Share

Chapitre 08

Author: Beugre
last update publish date: 2026-03-15 16:23:23

— JOYEUX ANNIVERSAIRE ! crie-t-il.

— Merci… Tu m’as manqué ! dis-je.

— Toi aussi, Amber ! Tu as changé ! dit-il en riant.

— Ah bon ?

— Tu es plus grande qu’avant ! Tu mesures combien ?

— Euh… un mètre soixante-deux.

— Ah ouais, quand même ! Mais je te dépasse toujours.

— Heureusement ! dis-je en riant.

Nous rigolons et il pointe mon œil. Je porte un sweat à capuche noir.

— C’est lui qui t’a fait ça ? grogne-t-il.

Je grimace.

— Qui d’autre ?

Il soupire et passe un bras autour de mes épaules. Je prends mon sac qui me sert de bagage et nous sortons à l’extérieur.

Le soleil est déjà levé dans le ciel et il n’y a presque pas de nuages, ce qui nous promet une belle journée.

Nous montons dans sa voiture et il roule à travers la ville. Je vois les buildings défiler et de magnifiques palmiers compléter le décor. Nous passons devant une superbe plage le long de la côte. C’est magnifique.

— Tu as pris la bonne décision, me dit-il.

— Peut-être… ou peut-être pas.

— Pourquoi ça ? demande-t-il en fronçant les sourcils.

— Parce que maintenant, je suis en fuite… et je le serai probablement toute ma vie.

— C’est le seul moyen pour toi de vivre sans être frappée tous les jours.

— Je sais… mais il y a aussi Luka maintenant. Il va aider mon père à me retrouver. Après tout, j’étais l’objet de l’échange !

— Ne t’en fais pas. Ils devront parcourir toutes les villes des États-Unis avant de te retrouver.

Puis d’ici là, tu seras largement majeure et tu pourras faire ce que tu veux. De toute façon, il ne peut plus décider à ta place. Tu es une jeune adulte maintenant et tu as tes droits.

Mon ami se gare en bas d’un immeuble… ou plutôt d’un gratte-ciel.

Nous descendons.

— C’est ici que tu habites ?

— Ouais ! lance-t-il joyeusement.

— Tu n’habites pas avec ta meute ?

— Pas encore. Je suis arrivé ici récemment, j’ai préféré prendre mon temps.

— Et… l’alpha suprême n’a rien dit ?

— Non. Tu sais, il a beau être puissant et flippant son fils d’ailleurs n’est pas moins impressionnant mais il est super sympa en réalité. Il est à l’écoute des autres.

Son fils ?

— Il a un fils ? demandé-je, perdue.

— Bien sûr ! Il a mon âge, vingt ans.

— Je n’étais pas au courant.

— Normal. Tu vivais sur une île et ton père ne supporte pas l’alpha suprême ! Tu croyais vraiment qu’il allait te raconter sa vie ?

Je rigole.

— J’en doute…

Nous passons les portes et un magnifique hall d’entrée s’offre à nous.

C’est plutôt… luxueux.

Florian me guide jusqu’à un ascenseur et appuie sur le deuxième étage.

— Je sais, tu ne verras pas grand-chose d’ici, mais au moins tu seras à l’abri ici, me dit-il. Tu as un téléphone ?

— Ne t’en fais pas, ça m’ira parfaitement. Et d’ici là, j’aurai trouvé un autre logement. Oui, pourquoi ?

— Prends ton temps pour le logement. Tu dois rester cachée un moment. Il va falloir que tu changes de portable pour être sûr qu’ils ne te retrouvent pas.

— D’accord… Je dois t’avouer que devoir me cacher ne me plaît pas vraiment.

— Je comprends, mais c’est la seule manière de te sauver, Amber.

J’hoche la tête puis soupire.

— L’avantage dans tout ça, c’est qu’on s’est retrouvés ! dis-je en souriant.

Il rigole.

— Évidemment ! Que ferais-tu sans moi ?

— Pas grand-chose, justement.

