LOGINPoint de vue de RachelL'air sembla se raréfier dans le couloir. J'eus l'impression que Vivenne m'avait plongé la main dans la poitrine pour me serrer le cœur jusqu'à le meurtrir. *Cérémonie de pré-union ?* Ces mots résonnaient dans mon crâne, tournant en dérision le souvenir de la caresse d'Adrian la veille. Je sentis le sang quitter mon visage ; mon assurance s'effritait comme du parchemin sec. J'ouvris la bouche, mais aucun son n'en sortit, si ce n'est un souffle rauque et saccadé.Le bras d'Adrian se raidit sous le contact de Vivenne. Il ne la regardait pas ; il avait les yeux fixés sur moi, sombres et indéchiffrables.— Vivenne, ça suffit, dit Adrian d'une voix basse, chargée d'une menace mortelle.— Oh, ne sois pas si modeste, Adrian, lança Vivenne d'un ton enjoué, son sourire narquois s'élargissant lorsqu'elle me vit vaciller. C'est une grande occasion. La meute s'attend à...— J'ai dit : ça suffit, trancha-t-il d'un ton assez cinglant pour faire couler le sang. Il fit un pas e
Point de vue de RachelL’air dans le couloir était lourd, électrisé par le frottement de nos corps et le désespoir de ce baiser. Les mains d’Adrian pesaient sur ma taille, son contact brûlant à travers le tissu de ma robe, mais je sentis un changement soudain et brutal dans sa posture. Ses muscles se raidirent, formant un mur de granit sous mes paumes.— Rachel, arrête, murmura-t-il d’une voix rauque contre mes lèvres, le souffle court.Il tenta de tendre les bras pour créer de l’espace entre nous, me repoussant vers l’ombre du couloir.— C’est une erreur. Tu dois partir. Maintenant, avant que je…— Non, rétorquai-je sèchement, le cœur battant la chamade contre mes côtes comme un oiseau pris au piège.Je ne le laisserais pas se murer à nouveau dans cette froide carapace d’Alpha. Pas après ça.— N’ose pas me repousser encore une fois, Adrian. Je ne bougerai pas d’ici.Je me jetai en avant, agrippant les revers de sa chemise pour le ramener vers moi, oubliant toute fierté dans l’ardeur
Le point de vue d’AdrianBon sang, elle était partout. Derrière mes paupières, dans l’air même que je respirais, Rachel Arestile était une fièvre impossible à évacuer. J’ai tenté de serrer les paupières pour chasser de mon esprit l’image de son sourire doux et humble ainsi que celle de son regard assuré, mais plus je luttais, plus sa présence s’imposait avec netteté. Mon cœur me trahissait, l’appelant à chaque battement lourd contre mes côtes, et mon corps se montrait encore plus indiscipliné.Ma verge, lourde et douloureuse, était rigide dans ma main ; elle palpitait d’une urgence désespérée, indigne d’un Alpha mais totalement inévitable. J’ai laissé échapper un souffle saccadé tandis que ma paume glissait, rapide et humide, le long de mon sexe. Il fallait que j’en finisse. Il fallait que je me soulage là, tout de suite, dans l’obscurité, pour ne pas céder à cette faim primitive qui me poussait à la rejoindre. Si je ne trouvais pas seul cet apaisement, je savais que je ne pourrais m’
Le point de vue de RachelL’air dans la salle de classe semblait lourd, saturé de l’odeur du vieux parchemin et de l’amertume persistante d’une trahison. Je fixais le plan de cours posé sur mon bureau ; les mots se brouillaient pour ne former qu’une tache confuse. Adrian allait l’épouser. Il allait épouser Vivienne, une femme qui voyait cette meute comme un trophée à conquérir, alors que moi, je n’étais que… quoi ? Du personnel ? Une distraction passagère ?La voix de Stella résonnait encore à mes oreilles. *Il ne te choisira jamais, Rachel.* Elle m’avait prévenue. Elle m’avait dit que ce monde dévorait les gens comme moi et, mon Dieu, j’avais l’impression d’être engloutie tout entière. Une lourdeur physique me serrait la poitrine, une pulsation douloureuse et lancinante qui surgissait chaque fois que je fermais les yeux en me rappelant la sensation de ses lèvres contre les miennes.« Mademoiselle Rachel ? Est-ce que le minuteur est lancé ? »La petite voix douce de Hannah me ramena à
