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CHAPITRE 27 : L'INTERDICTION

Author: Déesse
last update publish date: 2026-10-01 08:15:44

Leandro

Mon père me convoque dans son bureau. Le lendemain. À midi. Je sais ce qu'il veut. Je sais ce qu'il va dire. Je sais ce qui m'attend. Mais j'y vais. Parce que je n'ai pas le choix. Parce que je suis encore son fils. Parce que je suis encore son héritier. Mais plus pour longtemps. Plus pour longtemps.

Je marche dans les couloirs de la villa. Les couloirs que je connais depuis l'enfance. Les couloirs qui m'ont vu grandir. Les couloirs qui m'ont vu souffr
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    Il me maintient d'une main, de l'autre, il déboutonne son pantalon, j'entends le bruit, le bruit du métal, le bruit de la fermeture éclair, le bruit de l'inévitable, je ferme les yeux plus fort, je serre les dents, je serre les poings, je serre tout ce que je peux serrer, je vais survivre, je vais survivre, je vais survivre, c'est ce que je me répète, c'est ce que je me dis, c'est ce que je me promets, je vais survivre, je vais survivre, je vais survivre. Il me pénètre, d'un coup, d'un seul, sans préparation, sans douceur, sans rien, la douleur est atroce, une douleur qui me déchire, une douleur qui me brûle, une douleur qui me tue, mais la poudre dans mon sang émousse tout, la poudre dans mon sang éloigne tout, la douleur est là, quelque part, au fond, mais elle est lointaine, comme si elle arrivait à quelqu'un d'autre, comme si elle arrivait à une autre, comme si elle arrivait à une fille que je ne connais pas, une fille que je ne suis pas, une fille qui n'existe pas. Il bouge, i

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    ZairaJe ne bouge plus, je ne peux plus bouger, mon corps ne m'obéit plus, mes jambes tremblent, mes bras sont lourds, ma tête tourne, je vais tomber, je vais m'évanouir, je vais mourir, je le sens, je le sais, c'est la fin, c'est la fin de tout, c'est la fin de moi.Je ne sais pas ce qui s'est passé, je ne sais pas ce qu'il m'a fait, je ne sais pas ce qu'il y avait dans ce verre, j'ai bu, une gorgée, deux gorgées, il me l'a demandé, il me l'a demandé avec cette voix douce, cette voix de père, cette voix qui ne ressemblait pas à la sienne, et j'ai bu, parce que je ne savais pas dire non, parce que je ne savais pas partir, parce que je ne savais pas encore que je suis tombée dans un piège, et maintenant, tout est flou, tout est lent, tout est lourd, les murs bougent, le sol tangue, les lumières dansent, je suis dans un rêve, un mauvais rêve, un cauchemar dont je ne peux pas me réveiller, je voudrais crier, je voudrais hurler, je voudrais appeler à l'aide, mais ma voix ne sort pas, ma g

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    OttavianoElle ne bouge pas, elle me regarde, ses yeux noirs sont pleins de larmes, des larmes qu'elle retient, des larmes qu'elle ne veut pas laisser couler, des larmes qui me plaisent, j'aime les larmes, j'aime les larmes retenues, j'aime les larmes qui ne tombent pas, j'aime les gens qui souffrent en silence, j'aime les gens qui essaient de ne pas craquer, j'aime les gens qui se croient forts, parce que c'est ceux-là qui craquent le plus fort, c'est ceux-là qui s'effondrent le plus vite, c'est ceux-là qui hurlent le plus fort quand on les brise, la dernière fois, elle ne pleurait pas, la dernière fois, elle souriait, la dernière fois, elle était heureuse, ce soir, elle pleure, ce soir, elle a peur, ce soir, elle sait.— J'ai dit : enlevez votre manteau.Elle ne bouge pas, elle tremble, de la tête aux pieds, comme une feuille, comme une feuille morte, comme une feuille qui va tomber, je pose ma main sur son épaule, je la serre, je la pousse, elle recule, son dos frappe le mur, un br

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