Beranda / Romance / CASANOVA des temps modernes / Chapitre 13 – Le Poids du Silence

Share

Chapitre 13 – Le Poids du Silence

Penulis: Darkness
last update Terakhir Diperbarui: 2025-11-26 21:37:31

Léo

Trois mots.

Trois mots seulement,affichés sur l’écran noir de mon téléphone, dans le hall d’entrée glacé de mon appartement. L’eau de pluie dégouline encore de mon manteau, formant une flaque à mes pieds. Je viens à peine de rentrer, le corps fourbu, l’esprit en lambeaux. Et puis ce message. De Lysandre.

Pas une réponse à ma dernière tentative désespérée. Non. Quelque chose de bien plus direct, de bien plus tranchant.

— Tu es fatigant.

Pas de point d’interrogation. Pas de smiley pour adouci
Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi
Bab Terkunci

Bab terbaru

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 28 : La Marque de la Fièvre

    GabrielLe jour se lève, gris et laiteux. Il filtre à travers les stores à lamelles de ma chambre, dessinant des cicatrices de lumière sur le parquet et sur mon corps nu.Je n’ai pas dormi.La nuit a été un long combat contre les draps, contre le silence, contre l’image de son poignet offert, veiné, sous mes lèvres. La mémoire de ce contact est devenue une obsession physique. Mon esprit, ce stratège fatigué, a été submergé par une marée de sensations pures, primitives.Je me lève. L’air est froid sur ma peau. Je marche jusqu’à la fenêtre, je tire sur la corde. La lumière crue inonde la pièce, me faisant plisser les yeux. Mais je ne la fuis pas. Je m’y expose, comme pour une pénitence. Je regarde mon reflet flou dans la vitre : un homme pâle, les traits tirés, les yeux cernés mais brillants d’une fièvre intérieure.Mes mains. Je les observe. Ce sont ces mains qui ont effleuré la table, qui ont tenu une tasse de café, qui ont osé saisir la sienne. Ce sont ces mains qui ont menti, séduit

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 27 : L'Effondrement des Digues

    LysandreLa porte de mon appartement se referme dans un claquement sourd. Le silence qui s’ensuit est total, absolu. Il résonne dans mes oreilles, dans mes os. Je m’adosse au bois froid, les paumes à plat, et je glisse lentement vers le sol, comme si tous mes muscles lâchaient à la fois.Mon poignet. Là où ses lèvres ont touché ma peau. Ça brûle. Ce n’est pas une brûlure de honte ou de regret. C’est une marque. Une signature de cendres chaudes sur mon sang. Je ferme les yeux et la sensation revient, précise, dévastatrice : le choc du contact, la douceur incongrue de sa bouche sur cette parcelle fragile de moi, la chaleur qui a irradié, montant le long de mon bras pour se loger dans ma poitrine et y battre, lourde et chaude.« À bientôt, Lysandre. »Sa voix. Elle n’était plus un instrument. Elle était une vibration directe, venue du fond de la gorge, rauque de vérité. Elle résonne encore dans le hall vide. Elle a fait trembler quelque chose en moi, un verrou rouillé que je croyais soud

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 26 : L'Équilibre des Vérités

    GabrielLa pluie a cessé. Elle a laissé la ville luisante, reflétant les lampadaires dans des flaques qui sont autant de lunes brisées. Je marche. Mes pas n’ont pas de destination, juste un besoin de mouvement, de faire circuler ce tourbillon à l’intérieur de ma poitrine.Le baiser sur sa main brûle encore sur mes lèvres. Un geste d’un autre temps, d’un autre homme. Pas de moi. Pas du moi que j’ai construit. Et pourtant, c’est sorti. Naturellement. Comme si cette part ancienne, enterrée sous des années de stratégie et de contrôle, venait de trouver une faille à travers laquelle respirer.« À bientôt, Lysandre. »Je l’ai dit. Je l’ai pensé. C’était une vérité, pas une ligne. C’est ça qui est le plus déstabilisant. L’absence de calcul. Le désir pur et simple de la revoir, pas pour conquérir, mais pour… continuer. Continuer la conversation. Voir où mène ce fil ténu que nous avons tiré.La peur est un acide au fond de mon estomac. J’ai montré mes cartes. Pire, j’ai montré que mon jeu étai

