LOGINLundi matin. Neuf heures.
Je frappe, à la porte du bureau de Raphaël, cette même hésitation qui persiste, encore, en moi, malgré cette détermination nouvelle qui m'accompagne, désormais, depuis cette nuit chez Théo, il y a quelques semaines, cette même conversation qui avait, préc
POV ThéoMercredi soir. Dix-neuf heures.Je suis assis, seul, dans mon appartement, cette même lettre de l'avocat spécialisé encore ouverte, devant moi, sur la table basse, ce même document qui m'informe, précisément, que la procédure pour chantage contre Vasco prendra, très certainement, plusieurs mois supplémentaires avant d'aboutir, véritablement, à une décision de justice.Je repense, alors, à cette visite d'Alexis, cet après-midi, cette même chaleur inattendue qui avait traversé notre conversation, cette même complicité fraternelle qui s'était installée, naturellement, entre nous, sans que je n'aie eu, véritablement, besoin de la forcer. Il m'avait pa
POV AlexisLundi matin. Neuf heures.Je frappe, à la porte du bureau de Raphaël, cette même hésitation qui persiste, encore, en moi, malgré cette détermination nouvelle qui m'accompagne, désormais, depuis cette nuit chez Théo, il y a quelques semaines, cette même conversation qui avait, précisément, marqué, pour moi, le début d'une reconstruction fraternelle que je n'aurais, jamais, imaginée possible, aussi vite.Dans le taxi, en venant, j'avais repensé, longuement, à cette hospitalisation de Naïa, à cette même image que Raphaël m'avait décrite, hier soir, au téléphone, cette même terreur qu'il avait ressentie, dans ce couloir de son propre a
POV NaïaVendredi matin. Dix heures.Je me réveille, dans cette chambre d'hôpital, cette même lumière blanche et froide qui filtre à travers les stores, cette même odeur d'antiseptique qui caractérise, toujours, ces établissements, cette même perfusion reliée, désormais, à mon bras, cette même conscience, progressive, de tout ce qui s'est passé, hier soir.Je repense, alors, doucement, à ce couloir, à cette obscurité qui avait, brutalement, envahi mon champ de vision, à cette voix lointaine de Raphaël qui appelait, désespérément, mon prénom, cette même image fragmentée qui se re
POV RaphaëlJeudi soir. Vingt et une heures trente.Je la tiens, contre moi, cette même terreur pure qui traverse, entièrement, mon corps, tandis que je compose, d'une main tremblante, le numéro des urgences, mon autre bras soutenant, précautionneusement, ce corps inerte de Naïa, effondrée, désormais, contre le mur de ce couloir.—Allô, dis-je, ma voix presque méconnaissable, tant elle tremble, désormais, sous le poids de cette panique. Ma femme vient de s'évanouir. Elle est enceinte de sept mois. Elle ne répond plus.Mathis apparaît, alors, dans l'encadrement de sa porte, cette même terreur enfantine qui traverse, immédiatement, son propre visag
POV NaïaJeudi soir. Vingt et une heures.Deux jours ont passé depuis cette consultation avec le docteur Aubin, deux jours durant lesquels j'ai tenté, avec une bonne volonté sincère, de déléguer, davantage, certains aspects du dossier Solacia à Julien, notre collaborateur, mais cette même urgence permanente de cette guerre commerciale continue, inexorablement, de me rattraper, chaque jour, un peu plus.J'avais pourtant commencé, mardi matin, par transmettre, méthodiquement, l'ensemble des dossiers annexes à Julien, cette même satisfaction discrète que j'avais ressentie, brièvement, en le regardant s'installer, avec ce même sérieux appliqué, devant ces documents que je lui confia
POV NaïaMardi matin. Neuf heures.Le cabinet du docteur Aubin m'accueille, ce matin, avec cette même atmosphère apaisante habituelle, mais je ressens, cette fois, une fatigue plus profonde que d'ordinaire, cette même lourdeur qui pèse, désormais, sur chacun de mes gestes depuis, déjà, plusieurs jours.Le troisième trimestre approche, désormais, rapidement, cette même réalité qui s'impose, chaque jour davantage, à mon propre corps, ce ventre qui s'arrondit, considérablement, cette respiration qui devient, progressivement, plus courte, ces nuits qui se font, désormais, plus difficiles, malgré la fatigue accumulée durant chaque journée.







