Share

Chapitre 5

last update Last Updated: 2025-11-26 01:06:15

CHAPITRE 5

Il me soulève, mes jambes s'enroulant instinctivement autour de sa taille, et me porte hors de la cuisine. Nous montons un escalier en pierre, nos bouches ne se séparant jamais, nos mains explorant frénétiquement.

Il pousse une porte avec son épaule, et nous entrons dans une chambre baignée de lumière dorée. Un grand lit à baldaquin trône au centre, recouvert de draps blancs immaculés.

Matthieu me dépose doucement sur le lit, se reculant un instant pour me regarder. Ma robe est ouverte, révélant ma lingerie de la dentelle noire que j'ai choisie ce matin en pensant exactement à ce moment.

— Mon Dieu, souffle-t-il. Tu es... parfaite.

Il retire sa chemise d'un geste fluide, et c'est à mon tour de rester bouche bée. Son torse est sculpté, chaque muscle défini. Les quelques cicatrices de cuisine ne font qu'ajouter à son charme.

Il se penche sur moi, son corps couvrant le mien, et la sensation de sa peau contre la mienne est électrisante.

— J'ai attendu ça depuis le premier instant, murmure-t-il contre mes lèvres. Depuis que je t'ai vue à ta fenêtre, avec cette expression surprise et intéressée. Je savais. Je savais que tu serais à moi.

— Présomptueux, je murmure, mais ma voix tremble.

— Peut-être. Mais j'avais raison, non ?

Sa bouche descend le long de mon corps, laissant une traînée de feu. Chaque baiser est une promesse, chaque caresse une révélation.

— Dis-moi que tu me veux, ordonne-t-il, ses yeux sombres plantés dans les miens. Dis-le.

— Je te veux. Tellement.

Son sourire est triomphant, prédateur.

— Bien. Parce que maintenant que je t'ai ici, je ne compte pas te laisser partir de sitôt.

Et il tient parole.

Sa bouche descend le long de mon corps, chaque baiser une étincelle, chaque caresse une révélation. Il prend son temps, comme s’il voulait savourer chaque centimètre de mon , comme s’il voulait me goûter, me sentir Ses lèvres effleurent ma peau, douces et insistantes, laissant derrière moi une traînée de feu. Ses mains ne sont jamais loin, explorant, caressant, possessives mais tendres.

Son sourire est triomphant, prédateur. 

 Ses lèvres redescendent, traçant un chemin de feu vers ma chatte , sa langue experte me faisant gémir. Ses doigts s’enfoncent dans mon cul serré, me préparant, me faisant cambrer sous ses touches habiles. Je sens chaque mouvement, chaque pression, comme une promesse de ce qui va venir.

Il se positionne, son engin dur et pulsant contre mon entrée, et d’un coup, il pénètre, me remplissant entièrement. Je gémis , mon corps s’ajustant à lui, l’accueillant avec une avidité que je ne peut plus cacher. Nos corps se meuvent en rythme, la sueur perlant sur notre peaux, nos gémissements remplissant la pièce.

Il me prend comme s’il voulait me marquer, chaque coup de reins profond et sauvage, mais pourtant, il y a une tendresse dans la façon dont il murmure mon nom, dont il embrasse mon cou, mes seins, comme s’il voulait graver chaque centimètre de moi dans sa mémoire. Je sens son désir, sa passion, mais aussi son amour, son besoin de me posséder, de me protéger, de me chérir.

L’orgasme m'explose, un cri déchirant mes lèvres, et il suit, son sperme chaud me remplissant, nous laissant tous deux tremblants, enlacés. 

Dans l’après, il me serre contre lui, son souffle chaud dans mes cheveux. 

— Tu es à moi, murmure-t-il, plus une constatation qu’une question.

Et dans ce moment, je réalise que je veux pas être ailleurs. Pas avec quelqu’un d’autre. Pas sans lui. La lumière dorée caresse nos corps enlacés, et je ferme les yeux, savourant le poids de ses mots, le poids de son corps, le poids de ce moment qui restera gravé en moi , bien après que nos peaux auront cessé de se toucher.

Des heures plus tard, nous sommes enchevêtrés dans les draps, nos corps luisants de sueur, nos respirations encore saccadées. La lumière de l'après-midi filtre à travers les rideaux, baignant tout d'une lueur dorée.

