MasukAlexander Blackwood est tout ce que le monde admire : un jeune PDG milliardaire, brillant, charismatique, respecté. Mais derrière l’image parfaite se cache un homme brisé, père célibataire d’une petite fille de trois ans, Lina, qu’il élève seul depuis la mort de sa femme. Son cœur est verrouillé, son quotidien réglé, ses émotions soigneusement maîtrisées. Élise, elle, mène une vie simple. Douce, discrète, profondément humaine, elle avance sans faire de bruit, entourée de sa meilleure amie Camille. Elle ne croit pas aux contes de fées ni aux hommes inaccessibles. Elle croit aux choses vraies… même si elle a appris à se protéger. Une nuit, dans une boîte de nuit, leurs regards se croisent. Une attirance fulgurante, instinctive. Une nuit hors du temps. Puis le silence. Ils se quittent sans promesse, persuadés que cette parenthèse restera sans lendemain. Jusqu’au jour où Alexander cherche une babysitter vivant chez lui pour s’occuper de sa fille. Et que la porte s’ouvre sur Élise. Le choc est brutal. Les souvenirs brûlants. Les regards lourds de non-dits. Ils jurent de rester professionnels. De garder leurs distances. Mais la proximité quotidienne, les gestes anodins, ravivent ce qu’ils refusent de nommer. Un premier baiser, trop tôt, trop intense, les fait reculer. La gêne s’installe. La distance aussi. Pourtant, entre eux, le désir et l’attachement grandissent. Baisers furtifs, jalousies silencieuses, gestes protecteurs jamais expliqués… Ils se mentent en parlant d’attirance, refusant de reconnaître l’évidence. Au milieu du chaos, alors que des personnes extérieures tentent de briser leur équilibre — une ex ambitieuse, des enjeux professionnels, des manipulations — Alexander comprend enfin : ce qu’il ressent n’est pas une faiblesse. C’est de l’amour. Alors Alexander devra choisir : continuer à se cacher… ou aimer sans retenue.
Lihat lebih banyakElise
Je n’avais pas envie de sortir.
Ce n’était pas une question de fatigue, ni même d’humeur. Juste cette sensation familière, presque rassurante, de préférer le calme à l’agitation, le silence aux lumières trop vives. J’étais bien chez moi. Pieds nus sur le carrelage froid, cheveux encore humides après la douche, un t-shirt trop large qui sentait la lessive.
Camille, elle, n’entendait jamais ce genre d’argument.
— Élise, tu ne peux pas refuser encore. Ça fait trois semaines que tu me dis non.
Sa voix résonnait depuis le salon pendant que je fouillais distraitement dans mon placard. Je savais déjà que j’avais perdu. Avec Camille, c’était toujours comme ça : elle insistait sans hausser le ton, sans forcer, mais avec une détermination tranquille qui finissait toujours par me faire céder.
— Je n’ai rien à me mettre, répondis-je, tentative désespérée.
— Mensonge classique. Mets une robe noire. Tu en as au moins cinq.
Je soupirai en souriant malgré moi. Elle me connaissait trop bien.
J’attrapai la robe la plus simple. Pas moulante, pas provocante. Juste… moi. Devant le miroir, je pris le temps de m’observer. Brune, traits doux, regard souvent plus expressif que je ne l’aurais voulu. Je n’étais pas le genre de femme qui cherchait à attirer les regards. Et pourtant, ils venaient parfois sans que je sache pourquoi.
— Tu es très belle, lança Camille depuis l’encadrement de la porte.
— Ce n’est pas un concours, répondis-je en haussant les épaules.
— Justement. C’est pour ça.
Nous quittâmes l’appartement peu après. Dans la rue, l’air était frais, presque piquant. Camille marchait vite, enthousiaste, déjà plongée dans l’idée de la soirée. Moi, je me laissais porter. J’aimais sa présence. Elle parlait assez pour deux, ce qui me permettait de rester dans mes pensées.
Je n’attendais rien de cette sortie. Pas de rencontre. Pas de surprise. Juste un verre, peut-être deux, de la musique trop forte, et le plaisir simple d’être avec ma meilleure amie.
La boîte de nuit brillait au bout de la rue, façade illuminée, musique sourde qui vibrait jusque sur le trottoir. À l’intérieur, tout était mouvement. Corps serrés, rires éclatants, parfums mêlés. Les basses faisaient vibrer ma poitrine tandis que les lumières colorées découpaient les silhouettes.
Camille m’attrapa la main.
— Un verre d’abord.
Au bar, je m’adossai légèrement, observant autour de moi sans vraiment regarder. Des groupes d’amis. Des couples trop proches. Des regards qui glissaient, s’attardaient parfois. Je sentais ceux qui se posaient sur moi sans les chercher.
Je n’étais pas là pour ça.
Je portai mon verre à mes lèvres. L’alcool brûla légèrement ma gorge. Camille parlait, riait, racontait une anecdote que j’écoutais distraitement. Puis, sans raison précise, mon attention se fixa ailleurs.
Un groupe d’hommes, un peu plus loin.
Ils ne faisaient rien de particulier. Ils riaient entre eux, verres à la main. Pourtant, l’un d’eux attira mon regard. Grand. Costume sombre. Une présence qui se remarquait sans effort. Il ne cherchait pas à être vu, et c’était précisément ce qui le rendait différent.
Je détournai les yeux presque aussitôt.
Pourquoi lui ?
Je me reprochai cette curiosité inutile. Je n’étais pas venue pour analyser un inconnu. Pourtant, je sentais quelque chose d’étrange, comme une tension diffuse dans l’air. Pas un pressentiment. Juste une conscience plus aiguë de l’espace autour de moi.