Il me sourit et nous arrivons devant sa porte. Il la déverrouille et me laisse passer.

Je découvre un grand salon d’où je peux voir la mer grâce à la baie vitrée.

— Bon… ce n’est pas la plus belle vue, mais—

— Tu rigoles ? C’est magnifique ! le coupé-je.

— Je vais changer de sujet. La rentrée est dans deux jours. On visitera un peu la ville et je te donnerai un double des clés. Par contre, mardi je serai avec la meute, alors tâche de rester prudente si tu sors, d’accord ?

— D’accord, ne t’en fais pas pour ça.

J’allais être en terminale, et cet été n’avait franchement pas été le meilleur pour moi.

Entre les coups de mon père et le départ de Flo, je n’avais pas été gâtée. En fait, aucun été n’avait jamais été vraiment génial.

Durant l’après-midi, nous étions allés à la plage et nous nous étions promenés. Ça faisait du bien de le revoir sourire.

Mais une chose me préoccupait toujours. Maintenant que j’avais quitté ma meute, Florian n’avait plus aucun moyen d’avoir des nouvelles de ses parents.

La seule chose que je pouvais faire pour lui était de lui donner leur numéro pour qu’il puisse les appeler en numéro masqué.

Maintenant, je ne pouvais plus qu’espérer que mon père ne me retrouve jamais…

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 08

    — JOYEUX ANNIVERSAIRE ! crie-t-il. — Merci… Tu m’as manqué ! dis-je. — Toi aussi, Amber ! Tu as changé ! dit-il en riant. — Ah bon ? — Tu es plus grande qu’avant ! Tu mesures combien ? — Euh… un mètre soixante-deux. — Ah ouais, quand même ! Mais je te dépasse toujours. — Heureusement ! dis-je en riant. Nous rigolons et il pointe mon œil. Je porte un sweat à capuche noir. — C’est lui qui t’a fait ça ? grogne-t-il. Je grimace. — Qui d’autre ? Il soupire et passe un bras autour de mes épaules. Je prends mon sac qui me sert de bagage et nous sortons à l’extérieur. Le soleil est déjà levé dans le ciel et il n’y a presque pas de nuages, ce qui nous promet une belle journée. Nous montons dans sa voiture et il roule à travers la ville. Je vois les buildings défiler et de magnifiques palmiers compléter le décor. Nous passons devant une superbe plage le long de la côte. C’est magnifique. — Tu as pris la bonne décision, me dit-il. — Peut-être… ou peut-être pas. — Pourquoi ça ? d

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 07

    Après m’être faite torturer toute la soirée, je m’en étais sortie avec la jambe cassée et un énorme coquard à l’œil gauche. Évidemment, tout ça allait disparaître dans moins de quatre heures. J’avais perdu connaissance au cours d’un combat sous ma forme lupine avec mon père et m’étais réveillée sur le sol, au milieu des débris.Il était vingt-trois heures lorsque je suis remontée dans ma chambre. Mon père était parti chercher du vin, alors j’en avais profité pour regarder la télévision, la seule chose qui était restée intacte.Il est actuellement deux heures quarante-cinq du matin et je suis en train de préparer mon sac.Je prends mes papiers d’identité et ma carte bancaire avant d’ouvrir discrètement la porte de ma chambre. Je jette un coup d’œil par-dessus la rambarde des escaliers et aperçois mon père endormi sur le canapé, une bouteille d’alcool vide entre les mains. Je secoue la tête de droite à gauche, déçue.Je retourne dans ma chambre et vais ouvrir la fenêtre. Je me glisse à