Matthieu trace des motifs paresseux sur mon dos nu, son autre bras m'enlaçant possessivement.

— Reste, murmure-t-il contre mes cheveux. Ce soir. Cette nuit. Demain.

— J'ai du travail lundi...

— Appelle malade. Reste avec moi. Laisse-moi te cuisiner tous les repas. Te faire l'amour dans chaque pièce de cette maison.

Je me redresse sur un coude pour le regarder. Il y a quelque chose de vulnérable dans ses yeux, quelque chose qui contraste avec son assurance habituelle.

— Qu'est-ce qu'on fait, Matthieu ? Qu'est-ce que c'est, entre nous ?

Il réfléchit un moment, sa main remontant pour écarter une mèche de cheveux de mon visage.

— Honnêtement ? Je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que je n'ai jamais ressenti ça avant. Cette... nécessité. Cette urgence. Tu es entrée dans ma vie il y a deux jours, et j'ai l'impression que tout a changé.

— C'est fou.

— Complètement fou, acquiesce-t-il. Mais je m'en fiche. Reste. S'il te plaît.

Comment résister à ça ? À lui ? À cette intensité qui me consume ?

— D'accord. Je reste.

Son sourire illumine tout son visage. Il m'attire contre lui, m'embrassant profondément.

— Tu ne le regretteras pas. Je te le promets.

Et allongée là, dans ses bras, dans cette maison pleine d'histoire et de souvenirs, je choisis de le croire.

Même si une petite voix dans ma tête me murmure que je suis en train de tomber beaucoup trop vite, beaucoup trop fort.

Même si l'avertissement d'Anaïs résonne encore dans mon esprit.

Pour l'instant, dans ce moment parfait, je choisis simplement de ressentir.

Le reste, on verra bien.

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie _FINAL

    Chapitre 41 : Les Premiers Pas Le point de vue de ClaudeLe cabinet du Dr. Armand se trouvait au troisième étage d’un vieil immeuble en pierre, loin des tours de verre de mon ancien monde. L’ascenseur sentait la cire et le temps. J’étais en avance. Je suis resté planté dans le couloir silencieux, à fixer la plaque dorée sur la porte, mon cœur battant comme si j’allais affronter un tribunal. En un sens, c’était le cas. Le tribunal de ma propre conscience.La salle d’attente était petite, chaleureuse, avec des livres anciens et un fauteuil profond en cuir usé. Pas de magazines clinquants. Pas de musique d’ascenseur. Juste le tic-tac solennel d’une horloge et le poids du silence.« Monsieur Martin ? »Le Dr. Armand était un homme d’une soixantaine d’années, aux yeux calmes derrière des lunettes fines. Il ne m’a pas tendu la main avec un sourire commercial. Il a simplement incliné la tête et m’a fait signe d’entrer.Le fauteuil face au sien était moelleux, enveloppant. Une invitation à

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie 40

    Chapitre 40 : Le Chemin de Cendres Le point de vue de BellaQUELQUES SEMAINES PLUS TARD Les jours qui ont suivi la découverte ont été un blanc. Un paysage lunaire de douleur pure où le temps n’avait plus de sens. Je fonctionnais en automate : changer les serrures, consulter un avocat, signer des papiers dont les mots glissaient sur moi sans pénétrer. La rage et les larmes avaient laissé place à un froid intérieur, une fatigue des os.Puis, le silence de Claude a commencé à peser autrement. Pas son silence à lui – il avait tenté d’appeler, une fois, depuis un numéro inconnu. J’avais laissé sonner. Non, c’était le silence des autres. Thomas, son associé, a fini par m’appeler, la voix embarrassée. Pas pour prendre parti. Pour m’informer, avec une gêne palpable, que Claude avait commis une erreur professionnelle catastrophique. Qu’il avait été mis en congé. Qu’il… ne semblait pas bien.« Il ne vient plus au bureau, Bella. Et quand il y est, ce n’est plus lui. »Je n’ai rien répondu. J’a

