes yeux.
— Dis-moi ce que tu veux, murmure-t-il.
— Toi. Juste toi.
— Tu m'as déjà.
—
Chaque caresse est une question. Chaque baiser est une réponse. On explore, on découvre, on se réapprend. Ses doigts tracent des ronds sur ma peau, suivent les lignes de mon corps, s'attardent sur mes endroits sensibles. Il me regarde quand il me touche, comme s'il voulait voir mon âme à travers mes yeux.— Dis-moi ce que tu veux, murmure-t-il.— Toi. Juste toi.— Tu m'as déjà.— Je veux plus. Je veux tout.Il se penche, embrasse mon cou. Lentement, en remontant vers mon oreille, ma joue, mes lèvres. Sa barbe pique un peu, j'adore ça. Ses mains glissent entre nous, me préparent, me demandent la permission à chaque geste.— Je t'aime, répète-t-il entre deux baisers.— Je sais.— Je ne te quitterai plus.— Je sais.— Tu es ma maison, Lysandre.Ces mots,
Les mots sortent tout seuls. Je ne les ai pas choisis. Ils sont venus, naturellement, comme une évidence.Elle lève la tête vers moi, surprise.— Toute la vie ?— Si tu veux bien.— Tu es sûr ? Tu ne vas pas repartir dans trois jours parce que t'as peur ?— Je vais avoir peur. Tous les jours. Mais je vais rester. Je te le promets.— Tu mens peut-être.— Non. Pour la première fois de ma vie, je sais que je ne mens pas.Elle m'embrasse encore. Ce baiser est différent. Il y a plus d'urgence, plus de désir. Ses doigts se glissent dans mes cheveux, tirent doucement. Ma main trouve sa nuque, l'attire plus près.— Je t'aime, Léo Marceau.— Je t'aime, Lysandre.On se lève, main dans la main, et on va vers la chambre.La nuit ne fait que commencer.Lysand
LéoOn est restés longtemps sur le canapé, après les courses.On a cuisiné ensemble. Elle m'a montré comment couper les oignons sans pleurer – échec total, j'ai pleuré comme une madeleine, elle a ri aux éclats. On a fait trop de pâtes, renversé de la sauce sur la table, oublié le pain dans le four. Un désastre. Le meilleur repas de ma vie.Maintenant, il fait nuit. Une bougie brûle sur la table basse, la lumière dansante éclaire son visage. Elle est belle. Elle est là. Et je ne veux plus jamais la perdre.On a parlé pendant des heures. De tout, de rien. De nos enfances, de nos peurs, de nos rêves. Elle m'a raconté son père, mort quand elle avait vingt ans, et comment elle avait repris la librairie pour lui rendre hommage. Je lui ai parlé de mon père, de sa mort il y a cinq ans, et
Sa voix se serre. Je vois ses doigts s'entrelacer, se crisper.— Alors j'ai construit des murs. Des murs énormes, infranchissables. Et à l'intérieur, j'ai mis tout ce que je ne voulais pas montrer. La peur, la tendresse, l'envie d'être aimé. J'ai enterré tout ça si profond que j'ai fini par oublier que ça existait.— Et moi, je suis arrivée.— Et toi, tu es arrivée. Et tu as tout fait ressortir. Sans le faire exprès. Juste en étant toi.Il lève les yeux vers moi, et je vois l'immensité de sa détresse.— Les femmes, avant toi, c'était une manière de me prouver que je contrôlais. Que je pouvais prendre, et puis jeter. Que personne ne pouvait m'atteindre. Mais toi, Lysandre, tu as traversé mes murs comme si de rien n'était. Et ça m'a terrifié.— Pourqu
Sa voix se brise sur les derniers mots. Il détourne le regard, comme s'il avait honte.— Pourquoi tu es parti ? je demande, la voix plus calme que je ne le pensais possible.— Parce que j'ai eu peur.— Peur de quoi ?— De tout. De toi. De moi. De ce qu'on était en train de devenir.— C'est trop vague, Léo.Il inspire profondément, ferme les yeux, les rouvre.— J'ai eu peur parce que c'était trop bien. Parce que chaque matin à côté de toi, chaque nuit dans tes bras, chaque baiser, chaque rire... c'était trop parfait. Et dans ma tête, quand c'est trop parfait, c'est que ça va s'écrouler. C'est une question de temps. Alors je me suis dit que je préférais partir avant. Avant que toi tu partes. Avant que tu te rendes compte que je ne suis pas à la hauteur.— Tu es parti parce
J'ai lu le texte une première fois, trop vite, sans comprendre. Puis une deuxième. Une troisième. Une dixième."Je pense à toi. Désolé pour le silence. J'avais peur."C'est tout. Quatre mots. Quatre mots qui pèsent des tonnes.J'avais peur.Il a peur. Lui, Léo Marceau, l'homme qui a tout, qui contrôle tout, qui n'a peur de rien – il a peur.De moi ? De nous ? De ce qu'il ressent ?Je relis encore une fois. Mon pouce tremble sur l'écran. Et quelque chose se passe dans ma poitrine. Une colère qui monte, chaude, violente. Trois jours de silence, de doute, de larmes, et tout ce qu'il trouve à dire, c'est "j'avais peur" ?Mais en même temps, une tendresse immense. Une envie de le secouer, de le prendre dans mes bras, de le frapper, de l'embrasser, de lui dire que c'est idiot, que tout ça est tellement idiot, mais que j
LysandreJe lui envoie un message : "Bonne journée ?"Il répond une heure plus tard : "Désolé, journée de ouf. Je t'appelle ce soir."Ce soir. Il a dit ce soir.Je rentre chez moi, prépare à m
On parle encore un peu, de choses et d'autres, et quand je raccroche, je me sens plus légère. Partager, même un peu, ça allège le poids de ce que je ressens.Mais au fond, je sais que le vrai poids, c'est lui. C'est nous. C'est cette chose fr
Elle se lève, contourne la table, s'assoit sur mes genoux. Ses bras entourent mon cou, son front touche le mien.— Alors on échouera ensemble. Mais au moins, on aura essayé.Je l'embrasse.C'est doux, lent, différent de la fi&eg
LéoDehors, l'air est froid et ça me fait du bien.Je marche sans savoir où je vais, les mains dans les poches, le souffle visible dans l'atmosphère glaciale. Mon corps est léger, étrangement léger, comme si j'avais lais







