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Chapitre 3 - Mon nouveau boss

Author: Mr. Rams
last update publish date: 2026-07-20 16:15:43

Giselle Saavedra

Je me suis réveillée tôt le lendemain pour me préparer à me rendre au groupe Johnson, car c'était tout simplement l'entreprise la plus célèbre et la plus riche du pays. Je portais une robe formelle couleur crème arrivant aux genoux, associée à un blazer noir.

J'ai laissé mes longs cheveux raides détachés, j'ai mis du parfum et j'ai conduit rapidement. Mieux valait arriver en avance là-bas que d'être coincée dans les embouteillages.

J'ai levé les yeux vers le bâtiment de vingt-huit étages. Son immense enseigne brillait comme de l'or : Johnson Group of Companies. C'était ici. J'ai pris une grande inspiration avant d'entrer.

En attendant dans le hall, je me demandais quel cadre de l'entreprise allait être mon patron. J'espérais qu'il ne ressemblerait pas à M. Sanchez, qui se laisse si facilement duper. J'ai froncé les sourcils en y repensant.

Il ne fallait pas que je laisse cela gâcher mon humeur. J'ai caressé mon ventre. Heureusement, je n'avais pas de nausées matinales, on aurait dit que le bébé coopérait.

Un bébé ?

Waouh.

Cela faisait un effet étrange de se dire que j'allais bientôt appeler quelqu'un "mon enfant". J'ai soudain souri.

Quel pouvait bien être son sexe ? Un garçon ou une fille ?

Si c'était un garçon, est-ce qu'il ressemblerait à cet homme ?

Mon visage est immédiatement devenu écarlate, car même un mois plus tard, j'avais l'impression de ressentir encore la force avec laquelle il m'avait baisée cette nuit-là.

La façon dont il avait enfoncé sa verge au fond de mon antre étroit. J'avais l'impression que la serrure de mon intimité ne s'était jamais remise de cette étanchéité.

Il faut dire qu'il était si grand... Ah ! Zut ! Pourquoi je pense à des choses pareilles en ce moment ?

Je me suis essuyé le front, qui était perlé de sueur. C'est agaçant, pourquoi est-ce que je ne peux pas m'empêcher de penser à cet homme !

“Mademoiselle Saavedra ? Par ici s'il vous plaît,” a déclaré une femme.

Je me suis levée d'un bond par surprise avant de hocher la tête. “Mademoiselle Lorie ?” ai-je dit.

Elle a souri et a acquiescé : “Oui, je suis Lorie Santos, la responsable des ressources humaines. Désolée pour l'attente, j'attendais que M. Johnson arrive.”

“M-M. Johnson ?”

Elle a hoché la tête de nouveau : “Vous allez être la nouvelle assistante de direction de Jake Johnson, notre président et PDG actuel. Son père, Sir Jerry, a pris sa retraite.”

J'ai sursauté. Je n'aurais jamais imaginé que mon propre patron serait le fils de l'homme le plus riche du monde.

Eh bien, je n'avais encore jamais vu ce Jake car aucune photo de lui n'était disponible en ligne, mais Jerry Johnson m'était familier car il aidait souvent le pays sur le plan financier.

La famille Johnson possédait pratiquement les plus grandes entreprises, qu'il s'agisse de transports, de centres commerciaux, d'hôpitaux et bien d'autres choses encore. D'après les dernières nouvelles à la télévision, leur valeur nette estimée était de près de 500 milliards de dollars.

J'étais un peu nerveuse à l'idée de ne pas être à la hauteur du travail, surtout dans ma situation, mais c'était une trop belle opportunité pour la refuser, d'autant plus que l'offre triplait presque mon ancien salaire.

Pendant que nous marchions dans le couloir avec Mademoiselle Lorie, elle m'a prévenue qu'il fallait toujours être alerte et prudente. Aucune erreur n'était tolérée ici, dès qu'une tâche était mal faite, la personne était immédiatement renvoyée de l'entreprise.

Je me suis arrêtée de marcher. Mademoiselle Lorie a souri et a révélé qu'en réalité, j'étais la seule candidate retenue parmi près d'un millier de postulants. Elle avait donc une grande confiance en ma capacité à réussir ce travail.

“Mademoiselle Lorie...”

J'allais ajouter quelque chose, mais nous nous sommes arrêtées devant un ascenseur. Mademoiselle Lorie s'est tourné vers moi en appuyant sur le bouton : “Tout le 28e étage est le bureau de Sir Jake.”

J'ai hoché la tête en attendant que la porte se ferme. Je ne savais pas pourquoi mon cœur battait à tout rompre de nervosité.