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie 39

    Chapitre 39 : L'Effondrement Le point de vue de ClaudeLa nuit a été un long tunnel de froid et de vide. J'ai marché sans but, les pavés glacés martelant mes semelles fines, le vent traversant ma chemise comme si je n'étais déjà plus qu'un fantôme. Pas de portefeuille. Pas de téléphone. Rien dans les poches à part les clés du duplex de Rosy, un objet métallique qui me brûlait la peau. Je les ai jetées dans un caniveau, le cliquetis a été englouti par le silence.L'hôtel « L'Étape », une façade décrépie près de la gare de marchandises. La lumière néon clignotante a souligné la moquette tachée et l'odeur de renfermé. J'ai payé la nuit avec les derniers billets froissés que j'avais oubliés dans une poche de mon pantalon. La chambre était une cellule : un lit dur, une télé cathodique, une fenêtre sale donnant sur un mur de brique.Je me suis effondré sur le lit, sans même enlever mes chaussures. Le sommeil n'est pas venu. Juste un tourbillon d'images : le visage décomposé de Bella. Les é

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie 38

    Chapitre 38 : L'Appel Nocturne Le point de vue de RosyLe sommeil était une mer calme et noire, le genre de sommeil profond des conquérants satisfaits. L’appartement était silencieux, seulement habité par le souvenir de la soirée, de la daube, du vin, de son corps contre le mien. Je souriais dans mon sommeil, les draps neufs enveloppant ma victoire.Puis le téléphone a déchiré le silence.Le son, strident et insistant dans le noir, m’a arrachée à mes rêves. J’ai grogné, une main tâtonnant sur la table de nuit, cherchant l’écran lumineux. 3h17. Une heure de fantôme.C’était lui.Une bouffée d’irritation d’abord. Il pouvait être possessif, mais jamais à ce point. Jamais à cette heure. Puis, une seconde plus tard, un petit frisson d’excitation. Peut-être qu’il ne pouvait pas dormir. Peut-être qu’il était obsédé, qu’il avait besoin de moi maintenant, tout de suite, au milieu de la nuit. L’idée était puissante.J’ai glissé mon doigt sur l’écran, la voix encore pleine de sommeil.« Allô ?

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie 37

    Chapitre 37 : Les Décombres Le point de vue de BellaLe claquement de la porte a résonné dans la maison vide comme un coup de canon. Puis le silence est tombé. Un silence plus lourd, plus épais que tous ceux qui l’avaient précédé. Un silence peuplé de fantômes.Je suis restée debout au milieu du hall, tremblant de tous mes membres, les poings encore serrés, la joue mouillée de larmes que je ne sentais même pas couler. L’adrénaline de la colère, de la violence, s’est retirée d’un coup, me laissant vidée, légère et pourtant écrasée par un poids immense.Puis le choc a cédé la place à la douleur.Elle est arrivée par vagues, montant de mon ventre, serrant ma poitrine à m’en étouffer. Une douleur si aiguë, si totale, que j’ai dû m’accrocher à la rampe de l’escalier pour ne pas m’effondrer. Ce n’était pas une métaphore. Mon cœur, mon vrai cœur physique, semblait se tordre, se déchirer sous mes côtes.Je l’ai vu partir. J’ai vu son dos, courbé, traverser la porte. L’homme de ma vie. L’amo

  • FAIS-MOI JOUIR    La petite sœur de ma chérie 36

    Chapitre 36 : L’Abîme Le point de vue de BellaLe monde s’est réduit à la lumière bleutée de l’écran dans mes mains. Le froid du métal et du verre a pénétré mes paumes, mais c’était une brûlure de glace comparée à ce qui a suivi.Les mots ont dansé devant mes yeux, puis se sont fixés, nets, cruels, dans un ordre qui a défait l’univers.Rosy : " Merci pour la soirée, mon amour. C’était parfait. La daube, le vin… et toi. Je t’aime. À bientôt dans NOTRE nid. "Chaque syllabe a été un coup de marteau.Rosy.Mon sang s’est figé dans mes veines. Le nom, familier, doux, celui de ma sœur, collé à des mots d’amant. Mon amour. Je t’aime. NOTRE nid.La daube. L’odeur imperceptible qui flottait sur lui. Je l’avais mise sur le compte d’un restaurant. C’était elle. Elle avait cuisiné pour lui.Ce soir. Il était avec elle. Pas en réunion. Pas à régler un dossier. Avec Rosy. Ma Rosy.Et puis le puzzle s’est assemblé avec une violence qui m’a arraché un son, un gémissement d’animal blessé. La carte

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status