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Chapitre 2

Author: dainamimboui
last update publish date: 2026-03-12 12:43:56

L’île appartient à Hugo.

Il me l’annonce comme on offre un bijou.

— Ce sera plus tranquille ici.

Plus tranquille.

Le mot me fait presque sourire.

L’hélicoptère s’éloigne et nous laisse seuls au monde. L’eau turquoise entoure la villa moderne, posée au bord d’une plage immaculée. Les grandes baies vitrées reflètent le soleil couchant. Tout est silence, luxe et isolement.

Un paradis privé.

Un territoire contrôlé.

Je retire mes lunettes de soleil et observe les lieux.

C’est somptueux.

Minimaliste.

Impeccable.

Rien n’est laissé au hasard.

Comme lui.

Hugo s’approche derrière moi, ses mains se posent naturellement sur mes hanches.

— Tu aimes ?

Sa voix est grave, presque satisfaite d’avance.

Je me tourne légèrement vers lui, incline la tête.

— C’est magnifique.

Il m’observe attentivement. Comme s’il voulait s’assurer que mon admiration est sincère.

Elle l’est.

Mais pas pour les raisons qu’il croit.

Nous entrons dans la villa. Le sol en marbre blanc reflète la lumière. L’odeur discrète du bois noble et des fleurs fraîches flotte dans l’air. La chambre principale donne directement sur l’océan.

Tout ici respire la puissance financière.

Et la solitude.

Hugo retire sa veste, la pose sur le dossier d’un fauteuil. Il me regarde comme s’il découvrait à nouveau sa propre acquisition.

Je sens son regard descendre lentement le long de ma silhouette.

Pas pressé.

Pas timide.

Il n’a jamais été timide.

Il s’approche, effleure mon bras du bout des doigts.

— Tu es encore plus belle loin des regards.

Je soutiens son regard.

— C’est le but d’une lune de miel, non ?

Un léger sourire traverse ses lèvres.

Il aime quand je réponds.

Il aime quand je ne suis pas effacée.

Mais il aime encore plus quand je cède, il m’embrasse et me pousse sur le lit ou j’écarte immédiatement mes jambes pour le laisser s’y loger, je ne trouvais pas parfaitement bon ce qui était entrain de se passer entre nous mais c’était viscéral pour la suite de mon plan. Depuis que lui et moi on se fréquente il n’a jamais été doux, il aimait lorsque c’était violent

Il me retourne violemment et plaque ma tête contre le cousin

—aah je gémis lorsqu’il met un doigt en moi, il enlève partiellement son pantalon tout en venant m’embrasser dans le cou

Hugo était très énergétique pour quelqu’un de son âge, il allait toujours à la salle et mangeait très sain, malgré ses 48 ans il restait un homme séduisant et robuste

Il me soulève complètement du lit et me plaque contre le mur, il m’embrasse le cou tout en me murmurant à l’oreille que je suis magnifique et que je suis la meilleure chose qui lui soit arrivée

Il fini par s’enfoncer en moi un seul coup, je m’accroche à ses épaules pour ne pas tomber tout en gémissant dans son oreille, je sais qu’il aime ça donc je continu de plus en plus.

—Mélanie, ma reine…. Ahhhh

—aaahhh….. aahhh je le sens accélérer à l’intérieur. Je le serre encore plus et soudain je sens qu’il grossit en moi.

—hugo…. Ahh… je suis obligé de gémir de façon aussi obscène, Hugo aimait mes femme séductrice et chaude, c’est de cette façon que j’ai réussi à l’avoir et je ne doit pas baisser ma garde, pas maintenant

Il me pénètre de plus en plus vite, il me déplace et me place sur le balcon et me met face a la mer, il recommence à me donner des coups de reins. De plus en plus vite..

—ahhh oui… je le sens … je viens… Mélanie..

Il jouit en moi d’un seul coup et se retire.

Je le regarde et il me soulève avant de m’emmener dans la salle de bain.

Les jours suivants suivent un rythme presque irréel.

Matins sur le yacht.

Déjeuners sur le pont, champagne frais et fruits découpés avec précision.

Après-midis au soleil, sur des transats immaculés.

Dîners sous les étoiles.

Hugo est généreux.

Attentif.

Dominant.

Il décide de l’itinéraire. Il choisit les plats. Il donne les ordres au personnel discret qui nous entoure.

Il contrôle tout.

Même le silence.

Le soir, lorsqu’il pose ses mains sur moi, ce n’est jamais hésitant. C’est assuré. Affirmé. Comme s’il voulait s’assurer que je comprenne bien ma place dans son univers.