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 06

    Le placard en bois solide, massif céda sous mon poids et la violence de l'impact. Je rattrapai le meuble qui basculait sur moi, bandant mes muscles pour le soulever.J'vais vraiment me faire tuer.Sans réfléchir, je le balançai vers mon père. Le meuble l'écrasa contre le mur. Il hurla, un cri de rage plus que de douleur.Je déguerpis.— AMBER ! JE VAIS TE TUER !Sa voix déchira le silence de la maison. Je courus sans me retourner, faisant abstraction de ses menaces. Si personne ne l'avait entendu, c'est que les murs étaient sacrément bien isolés. Tant mieux pour ma réputation.Je grimpai au troisième étage, déboulai sur le toit-terrasse. La pluie avait cessé, laissant place à un ciel chargé. Je renversai une table en bois et me plaquai derrière, le cœur cognant dans ma poitrine.Plan de génie. Vraiment.Une heure passa. Peut-être deux. Le froid commençait à engourdir mes doigts, mes blessures à se refermer lentement. J'osai espérer qu'il avait abandonné.Mais c'était mal le connaître

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 05

    D'ailleurs, mes vrais amis, au lycée, ont toujours été des humains.Bizarre, non ? Je n'ai jamais pu blairer toutes ces louves qui se pavanent, qui tournent autour des mâles les plus populaires pour se faire une réputation. En vrai, les humaines font pareil. Mais pas toutes. Et c'est ça qui m'a plu.Après avoir vérifié que tout était en ordre sur le territoire, je repris forme humaine. Il n'était que midi. Je n'avais pas envie de rentrer, pas envie de voir mon père. Alors je traînai en ville.Pendant des heures.Mon portable vibra. Puis vibra encore. Puis encore. La voix de mon père, hurlant dans ma tête que je ferais mieux de rentrer. Et qu'est-ce que j'ai fait ?Je l'ai envoyé bouler.À peine le message parti, j'aurais voulu le rattraper. Parce que je savais, au fond de moi, ce qui m'attendait. Alors je traînai encore. Je fis exprès de ne pas rentrer.La pluie tombait toujours quand je poussai la porte d'un bar. De toute façon, demain je me casse. Enfin, cette nuit. Parce qu'à minui

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 04

    Le lendemainAprès une soirée à courir dans toute la villa pour échapper aux griffes de mon père, et une nuit à subir ses coups chargés d'alcool et de haine, je me levai une énième fois, les muscles en compote.Ce matin, mon père voulait que j'aille faire le tour du territoire. Je n'avais même pas cherché à savoir pourquoi, j'aurais regretté de poser la question. Et puis honnêtement, je m'en fichais. Ça me donnait une excuse pour sortir, pour respirer, pour exister ailleurs que dans l'ombre de sa violence.Je ne pris même pas la peine de retirer mes vêtements de la veille. Chez nous, pas besoin. La transformation ne les déchire pas, un avantage pratique quand on vit dans une meute où on passe son temps à passer du loup à l'humain.J'ouvris la porte. La pluie tombait toujours, lourde et grise, comme la veille. Je soupirai et m'élançai dans le village.Je courus jusqu'à la lisière de la forêt, pris mon élan et sautai dans les airs. Mes os craquèrent, mon corps se recomposa dans un feu r

  • Fuir jusqu’à l'alpha   Chapitre 04

    J'avais une autre amie ici, Mia. Elle est très gentille, c'est la seule qui sait que mon père me bat. Néanmoins, je n'accorde toute ma confiance qu'à Florian. Il a toujours su que mon père me battait, je n'avais pas eu besoin de le lui dire. Un jour, il m'avait protégée. Depuis, nous étions devenus inséparables. Jusqu'à son départ. Je ne lui en voulais pas : il avait le droit d'avoir une belle vie.— Apparemment. Et sinon, toi ? Comment c'est, Los Angeles ?— Ma nouvelle meute est géniale. Bon, l'Alpha suprême est très autoritaire, mais on s'entend bien !Je recrachai presque tout mon lait et mes céréales.— Non !? Tu as intégré la meute la plus puissante du monde ?! J'en reviens pas ! m'écriai-je.Il rigola.— Ouais ! Je rêve, ou tu as recraché ce que tu mangeais ?Je regardai la table : une flaque de lait et des céréales éparpillées.— Euh… non, tu ne rêves pas, dis-je, coupable.Il éclata de rire. J'éloignai mon téléphone un instant.— Tu ne changeras jamais ! Et comment vont mes p

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status