Je dansai avec Camille. La musique était forte, enveloppante. Les mouvements devenaient plus naturels, plus libres. Je fermai les yeux un instant, laissant le rythme guider mon corps. Quand je les rouvris, mon regard croisa le sien.
Encore.
Cette fois, il ne détourna pas les yeux.
Mon cœur manqua un battement. Pas par peur. Par surprise. Il me regardait avec une intensité tranquille, sans insistance, sans sourire appuyé. Juste une attention pleine, directe.
Je ressentis une chaleur étrange, quelque part entre le ventre et la poitrine.
— Élise ? cria Camille pour couvrir la musique.
— Quoi ?
— Tu es avec moi ou tu es ailleurs ?
Je souris, secouai la tête.
— Je suis là.
Mais c’était faux.
Car même lorsque je me forçai à regarder ailleurs, je savais.
Une soirée comme les autres, pensais-je.
Mais quelque chose, en moi, venait de s’éveiller.
AlexanderLa maison est silencieuse.Pas le silence apaisant des nuits ordinaires. Un silence tendu, presque vigilant, comme si les murs eux-mêmes retenaient leur souffle. Je suis allongé dans mon lit, les yeux ouverts, fixant le plafond que je connais par cœur.Le sommeil ne vient pas.Je n’essaie même plus.À chaque fois que je ferme les yeux, je revois ce bouquet. Les couleurs. Le parfum. La façon dont Élise l’a pris entre ses mains, surprise, presque émue. Ce sourire furtif, que je n’avais pas provoqué.Un autre homme l’a fait sourire.Cette pensée revient, encore et encore, avec une précision cruelle.Je me tourne sur le côté. Puis sur le dos. Puis à nouveau sur le côté. Rien n’y fait. Mon corps est fatigué, mais mon esprit refuse de s’éteindre. Il ne fait que remonter le fil. Chaque geste. Chaque silence. Chaque décision que j’ai prise ces dernières semaines.Ou plutôt… chaque décision que je n’ai pas prise.Je voulais de la distance.Je voulais du contrôle.Je voulais que rien
EliseLa sonnette retentit alors que je termine de ranger la cuisine.Je sursaute légèrement. Les visites sont rares en pleine journée. Je m’essuie les mains sur un torchon avant d’aller ouvrir. Sur le seuil, un livreur me sourit, un bouquet de fleurs entre les bras.— Livraison pour Élise.Je cligne des yeux, surprise.— Oui… c’est moi.Je signe sans vraiment comprendre. Quand je referme la porte, le parfum des fleurs m’enveloppe aussitôt. Elles sont magnifiques. Trop, même. Je cherche la petite carte glissée entre les tiges.Pour toi.Si tu es libre demain soir, j’aimerais t’inviter à dîner.— Thomas.Je souris malgré moi. Un sourire simple. Presque timide. Je n’avais rien attendu. Et c’est peut-être pour ça que ce geste me touche autant.Je lève les yeux.Alexander est là, appuyé contre l’encadrement du salon. Il n’a rien dit. Il me regarde. Pas frontalement. Comme s’il observait la scène sans en faire partie.— C’est… joli, dit-il finalement.— Oui, répondis-je. Je ne m’y attendai
EliseLa maison paraît différente après son départ.Je reste quelques minutes immobile dans la cuisine, les mains posées sur le dossier d’une chaise. La conversation de ce matin tourne encore dans ma tête, comme si chaque phrase cherchait à s’ancrer quelque part. Rien n’a été tranché. Rien n’a été promis. Et pourtant, quelque chose s’est déplacé.Je n’ai plus l’impression de porter seule ce qui nous sépare.Je range lentement, plus par besoin d’ordre que par réelle nécessité. Léa n’est pas encore rentrée. Le silence est complet, mais il n’a plus la même texture que les jours précédents. Il n’est pas pesant. Il est… suspendu.Je pense à Alexander. À son regard quand j’ai parlé de clarté. Il n’a pas fui. Pas cette fois. Il n’a pas non plus tenté de me retenir avec des mots qu’il n’était pas sûr de pouvoir tenir.Cette retenue-là me touche plus que n’importe quelle déclaration.Quand je vais chercher Léa à l’école, elle me raconte sa journée avec l’enthousiasme habituel. Je l’écoute vrai
EliseLa maison est encore endormie quand je me réveille.Je reste un moment allongée, les yeux ouverts, à fixer le plafond. Je n’ai pas beaucoup dormi. Pas vraiment mal non plus. Simplement… vigilante. Comme si mon corps avait compris avant moi que quelque chose allait se jouer aujourd’hui.Je descends préparer le petit-déjeuner. Les gestes sont lents, mesurés. Je n’ai aucune envie de brusquer quoi que ce soit.Alexander arrive peu après. Il s’arrête en me voyant, une seconde de trop. Son regard est plus attentif que les jours précédents. Moins fuyant.— Bonjour.— Bonjour.Il s’approche du plan de travail, se sert un café. Le silence entre nous n’est plus exactement le même. Il n’est pas lourd. Il est chargé.Léa descend à son tour. Elle parle, s’installe, mange. Je fais de mon mieux pour rester pleinement présente. Alexander aussi. Mais je sens son attention ailleurs, souvent tournée vers moi.Après le petit-déjeuner, il aide Léa à enfiler son manteau. Je récupère mon sac.— Élise,


![TOAST À LA GELÉE [LA TRAGÉDIE D' UNE LESBIENNE CONFUSE]](https://acfs1.goodnovel.com/dist/src/assets/images/book/43949cad-default_cover.png)



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