Il ne demande pas.

Il prend.

Et je le laisse faire.

Parce que c’est ce qu’il attend.

Parce que c’est ce qu’une épouse parfaite ferait.

Je joue mon rôle avec précision.

Je souris au bon moment.

Je ris à ses anecdotes.

Je l’écoute parler de ses projets d’expansion, de ses investissements internationaux, de ses concurrents.

Je pose les bonnes questions.

Il apprécie mon intelligence.

Il ne s’attendait pas à ce que je comprenne si vite les enjeux économiques qu’il évoque.

— Tu aurais pu travailler dans mon entreprise, dit-il un soir en me regardant par-dessus son verre de whisky.

— Peut-être que je le ferai, réponds-je calmement.

Il plisse légèrement les yeux.

Intéressé.

Intrigué.

Mais il ne relève pas.

La nuit est douce. La brise marine soulève légèrement les rideaux blancs de la terrasse.

Je suis assise face à lui, vêtue d’une robe en soie sombre qui épouse mes formes.

Son regard s’attarde.

— Je ne regrette pas mon choix, Mélanie.

Je croise les jambes lentement.

— Moi non plus.

Encore un mensonge partiel.

Il s’approche. Se place devant moi. Glisse un doigt sous mon menton pour relever mon visage.

— Je n’aime pas qu’on me trompe.

La phrase tombe comme une pierre dans l’eau calme.

Je ne détourne pas les yeux.

— Moi non plus.

Un silence.

Lourd.

Il me fixe intensément.

Puis son expression se détend.

— Je parle en général, précise-t-il.

Bien sûr.

Je souris doucement.

Il ne sait pas.

Pas encore.

Plus tard, allongés face à l’océan noir, il évoque son fils pour la première fois.

Presque par hasard.

— Bastian n’a pas voulu venir au mariage.

Je reste immobile.

Je laisse ma respiration régulière.

— Il est occupé ?

— Université. Droit international et sciences politiques. Il travaille aussi avec moi.

Sa voix change légèrement.

Moins dure.

Plus nuancée.

— Il est brillant. Trop parfois. Il pense tout savoir.

Je perçois une pointe d’agacement.

Ou peut-être de rivalité.

— Il vit avec vous ? demandé-je d’un ton neutre.

Il hésite une fraction de seconde.

— Par intermittence.

Réponse floue.

Intentionnellement floue.

Je garde le silence.

Il reprend :

— Il n’a jamais vraiment accepté… certaines choses.

Certaines choses.

Je comprends.

Sa mère.

Le remariage.

Moi.

— Il finira par s’habituer, dis-je doucement.

Hugo m’observe.

— Peut-être.

Il ne développe pas.

Il ne me parle pas de la mort de sa femme.

Il ne parle pas du passé.

Il ne parle jamais du passé.

Ce qui m’intéresse encore plus.

Les jours passent.

Je mémorise ses habitudes.

Ses heures d’appels.

Les noms qui reviennent.

Les moments où son visage se ferme.

Je remarque qu’il sort parfois seul sur la terrasse pour répondre à des conversations qu’il ne veut pas que j’entende.

Je remarque qu’il verrouille toujours son téléphone après certains messages.

Je remarque qu’il ne dort jamais profondément.

Moi non plus.

Une nuit, alors qu’il dort à côté de moi, je me lève silencieusement.

Je traverse la chambre et observe l’océan à travers la baie vitrée.

Tout est calme.

Parfait.

Illusoire.

Je regarde mon reflet dans le verre.

Je porte son nom désormais.

Mélanie de la Sarte.

Une épouse modèle.

Une femme chanceuse.

Une réussite sociale.

Personne ne voit ce qu’il y a derrière.

Personne ne sait pourquoi je suis réellement là.

Je pose ma main sur la vitre froide.

Cette île est magnifique.

Ce mariage est parfait.

Cette lune de miel est luxueuse.

Mais rien ici n’est sentimental.

Tout est stratégique.

Même les baisers.

Même les caresses.

Même les silences.

Et quelque part, sur le continent, il y a un fils.

Un héritier.

Un obstacle potentiel.

Je ne le connais pas encore.

Mais je sens déjà que son existence ne sera pas un détail.

Je ferme les yeux un instant.

Je ne suis pas ici pour l’amour.

Je suis ici pour la vérité.

Et si je dois jouer l’épouse parfaite pour l’obtenir…

Alors je serai irréprochable.

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