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Chapitre 6

last update publish date: 2026-08-09 23:50:19

Chapitre 6 

Point de vue d'Ethan

Je descends l'escalier les mains dans les poches, encore à moitié endormi. Les cheveux en bataille, un vieux t-shirt noir, le jean à peine boutonné.

La maison est calme. Ma mère est probablement dans son bureau à passer des appels. Le jardinier doit être dehors à tailler ses putains de buis. Moi, j'ai faim.

Je pousse la porte de la cuisine.

Et je reste figé.

Elle est là.

Lila.

Elle est dos à moi, penchée au-dessus de l'évier, en train de rincer des fruits. Elle porte une chemise blanche . Jupe courte, tablier noire, qui épouse ses hanches comme si elle avait été cousue sur elle. Ses cheveux sont relevés en un chignon négligé, quelques mèches tombent sur sa nuque.

Trop sexy pour être une servante.

Vraiment, trop sexy.

Mes yeux descendent. La jupe remonte un peu quand elle se penche. Je vois le galbe de ses cuisses. Le creux de ses genoux. Ses pieds nus sur le carrelage.

Merde.

Mon esprit bascule.

Je revois la nuit dernière. La lumière rouge. Ses yeux grands ouverts dans l'obscurité. Ses doigts tremblants sur ma ceinture.

La façon dont elle a pris ma bite dans sa bouche.

Sauvagement. Sans hésitation. Comme si elle l'avait fait mille fois.

Sa langue. Ses lèvres. Le bruit humide quand elle me suçait.

Putain.

Je sens ma bite se gonfler dans mon jean. Douloureusement. Rien que le fait d'y penser, rien que de la voir là, dans cette robe, je bande comme un adolescent.

Ce soir, je vais la niquer pour de vrai.

Je vais la mettre à genoux. Je vais l'attraper par les cheveux. Je vais l'enfoncer dans mon lit et elle va crier mon nom jusqu'à ce qu'elle en perde la voix.

Oui. Ce soir.

Elle se retourne soudain.

Elle me voit. Ses yeux s'écarquillent. Elle pose une main sur sa poitrine, haletante.

— Mon Dieu ! Tu m'as fait très peur ! Tu étais là depuis longtemps ?

Je sors les mains de mes poches, un sourire en coin.

— Non, je viens d'arriver.

Elle plisse les yeux.

— Oui, c'est ça.

Je me dirige vers la table. Je m'assois, je croise les bras, je la regarde.

— Je veux mon petit-déjeuner.

Elle hoche la tête, retourne aux fourneaux. Je la regarde s'affairer. Ses hanches dansent sous la robe noire. Ma bite se tend encore plus.

Elle revient avec une assiette. Des œufs brouillés, du bacon, des toasts. Elle pose le tout devant moi.

Je regarde l'assiette.

— Il manque quelque chose.

Elle me regarde.

— Quoi ?

— Du sel. Et du poivre.

Elle hausse les épaules. Elle se tourne pour repartir.

— Va te chercher le sel et le poivre toi-même.

Je la regarde, incrédule.

— Pardon ?

— T'as bien entendu, dit-elle sans se retourner.

Je me lève d'un bond. Je fais le tour de la table, je la rattrape par le bras.

— Mais t'es là pour ça, non ? Je te commande et tu exécutes.

Elle dégage son bras d'une secousse. Elle me regarde droit dans les yeux.

— J'ai été embauchée par ta mère, pas pour assouvir tes caprices de gosse de riche.

Mes doigts se crispent.

— Tu te rends compte à qui tu parles ?

— À un gamin qui n'a jamais rien fait de sa vie, répond-elle froidement. Alors va chercher ton sel et ton poivre toi-même.

Elle se tourne pour repartir.

Je l'attrape à nouveau. Je la colle contre le plan de travail.

— Mais voyons, pourquoi tu me parles comme ça ?

Elle ne recule pas. Elle soutient mon regard, les dents serrées.

— Parce que j'en ai marre des fils à maman qui pensent que tout leur est dû.

Je la regarde. Mes yeux descendent sur ses lèvres.

— Donc t'es pas bonne à faire ton travail, mais t'es bonne à sucer, c'est ça ?

Ses yeux s'enflamment. Elle se dégage violemment.

— Répète encore pour voir.

Je recule d'un pas. Je lève les mains en signe de paix.

— Non. Désolé.

Elle me regarde, surprise.

Je soupire. Je passe une main dans mes cheveux.

— S'il te plaît, dis-je doucement. Va me chercher le sel et le poivre. S'il te plaît.

Elle me regarde une seconde. Puis elle hausse les épaules, se détourne, et commence à ranger des assiettes.

— Pas maintenant.

Je reste là, planté, les bras ballants. Elle m'ignore complètement.

C'est à ce moment-là que ma mère entre dans la cuisine.

— Oh, mon fils, t'es déjà réveillé ?

Elle est impeccable. Robe de tailleur, cheveux tirés, lunettes de lecture sur le nez. Elle me regarde avec un sourire.

Je me tourne vers Lila. Puis vers ma mère.

— Oui, maman, je me suis levé tôt.

Elle s'approche, regarde Lila.

— Vous avez déjà fait connaissance, vous deux ?

— Oui, dis-je en même temps que Lila.

— Non, dit Lila en même temps que moi.

Ma mère cligne des yeux.

— Mais oui et non ? Je prends quelle réponse ?

Je m'empresse.

— Je viens juste d'arriver dans la cuisine. Je l'ai vue, donc j'ai deviné que c'était la nouvelle servante.

Ma mère lève un sourcil. Elle ne me croit pas. Mais elle décide d'ignorer.

— Eh bien, dit-elle en se tournant vers Lila, je te présente mon fils, Ethan. Ethan, voici Lila.

Lila me tend la main. Un geste froid, professionnel.

— Enchantée, dit-elle d'une voix neutre.

Je prends sa main. Je la serre. Mes doigts s'attardent une seconde de trop sur sa paume.

— Enchanté, dis-je en la regardant droit dans les yeux.

Elle retire sa main rapidement.

Ma mère les regarde l'un et l'autre, puis sourit.

— Bon, je vous laisse. J'ai une réunion.

Elle sort de la cuisine. Ses talons claquent sur le marbre puis s'éloignent.

Je retourne à table. Je m'assois. Je regarde mon assiette.

— Bon, dis-je en reprenant mes couverts, j'attends toujours mon sel et mon poivre.

Lila soupire. Elle prend la salière et la poivrière, les pose sur la table devant moi. Sans un mot.

Je salue mes œufs. Je prends une bouchée.

C'est bon. Vraiment bon.

Je la regarde. Elle est debout près de l'évier, le dos tourné.

Je sais que je devrais juste manger, la remercier, passer à autre chose. Mais je ne peux pas.

Alors je fais une mauvaise critique.

— C'est fade, dis-je.

Elle se retourne. Ses yeux lancent des éclairs.

— Pardon ?

— Fade, répété-je en haussant les épaules. La nourriture de ma mère est meilleure. 

Elle serre les poings. Je vois ses doigts blanchir.

— Ton chignon, dis-je en souriant. Il est mal fait. T'as des mèches qui tombent. Une servante bien coiffée, ça compte.

Elle s'approche de la table. Ses yeux lancent des éclairs.

— Qu'est-ce que tu veux, Ethan ?

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