Point de vue d’AdrianLes lèvres de Vivienne s’imposèrent avec une froideur brutale, une tentative désespérée de marquer un territoire qui ne lui avait jamais appartenu. Je sentis la pression acérée de ses dents contre les miennes, l’odeur saturée d’ozone de ses phéromones cherchant à étouffer le sillage vanillé de la femme que je désirais vraiment.Je n’hésitai pas. Je plaquai mes mains sur les épaules de Vivienne et la repoussai violemment. Elle ne bougea pas d’abord, ancrant ses pieds au sol grâce à sa force de louve, ses bottes crissant sur le parquet alors qu’elle luttait pour maintenir le contact. C’était une démonstration de domination pathétique. Elle tentait de planter son drapeau sur une montagne qu’elle n’avait jamais gravie.« Lâche-moi ! » rugis-je, en mettant finalement assez de poids dans ma poussée pour la faire reculer de deux pas en trébuchant.Je tournai brusquement la tête vers la cheminée, là où Rachel se tenait quelques instants plus tôt. Mon cœur se serra violem
Adrian L'air du foyer de la meute était saturé d'une odeur d'agressivité brute et de whisky bon marché. Je me tenais au milieu de la salle commune, la mâchoire serrée à en briser l'os. Deux anciens, Hagar et Vance, se tenaient bien trop près de moi, le torse bombé comme des coqs dans une basse-cour qui ne leur appartenait plus. « Tu agis avec imprudence, Adrian », cracha Hagar, l'haleine chargée de l'odeur métallique propre à sa lignée d'Alpha me frappant le visage. « Cette humaine est un fléau. Tu laisses une simple nourrice obscurcir ton jugement alors que nos frontières s'affaiblissent. » Je ne cillai pas. « Surveille ton ton, Hagar. Tu t'adresses à ton Alpha, pas à un louveteau perdu dans les bois. » « Alpha ? » Vance rit, un son rauque et irrespectueux. « Un Alpha qui passe ses nuits à traîner dans les jupons d'une humaine n'est guère un homme. Tu devrais te rappeler qui t'a installé sur ce trône, gamin. Nous pouvons tout aussi facilement... » Il ne finit pas sa phrase.
RACHELUn rayon de soleil filtrait à travers les rideaux. Je me levai lentement, essayant de m'habituer à la lumière de la pièce. Une fois mes yeux suffisamment grands pour s'habituer à la vue, une pensée me traversa l'esprit.Mon souffle se coupa tandis que les souvenirs affluaient. Mon dernier so
RACHELLeur emprise sur mon bras se resserra. J'avais l'impression que le moindre faux pas me ferait perdre l'équilibre. Leurs doigts s'enfonçaient dans ma peau.Ils me traînèrent jusqu'au bureau de M. Lockhart. Il était assis là, un sourire sinistre aux lèvres qui me fit presque me tortiller sous
ADRIANJe n'avais jamais été du genre à agir aussi imprudemment. Mais dès que j'ai reçu la notification qu'une personne avait consulté mon offre d'emploi, j'ai su que je devais l'embaucher. Alors, je lui ai donné le poste sur-le-champ. Mais pas sans avoir d'abord examiné son parcours.Mon bêta, Luc
RACHEL« Entrez. »J'ai hoché la tête lentement et l'ai suivi, mon regard parcourant la demeure. La maison affichait un style moderne mêlé à une touche victorienne. Elle était magnifique.Mais elle me mettait aussi mal à l'aise. Moderne, certes, mais aussi suffisamment inquiétante, comme ces maison







