LOGINLe silence a résonné tel un coup de marteau. Je pouvais lire la stupéfaction sur le visage de mon meilleur ami. Puis,son visage est passé par plusieurs nuances : surprise, étonnement, joie puis incompréhension.- Pourquoi c'est une mauvaise chose ? Tu as des sentiments pour lui non ? En plus de savoir que Al qui a une personnalité qui te plaît tant est d'Aubert doit te rendre encore plus heureuse…- Non… Non c'est pas une bonne chose ! Comme tu l'as si bien dit, je crois que je suis attirée par d'Aubert. Et tu sais que j'aime Al. Le fait que ce soit la même personne rend le tout encore plus fantastique, excitant et extraordinaire. Le seul hic c'est qu'il ne peut pas me blairer. Al m'apprécie, je crois qu'il m'aime aussi. Mais ça c'était avant qu'il ne découvre que je suis moi, la fille qu'il ne peut pas voir… Tu aurais vu la tête qu'il a fait quand il m'a vu… putain j'avais l'impression d'être une merde… c'est toujours l'impression que j'ai d'ailleurs…- Léo, pourquoi exactement est
Profitant d'un moment de relâchement de d'Aubert, j'ai filé à toutes jambes à l'extérieur. J'ai continué ma course, passant devant mes amis que j'ai littéralement ignorés. J'ai couru jusqu'au métro dans lequel je me suis engouffrée. Une fois à l'intérieur, je me suis laissée tomber sur un siège libre et j'ai pris ma tête dans les mains. Je faisais tout pour me contenir, je me mordais l'intérieur de la joue et mes yeux chauffaient. Je devais à tout prix éviter de craquer ici. Je devais attendre d'être dans mon appartement. Le trajet passa rapidement et ni un ni deux, je me suis retrouvée dans mon ascenseur. Quand je suis arrivée enfin chez moi, j'ai juste réussi à refermer ma porte que je me suis laissée glisser contre celle-ci, laissant libre cours à mes larmes.Tout allait de travers dans ma vie. J'ai été tellement stupide de croire que mon merveilleux correspondant pourrait être l'abject Alban. Tout semblait concorder mais je me trompais. Je m'étais entêtée à ignorer et à traite
Depuis le début de cette journée, j'ai imaginé tous les scénarios possibles. J'avais imaginé Alban se moquer de moi en m'apercevant avant de me courir après pour s'excuser de s'être moqué. S'en aller sans même m’adresser un mot, ou bien tout simplement s'asseoir en face de moi et discuter comme si de rien n’était, tout en me proposant d'aller chez lui.J'avais tout imaginé, tout mais pas ça. Pas ce que j'avais devant les yeux.Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de l'homme devant moi. Quand je l'ai vu entrer, mes yeux se sont écarquillés de stupeur et d'effroi. J'ai senti mon cœur se serrer lentement et douloureusement quand j'ai croisé ce regard qui me toisait avec froideur et perplexité, peut-être un peu décontenancé. L'odeur qui émanait de lui, j'aurais pu la reconnaître entre mille. Immédiatement après m'être rendue compte que j'étais à présent observée, j'ai baissé la tête et fermé douloureusement les yeux. C'était pire que tout. Cette journée, cette semaine étaient un vé
Le reste de la semaine passa rapidement. Malgré mes résolutions d'ignorer Al, son insistance m'avait fait flancher et j'avais répondu brièvement à quelques-uns de ses messages.Et bien-sûr, il avait essayé de me faire cracher le morceau. Il voulait absolument que je lui avoue ce qui n'allait pas. Mais je suis restée de marbre à ses supplications. Je n'aurais jamais imaginé que je pourrais être aussi froide avec Al mais quand je pensais qu'il s'agissait sans doute d'Alban, toute ma culpabilité disparaissait. Et je ne trouvais plus cela compliqué d'ignorer les nombreux messages qu'il m'envoyait.Je m'en suis félicitée mentalement. Cela serait assez simple de passer à autre chose après notre rendez-vous. Ça m'a également aidé à baisser la pression alors que le rendez-vous approchait.D'après ses messages, Alban avait hâte de me rencontrer. Il avait légèrement peur mais l'impatience prenait littéralement le dessus. Cela ramena une certaine angoisse en moi et c'est ainsi qu'en me r
J'étais assise en face de mon ami, ne sachant plus comment envisager ma vie après cette rencontre fatidique.Durant les dernières semaines, j'avais espéré aussi fort qu'Atticus Finch, une rencontre digne d'un conte de fées avec mon homme. Il me sourirait avec tendresse et amour dans un cadre des plus romantiques. Mais qui aurait pu croire que cette scène resterait à jamais dans mon esprit?Je savais pertinemment qu'avec Al - non Alban -, ce ne serait pas pareil et que le rêve virerait rapidement au cauchemar.Je me rongeais les ongles quand Noah parla.- Léo, je crois que Al… je veux dire Alban t'a répondu..Je n'ai pas répondu à Noah, me contentant de juste prendre mon téléphone et de lire le contenu du message.[J'ai le fort sentiment que ce n'est pas uniquement à cause de tes cours que tu ne « peux » pas vraiment me répondre… Dis-moi si je me trompe mais j'ai la vague impression que c'est de ma faute et j'aimerais comprendre pourquoi. Je n'ai pas souvenir d'avoir fait quoi que c
J'ai senti un pincement au cœur avant de me renfrogner,ne voulant pas avouer que j'avais été injuste avec lui. On s'est dévisagés, en colère, chacun refusant d'accepter ses torts et ses responsabilités. Cependant, une nouvelle fois, le téléphone vibra, nous coupant dans nos reproches visuels. [Tu es bien froide… Que s'est-il passé pour que tu me répondes de la sorte ? Je pensais que maintenant que les choses étaient claires entre nous, tu te sentirais mieux et voudrais qu'on continue comme avant… tu me manques]Je le reconnaissais bien là… Marc Alban, dans toute sa splendeur. Ne pensant qu'à son confort… je me trouvais tellement aveugle, comment n'ai-je rien vu avant? [Je pense que tu sauras le pourquoi du comment quand nous nous rencontrerons. Je ne me sens pas vraiment mieux, au contraire. Tout ça me fout une angoisse pas possible mais je pense que c'est mieux de se voir. Je pense donc qu'il faudrait mettre les choses au point en ce qui concerne cette rencontre, tu ne crois pas