Détends-toi.

Je suis déjà embauchée, non ?

Il ne s'agit donc que d'une formalité pour faire la connaissance de mon nouveau patron.

Quand l'ascenseur s'est ouvert, une réceptionniste se trouvait là. Elle a souri : “Vous pouvez entrer.”

J'ai souri et j'ai frappé à la porte. “Entrez,” ai-je entendu dire un homme.

J'ai compté jusqu'à trois avant d'ouvrir la porte et de pénétrer à l'intérieur. Je l'ai refermée avec précaution avant de lever les yeux vers l'homme assis au milieu du bureau spacieux.

J'ai lâché mon sac de surprise. J'ai cligné des yeux à plusieurs reprises. Suis-je en train de rêver ?

Attends, c'est peut-être juste un sosie.

J'ai reculé d'un pas quand l'homme s'est levé et s'est mis à marcher vers moi. Il était si grand. Je lui arrivais à peine à la poitrine.

“Alors, on se retrouvera,” a-t-il prononcé.

Merde !

Merde, merde !

C'est bien lui !

L'homme qui m'avait déflorée !

Le père de mon bébé !

Mon bébé ?

Est-ce que je devais lui dire que j'étais enceinte ?

Que nous allions avoir un enfant ?

Certainement pas !

“S-Sir ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? C'est la première fois qu'on se voit.”

J'ai fait de mon mieux pour garder un air sérieux. Son front s'est légèrement fronçé et il a eu l'air surpris, mais je m'en fichais. Je ne voulais plus revivre cette nuit-là.

Il a esquissé un léger sourire et a hoché la tête : “Si tu le dis.”

Il a désigné du doigt un petit cubicule sur le côté : “Ce sera ton espace de travail.”

Quoi ?

Sérieusement ? J'avais envie de crier. Pourquoi mon bureau était-il installé directement à l'intérieur de son bureau !

J'ai hoché la tête : “D'accord, Sir.”

Il est retourné à son propre bureau avant de me regarder à nouveau. J'ai avalé ma salive avec difficulté.

Il est tellement beau !

Mon regard a glissé le long de son corps jusqu'à atteindre son pantalon. Il y avait comme une bosse prononcée à cet endroit.

Une bosse ?

C'est ce truc dur...

Tais-toi, Giselle !

C'est bien à cause de ça que tu es enceinte !

Je me suis réprimandée intérieurement.

“Jenna sera celle qui t'orientera,” a-t-il repris.

Je n'ai pas pu m'empêcher de poser la question : “Sir, est-ce que mon poste de travail est vraiment ici ? Je pourrais tout aussi bien m'installer à côté de Jenna.”

Il m'a toisée à nouveau, de la tête aux pieds en réalité. Je me suis sentie un peu gênée. Qu'est-ce qu'il y avait dans son regard pour me faire fondre ainsi ?

“Tu n'as pas envie qu'on soit ensemble ici ?” a-t-il demandé, ce qui m'a prise au dépourvu. Il s'est approché rapidement de moi et m'a pris le menton.

J'ai porté une main à ma tête avant de prendre une profonde inspiration : “Sir...”

“Tu ne te souviens vraiment pas de moi ? C'était pourtant hier soir, pour ainsi dire. Je sens encore la façon dont...” il s'est mordu la lèvre.

“Attendez ! M. Johnson. Arrêtez. S'il vous plaît. Quoi qu'il se soit passé, oublions ça, d'accord ? Je veux dire, j'étais vraiment ivre ce soir-là et j'avais énormément de problèmes. S'il s'est passé quelque chose, faisons comme si c'était un rêve ou qu'il ne s'est absolument rien passé entre nous. Je veux juste travailler. J'ai besoin de ce travail,” ai-je dit d'un ton sérieux.

Il a eu l'air interloqué et a relâché mon menton. Il a secoué la tête : “D'accord.” Puis il a appuyé sur les boutons de son téléphone.

“J'ai besoin de personnel ici.”

Pas cinq minutes plus tard, cinq employés de sexe masculin sont arrivés.

“Veuillez déplacer la table de Giselle à l'extérieur,” a-t-il ordonné.

J'ai poussé un grand soupir de soulagement. “Merci, M. Johnson.”

Son visage est redevenu grave, comme si toute la folie qu'il avait en tête venait de s'évanouir. Il n'a plus rien dit, alors je suis sortie. Au moment de jeter un dernier regard en arrière, j'ai vu qu'il me fixait de nouveau, mais je me suis empressée de fermer la porte.

Est-ce que j'avais pris la bonne décision en acceptant de travailler ici ?

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