MasukLeur séparation fut brève, pourtant la douleur qu’elle ressentait était brûlante, tranchante comme une lame fraîchement forgée. Un vide s'était installé dans sa poitrine, un creux silencieux qu'aucune pensée ne parvenait à combler. Elle n’aurait jamais cru que son absence la frapperait aussi fort, aussi vite.
Le cœur serré, elle rebroussa chemin, regagna sa chambre d’un pas pressé. L’heure tournait. Elle devait se préparer. Ce rendez-vous n’avait rien d’ordinaire : elle allait affronXavier et Daniel descendirent ensemble au salon, où les attendaient déjà Paul et Flavia, impatients de commencer le dîner.— Eh bien, les garçons ! lança Flavia avec un sourire malicieux. Vous en avez mis du temps !— Désolé, maman, répondit Xavier en souriant. Ma conversation a duré un peu plus longtemps que prévu.— Et tu discutais avec qui, comme ça ? insista-t-elle, les yeux plissés de curiosité.— Oh, mère… n’avons-nous pas un délicieux dîner à savourer ?— Tu esquives ma question, Xavier, releva-t-elle, amusée.— Pas du tout ! dit-il en s’approchant de leur fidèle gouvernante. C’est juste que les plats de nounou marguerite m’ont bien trop manqué pour qu’on les laisse refroidir !Il l’enlaça tendrement. Elle émit enfouit son visage contre le torse solide du jeune homme.— Oh, mon petit… c’est normal, après tout ce temps loin de la maison.— Et encore, tu n’imagines pas ce que j’ai dû endurer… de la
— Allô, Monsieur DELHONGI ? — Lui-même, je vous écoute. — Détective Karl à l’appareil. Vous m’aviez mandaté pour retrouver la planque de votre femme. C’est chose faite. Je viens de vous envoyer un dossier complet par mail. — Parfait. Merci, détective. Travail propre. Je vous transfère le reste de votre dû sans tarder. — Avec plaisir, Monsieur. Et si vous avez d’autres fantômes à traquer, vous savez où me trouver. — On reste en contact. Clic.À peine la conversation terminée, une voix glaciale et moqueuse fendit l’air.— Alors comme ça, tu fais filer ta femme ? Celle que t’as trompée, rabaissée, ignorée... jusqu’à ce qu’elle se barre en te balançant les papiers du divorce ? T’as pas honte, Marc ?— Est-ce que je t’ai demandé ton avis, Alicia ? Un conseil ? Une opinion ? Non. Alors la boucle. — Mais je... — Chut. Tu es plus supportable quand tu la fermes. Voire presque séduisante.
Sur la route, des pensées se bousculaient dans sa tête, l’assaillant comme une tempête. Il se demandait avec angoisse ce que son grand-père allait encore lui réserver comme punition, maintenant que le divorce avec Séraléonne avait été prononcé. Pire encore : il n’avait même pas obtenu la garde de leur fils, Matthieu.Un goût amer lui brûlait la gorge. Il voulait comprendre ce qui se tramait derrière cette histoire de testament, et surtout, savoir si la menace que son grand-père lui avait faite celle de le déshériter avait été exécutée en silence.Son cœur tambourinait sous l’effet d’une panique sourde. Il n’arrivait toujours pas à croire que sa femme son épouse docile, douce, soumise ait eu l’audace de le tenir tête. Elle était allée jusqu’à réclamer, obtenir, et célébrer ce divorce qu’elle avait si longtemps rêvé.— Elle a un amant ? se demanda-t-il, les mâchoires serrées. Il n’y avait pas d’autre explication logique à cette soudaine assurance, cette fo
