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Chapitre 2

last update publish date: 2026-08-01 22:56:43

Chapitre 2 

Il baisse son regard vers moi, un sourire lent aux lèvres, et ses doigts descendent le long de son ventre. Il attrape la ceinture de son jean, la défait d'un geste nonchalant, presque paresseux. Le bruit du cuir qui glisse déchire le silence.

Je ne comprends pas ce qu'il fait. Pas tout de suite.

Puis il baisse son jean. Juste assez. Et je vois.

Sa bite. Longue, épaisse, dressée contre son ventre, tendue comme une promesse obscène. La lumière rouge caresse chaque veine, chaque courbe, et je sens ma gorge se serrer.

Ma main monte toute seule à ma bouche. Je mords mes doigts pour ne pas crier.

Wahou.

C'est tout ce qui traverse mon esprit. Un mot stupide, vide, mais qui résume tout. La taille. La forme. La façon dont elle se dresse vers moi comme si elle me connaissait déjà.

Mes yeux ne peuvent pas quitter cette vision. Je veux détourner le regard, je veux fuir, je veux fermer les paupières et me réveiller dans un autre rêve. Mais mes paupières refusent d'obéir. Mes pieds sont scellés au sol comme si la moquette s'était transformée en colle.

Pourquoi je suis encore debout ?

La question fuse dans mon crâne, désespérée. Je devrais hurler. Je devrais courir. Je devrais appeler Madame de Vries, le jardinier, n'importe qui.

Mais je ne fais rien.

Je regarde. Juste ça. Je regarde, immobile, sans un souffle.

Je me suis trompée de chambre ? me demandé-je intérieurement. Peut-être que cette pièce n'est pas la mienne. Peut-être que j'ai mal compté les portes, que je suis entrée dans la sienne par erreur, que tout ceci n'est qu'un terrible malentendu.

Mes jambes se tendent. Je vais partir. Je vais reculer, attraper mon sac, sortir d'ici sans un mot.

Je fais un pas en arrière.

Sa main s'abat sur mon poignet comme un coup de fouet. Ses doigts se referment, chauds et fermes, m'immobilisant avant que je puisse esquisser un second mouvement.

— À genoux, dit-il.

Sa voix est basse, rauque, sans aucune hésitation.

— Suce-moi. Tu m'as déjà trop fait attendre.

Je le regarde, les yeux écarquillés. Mes lèvres s'ouvrent, mais aucun son n'en sort. Mon cerveau tourne à vide, cherche une explication, une issue, une raison.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ?

Je ne l'ai jamais vu. Je ne le connais pas. Je viens d'arriver. Comment pourrait-il dire que je l'ai fait attendre ? Pourquoi parle-t-il comme si on se connaissait depuis des années ?

Mes doigts tremblent contre ma bouche. Ma respiration est hachée, courte, paniquée. Mon poignet brûle sous sa prise, pas douloureusement, mais comme une marque qu'il imprime déjà sur ma peau.

Je le regarde dans les yeux. Et dans les siens, je ne vois ni folie ni méprise. Je vois une certitude. Une patience. Un désir si ancien qu'il semble avoir attendu ce moment bien avant que je franchisse cette porte.

Il ne me lâche pas.

Il attend.

Et moi, je ne sais toujours pas pourquoi mes genoux commencent à plier.

Je descends. Lentement. Comme si mon corps obéissait à une force plus ancienne que ma raison. Mes genoux touchent le sol. La moquette est rêche sous ma peau. La lumière rouge danse autour de nous, mais je ne vois plus que lui — sa silhouette massive, sa bite tendue à hauteur de mon visage.

Je ne sais pas pourquoi je fais ça.

Je ne le connais pas. Il pourrait être un fou, un prédateur, un danger. Mais quelque chose en moi, quelque chose de viscéral et d'irrépressible, me pousse vers lui comme on tend un bonbon à un enfant affamé. Impossible d'y résister.

Ma main tremble quand elle se lève. Mes doigts effleurent sa peau, chaude et tendue, et je sens un frisson le parcourir. Il inspire profondément, un bruit rauque qui déchire le silence.

Je l'approche de mes lèvres.

Je ferme les yeux.

Et je le prends dans ma bouche.

Il est lourd sur ma langue, chaud, satiné. Je sens son goût, salé et intime. La lumière rouge filtre à travers mes paupières closes. Tout est obscur autour de nous, juste cette chaleur, ce poids, cette présence qui m'engloutit.

Mes doigts s'enfoncent dans ses cuisses. Ma tête bouge, lentement, comme si j'apprenais un mouvement que mon corps connaît pourtant déjà.

Il gémit. Un son bas, étouffé, qui résonne dans l'obscurité de la chambre.

Sa main se pose sur ma nuque. Pas pour forcer — pour guider. Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux, les enroulent, me tiennent à lui sans violence.

Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Je ne sais pas qui il est.

Mais je continue.

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