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 25 : Le Poids de la Légèreté

    LysandreL’atelier est silencieux. Un silence différent. Il n’est plus rempli du bruit de mes doutes, du bourdonnement anxieux de mes pensées. Il est calme. Plein. Comme après une tempête, quand l’air est lavé et que chaque bruit devient distinct, précieux.Je regarde ma main. La peau à l’endroit où ses lèvres se sont posées semble porter une mémoire tactile, une marque invisible et douce. Un baiser de chevalier, ai-je pensé. Sauf que je ne suis pas une dame en détresse, et lui n’est pas un sauveur. Nous sommes deux naufragés, je le sens maintenant, jetés sur le même rivage inconnu.Mon cœur bat avec une régularité étrange, un rythme nouveau. Il n’est plus dans ma gorge, affolé. Il est profond, ancré, et chaque pulsation dit : oui, oui, oui.La peur n’a pas disparu. Elle est là, tapi dans un coin, mais elle a changé de forme. Elle n’est plus une immense vague prête à tout emporter. C’est un murmure. « Tu sais ce que tu risques. Tu sais qui il est. Ou plutôt, tu ne le sais pas. »Je sa

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 24 : L’Aube fragile

    LéoLe trottoir est humide sous mes pas, reflet des lumières de la ville. Chaque respiration forme un petit nuage pâle dans l’air froid du soir. Je marche, mais mon esprit est resté là-bas, dans la chaleur de ce café, face à elle.Son « oui » résonne encore en moi. Ce n’était pas un acquiescement à une conquête. C’était un pacte. Une porte entrouverte sur un territoire inconnu, où je ne sais pas naviguer. Où je ne suis plus le capitaine, mais un explorateur égaré.Je passe ma main sur mon visage. La sensation du baiser que j’ai déposé sur sa main me brûle les lèvres. Pourquoi ai-je fait ça ? Un geste d’un autre temps, romantique à en être ridicule. Mais cela semblait être la seule chose à faire. La seule chose vraie.Je pense à son sourire timide, à la façon dont elle évitait mon regard avant de finalement le soutenir. Je pense à l’honnêteté de ses aveux. « J’avais peur de ne jamais le connaître. » L’inconnu. Mon visage.Personne ne m’a jamais regardé comme un inconnu à découvrir. On

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 23 : Pourquoi ne pas se donner une chance ? 3

    LéoSon honnêteté me désarme une fois de plus.—Moi aussi, j’admets. On pourrait… parler de quelque chose de neutre. Le temps ? La pluie de cette semaine ?Il rit, un vrai rire, chaleureux et un peu surpris.—Le temps. D’accord. Il a fait gris. J’ai marché sous la pluie presque tous les jours. C’est… apaisant.— Tu aimes la pluie ?—Je crois que je commence à l’aimer. Avant, je la voyais comme une nuisance. Quelque chose qui gâchait les plans, les tenues, les humeurs. Maintenant… elle lave. Elle rend les choses plus nettes.Je le regarde, fascinée par ce qu’il dit et par la façon dont il le dit. Ce n’est pas une phrase préparée. C’est une pensée qui émerge, authentique.— Et toi ? me demande-t-il. Qu’as-tu fait pendant que… pendant que je ne débarquais pas chez toi ?J’hésite. Dois-je être honnête ? Lui dire que j’ai guetté son pas, que j’ai relu des messages anciens, que j’ai lutté contre moi-même ? Je choisis une part de vérité.—J’ai travaillé. Beaucoup. J’ai essayé de me convaincr

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status