Beranda / Romance / ET SI CASANOVA ÉTAIT UNE FEMME ? / Chapitre 121 : La Plus Belle Conquête

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Chapitre 121 : La Plus Belle Conquête

Penulis: Darkness
last update Tanggal publikasi: 2026-08-01 18:27:17

Quand elle la dépose dans mes bras, minuscule, fripée, couverte de sang et de larmes, je fonds en pleurs. Moi, Giulia Farnese, qui ai traversé les enfers sans jamais m'effondrer, je pleure comme une enfant devant ce petit être qui respire pour la première fois.

Lorenzo entre, s'approche du lit, contemple sa fille avec des yeux émerveillés.

— Aurora, murmure-t-il. Aurora, ma fille. Ma petite aube.

Il pose sa main sur la tête minuscule, et je vois ses yeux se remplir de larmes à leur tour.

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  • ET SI CASANOVA ÉTAIT UNE FEMME ?    Chapitre 121 : La Plus Belle Conquête

    Quand elle la dépose dans mes bras, minuscule, fripée, couverte de sang et de larmes, je fonds en pleurs. Moi, Giulia Farnese, qui ai traversé les enfers sans jamais m'effondrer, je pleure comme une enfant devant ce petit être qui respire pour la première fois.Lorenzo entre, s'approche du lit, contemple sa fille avec des yeux émerveillés.— Aurora, murmure-t-il. Aurora, ma fille. Ma petite aube.Il pose sa main sur la tête minuscule, et je vois ses yeux se remplir de larmes à leur tour.— Merci, dit-il d'une voix étranglée. Merci, Giulia.— De quoi ?— De tout. De m'avoir choisi. De m'avoir aimé. De m'avoir donné cette enfant.Je prends sa main, la serre fort.— C'est toi qui m'as donné la plus belle chose, Lorenzo. Toi qui m'as appris à aimer. Cette enfant est le fruit de cet apprentissage.Nous restons ainsi, tous les trois, dans la chambre éclairée par les chandelles, tandis que l'orage s'éloigne et que l'aube se lève sur Rome. Aurora dort contre ma poitrine, paisible, confiante,

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    GiuliaLe médecin est formel. Cela fait trois mois que je le sais, mais j'avais peur de le croire. Trois mois que je cache mes nausées matinales, que je dissimule mon ventre sous des châles amples, que je repousse le moment de l'annoncer.Ce soir, je ne peux plus repousser.Lorenzo rentre tard du chantier, les vêtements couverts de poussière de marbre, les doigts noircis par le fusain. Il se lave les mains dans la bassine de cuivre, m'embrasse sur le front, se laisse tomber sur le banc devant la cheminée.— La coupole avance. Encore six mois, peut-être sept, et elle sera terminée.— Je suis fière de toi.Il me regarde, fronce les sourcils.— Quelque chose ne va pas ? Tu es pâle.— Je ne suis pas pâle. Je suis...Je m'interromps. Les mots ne viennent pas. J'ai affronté des cardinaux, des conspirateurs, un marquis masqué. Mais annoncer cela à l'homme que j'aime est la chose la plus terrifiante que j'aie jamais eu à faire.— Giulia ?Je m'approche, prends ses mains, les pose sur mon vent

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    GiuliaDix ans ont passé.La gondole glisse sur le Grand Canal, fendant l'eau verte et huileuse qui reflète les façades des palais comme un miroir déformant. Venise n'a pas changé. Toujours aussi belle, aussi décadente, aussi fragile. Une ville qui flotte sur l'eau et sur les mensonges, comme j'ai flotté si longtemps sur les miens.Lorenzo est assis à côté de moi, la main posée sur la mienne. Il a des fils d'argent dans les cheveux maintenant, des rides au coin des yeux, des épaules un peu plus voûtées par les années passées sur les échafaudages. Mais son sourire est le même, et ses yeux verts n'ont rien perdu de leur éclat.— Tu es nerveuse ? demande-t-il.— Un peu. Cela fait longtemps.— Dix ans. Il a dû changer.— Nous avons tous changé.La gondole accoste devant un petit palais rose et blanc, niché entre deux bâtisses plus imposantes. La façade est sobre, élégante, avec des fenêtres à ogives et un balcon de fer forgé où grimpent des glycines en fleurs.C'est Alessandro qui nous a

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    GiuliaRome, six mois plus tard.La lettre est arrivée hier soir, portée par un messager aux armes du Vatican. Une convocation officielle du nouveau Cardinal secrétaire, successeur de della Rovere, qui me propose de revenir dans le monde, de reprendre ma place dans les salons, d'être l'ornement que j'ai toujours été.Ce matin, je la brûle dans la cheminée de notre petite maison du Trastevere.— Tu es sûre ? demande Lorenzo depuis la table où il travaille sur ses plans. C'était une offre généreuse. Le Vatican te rouvrait ses portes.Je regarde le papier se consumer, les flammes dévorer les mots, réduire en cendres les derniers vestiges de mon ancienne vie.— Sûre. Je ne retournerai pas dans ce monde. Je ne porterai plus ces masques. Je ne danserai plus pour des cardinaux lubriques.Je me tourne vers lui. Il est penché sur un grand dessin à la plume, les cheveux en bataille, les doigts tachés d'encre, les sourcils froncés par la concentration. La cicatrice sur sa poitrine est encore vis

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  • ET SI CASANOVA ÉTAIT UNE FEMME ?    Chapitre 116: L'Affrontement Final

    Il sort une épée de sous son manteau. La lame luit dans la lumière des cierges, fine, aiguisée, mortelle.— Mais d'abord, je vais tuer votre mari. L'amour légitime, l'union bénie, le lien sacré que vous avez souillé. Ce sera ma première offrande à la mémoire d'Isabella.— Non !Giulia se jette en avant, mais Alessandro la retient.— Reste en arrière, dit-il d'une voix tendue. C'est à moi qu'il en veut.— C'est à moi qu'il en veut ! C'est ma faute, c'est mon passé, c'est...— Tais-toi, Giulia.Alessandro dégaine son épée. Les deux hommes se font face, les lames levées, les regards verrouillés.— Vous ne la toucherez pas, dit Alessandro.— Je n'ai jamais eu l'intention de la toucher. C'est vous que je veux tuer.Ils s'élancent l'un vers l'autre. L'acier rencontre l'acier dans un fracas qui résonne sous la voûte de pierre. Les coups pleuvent, rapides, précis, féroces. Le Marquis est un excellent escrimeur, meilleur peut-être qu'Alessandro. Son bras est plus long, ses attaques plus variée

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    Giulia FerrelliL'aube peine à percer à travers les lourds rideaux de mes appartements, mais mon esprit est déjà en éveil, parcouru par les rémanences de la nuit passée. Le souvenir de Lorenzo est encore vif, brûlant, s’insinuant dans chaque recoin de mes pensées, me laissant à la fois enfiévrée et

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    Giulia FerrelliLe soleil peine à percer la brume épaisse qui enveloppe la cité. J’ouvre les yeux sur un ciel grisâtre, et déjà, la lourdeur du jour pèse sur mes épaules comme une armure trop lourde. Cette sensation familière, ce mélange d’angoisse sourde et de vigilance extrême qui m’accompagne ch

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    Giulia FerrelliLe matin s’étire lentement, étouffé par la lourdeur d’une atmosphère électrique. Je me tiens devant la grande fenêtre de ma chambre, observant la cour du palais Ferrelli s’animer, comme une fourmilière prise dans un rituel immuable. Les serviteurs, impeccables dans leur discipline,

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