Marc sentit une sueur froide lui couler dans le dos. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Comment diable son grand-père avait-il déjà eu vent de son divorce avec Seraleonne ? Il savait que c’était forcément la raison de cet appel… Et il savait aussi que s’il osait l’ignorer, il le paierait très cher. Prenant une grande inspiration, il décrocha enfin. La voix qui lui parvint à l’oreille avait la froideur d’une sentence. — Allô, grand-père ? tenta-t-il d’une voix faussement assurée. — Pauvre imbécile ! hurla Fausto, d’un ton qui fit vibrer l’oreillette. Comment as-tu pu laisser une telle honte frapper notre nom ? — Je… Je peux tout vous expliquer, grand-père… balbutia Marc, la gorge nouée. — Tais-toi, triple crétin ! Rugit Fausto. Je t’avais pourtant prévenu. Je savais que cette idiote de ta mère allait un jour pourrir notre lignée. Et ton vaurien de père, trop aveuglé pour m’écouter, s’est entêté à l’épouse
Leur séparation fut brève, pourtant la douleur qu’elle ressentait était brûlante, tranchante comme une lame fraîchement forgée. Un vide s'était installé dans sa poitrine, un creux silencieux qu'aucune pensée ne parvenait à combler. Elle n’aurait jamais cru que son absence la frapperait aussi fort, aussi vite.Le cœur serré, elle rebroussa chemin, regagna sa chambre d’un pas pressé. L’heure tournait. Elle devait se préparer. Ce rendez-vous n’avait rien d’ordinaire : elle allait affronter Marc. Son mari. Et elle savait que cette rencontre ne serait pas une promenade de santé, mais plutôt une tempête émotionnelle prête à l’ébranler jusqu’aux entrailles.Dans son appartement, elle se dirigea directement vers la salle de bain. Elle se déshabilla lentement, comme pour laisser glisser chaque couche de tension accumulée. Une fois plongée dans l’eau chaude, elle ferma les yeux, laissa le silence et la chaleur l’envelopper. Elle cherchait la paix, une force intérieure, un ca
Leur séparation fut brève, pourtant la douleur qu’elle ressentait était brûlante, tranchante comme une lame fraîchement forgée. Un vide s'était installé dans sa poitrine, un creux silencieux qu'aucune pensée ne parvenait à combler. Elle n’aurait jamais cru que son absence la frapperait aussi fort, aussi vite.Le cœur serré, elle rebroussa chemin, regagna sa chambre d’un pas pressé. L’heure tournait. Elle devait se préparer. Ce rendez-vous n’avait rien d’ordinaire : elle allait affronter Marc. Son mari. Et elle savait que cette rencontre ne serait pas une promenade de santé, mais plutôt une tempête émotionnelle prête à l’ébranler jusqu’aux entrailles.Dans son appartement, elle se dirigea directement vers la salle de bain. Elle se déshabilla lentement, comme pour laisser glisser chaque couche de tension accumulée. Une fois plongée dans l’eau chaude, elle ferma les yeux, laissa le silence et la chaleur l’envelopper. Elle cherchait la paix, une force intérieure, un ca
Elle était à genoux, le regard perdu dans le vide, le cœur en lambeaux, les larmes silencieuses roulant sur ses joues. En une fraction de seconde, elle avait tout perdu. Son emploi. Son mariage. Sa dignité, peut-être. Et même si ce mariage était un champ de ruines depuis longtemps, elle avait gar
Elle accepta, la mâchoire serrée, et il la hissa hors du camion comme une plume… ou presque. Lorsqu’elle fut enfin au sol, elle resta un moment immobile, dos à lui, visiblement en guerre avec elle-même. Puis, dans un effort presque douloureux, elle se retourna, évita son regard, et
Xavier, le cœur léger, était ravi de voir autant de joie illuminer les visages de ces petits anges. Leur excitation était contagieuse. Souriant, il leur fit une promesse :— Quand je viendrai chercher Matthieu ce soir, vous monterez tous dans le camion. Comme ça, vous verrez à quoi ça re
Après près de deux heures de route, le véhicule s'immobilisa enfin devant un grand bâtiment flambant neuf, aux murs blancs et bleus, arborant fièrement l'inscription : « Complexe Scolaire Mixter ». À peine le portail en vue, Matthieu bondit presque de son siège :— Ohhh ! Mon école ! Monsieur le







