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LA CONFESSION DE NATHAN

Author: Chrisso
last update publish date: 2026-10-04 00:23:26

CHAPITRE 64 : LA CONFESSION DE NATHAN

Nathan

La chambre d'hôpital est silencieuse, baignée par la lumière pâle de cette fin d'après-midi. Dehors, la pluie a cessé, et les premiers rayons de soleil percent à travers les nuages, dessinant des motifs mouvants sur le mur blanc. Je suis assis dans mon lit, la jambe droite immobilisée dans un plâtre qui me gratte atrocement, et je regarde par la fenêtre sans vraiment voir le paysage.

On frappe à la porte. C'est Élise.

Elle entre doucement, un bouquet
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    CHAPITRE 64 : LA CONFESSION DE NATHANNathanLa chambre d'hôpital est silencieuse, baignée par la lumière pâle de cette fin d'après-midi. Dehors, la pluie a cessé, et les premiers rayons de soleil percent à travers les nuages, dessinant des motifs mouvants sur le mur blanc. Je suis assis dans mon lit, la jambe droite immobilisée dans un plâtre qui me gratte atrocement, et je regarde par la fenêtre sans vraiment voir le paysage.On frappe à la porte. C'est Élise.Elle entre doucement, un bouquet de fleurs à la main, un sourire fatigué sur les lèvres. Elle a les traits tirés, les yeux cernés. Elle passe ses journées à courir entre ma chambre et celle de Gabriel, à s'occuper de nous, à veiller sur nous. Elle ne dort presque plus, elle mange à peine, mais elle ne se plaint jamais. Elle est comme ça, Élise. Infatigable. Indestructible.— Comment tu te sens ? demande-t-elle en s'asseyant sur la chaise à côté de mon lit.— Mieux. Les médecins disent que je pourrai sortir dans quelques jours.

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    CHAPITRE 63 : L'HÔPITALGabrielLa première chose que je vois en ouvrant les yeux, c'est le visage d'Élise.Elle est assise à mon chevet, pâle, les traits tirés par la fatigue et l'inquiétude. Ses cheveux sont relevés en un chignon approximatif, quelques mèches folles encadrent son visage. Elle porte encore les vêtements de la veille, tachés de sang et de poussière. Elle n'a pas dormi, c'est évident. Elle est restée là, près de moi, à attendre que je me réveille.— Élise… murmuré-je d'une voix rauque.— Gabriel ! Tu es réveillé !Ses yeux s'illuminent, s'emplissent de larmes qu'elle ne cherche pas à retenir. Elle se penche vers moi, pose sa main sur ma joue, caresse ma peau du bout des doigts comme

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    CHAPITRE 62 : L'ACCIDENTÉliseLe monde n'est plus qu'un chaos de tôle froissée, de verre brisé et de fumée âcre qui pique les yeux et brûle la gorge. Je suis suspendue dans un état second, entre conscience et inconscience, incapable de distinguer le réel du cauchemar. La voiture est couchée sur le flanc, le toit enfoncé, les portières tordues comme du papier aluminium. L'odeur de l'essence qui s'échappe du réservoir se mêle à celle du sang et de la peur.J'essaie de bouger, mais une douleur fulgurante me traverse l'épaule. Ma tête a heurté la vitre lors du choc, et je sens un filet de sang chaud qui coule le long de ma tempe, qui dégouline sur ma joue, qui tache le col de mon chemisier. Je passe ma langue sur mes lèvres, et le goût du sang emplit ma bouche. Un goût m&e

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