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CHAPITRE 156 – Publication

Penulis: Plumas
last update Tanggal publikasi: 2026-05-03 11:54:18

La réponse arriva trois semaines plus tard, un matin de printemps. Une lettre sobre, sur un papier à en-tête élégant. L’éditrice me remerciait de lui avoir confié mon texte, et m’annonçait qu’elle souhaitait le publier.

Je lus la lettre, les mains tremblantes, les larmes aux yeux.

John s’approcha et me prit dans ses bras.

– Alors ? demanda-t-il.

– Ils acceptent. Mon livre va être publié.

– Je vous l’avais dit. Vous êtes un écrivain, maintenant.

– Je suis architecte, John. L’écriture, c’est just
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  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 274 – Épilogue : Le jardin en fleurs

    – Tu en étais un, à l’époque. Un ennemi. Un rival.– Et maintenant ?– Maintenant, tu es tout. Mon amour, mon ami, mon refuge.Il serra ma main plus fort, et nous restâmes silencieux un long moment, à écouter les rires des enfants et le chant des oiseaux dans les branches du tilleul. Le soleil déclinait doucement à l’horizon, teintant le ciel de rose et d’or.– Je suis heureuse, John. Profondément, immensément heureuse.– Moi aussi, Isabella. Plus que je n’aurais jamais cru possible.Je tournai la tête vers lui, et je vis dans ses yeux gris toute la tendresse du monde.– Merci, murmurai-je.– De quoi ?– De m’avoir sauvée. De m’avoir aimée. De m’avoir donné ces enfants, cette famille, cette vie.– C’est toi qui m’as sauvé, Isabella. Ne l’oublie jamais.Je souris, et je posai ma tête contre son épaule. Le crépuscule approchait, et les premières étoiles commençaient à s’allumer dans le ciel. Les enfants riaient toujours, leurs silhouettes minuscules courant sur la pelouse. Les adultes b

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 273 – Épilogue : Le jardin en fleurs

    La grande table avait été dressée sous l’arbre, recouverte d’une nappe blanche qui frémissait dans la brise. Les enfants – non, les adultes, corrigeai-je mentalement – s’affairaient autour du buffet. Gabriel, le visage grave et les gestes précis, disposait les assiettes avec ce soin qu’il mettait en toutes choses. Aurore avait apporté son violon et jouait une mélodie douce, assise sur le banc de pierre. Lya, les mains pleines de terre, montrait à sa fille comment planter un rosier. Et Victor, le petit dernier qui n’était plus si petit, discutait avec son père de mathématiques et de poésie, les deux passions qui se partageaient son cœur.Leurs conjoints respectifs riaient, échangeaient des souvenirs, s’émerveillaient de voir leurs propres enfants courir sur la pelouse. Il y avait là les petits-enfants, une ribambelle de gamins aux cheveux dans le vent, qui se poursuivaient autour du tilleul en poussant des cris joyeux. Certains avaient les yeux gris de John, d’autres les cheveux bruns

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 272 – Épilogue : Le jardin en fleurs

    Enfin, je pris la quatrième feuille, et je vis le visage de mon benjamin, ses yeux pétillants d’intelligence, ses questions incessantes qui nous laissaient sans voix.« Mon petit Victor,Tu portes le prénom de l’homme qui m’a sauvée. Victor Morel était un vieil architecte bourru, aux doigts calleux et au cœur tendre. Il m’a recueillie quand j’étais au fond du gouffre, et il m’a tout appris. J’espère que tu seras fier, un jour, de porter son nom. »Je repensai à ce jour où, à six ans, il avait calculé de tête des intérêts composés que beaucoup d’adultes n’auraient pu résoudre. Et je sus que son avenir était plein de promesses.« Tu as un don, Victor. Un don pour les mathématiques, pour la logique, pour la beauté des équations. Ne le gaspille pas. Mais souviens-toi que les chiffres ne sont pas tout. L’amour ne se calcule pas. L’amitié ne se mesure pas. Le bonheur ne se compte pas. Sois brillant, mais sois aussi humain. C’est le plus difficile, et le plus important. »Je reposai ma plume

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 271 – La lettre aux enfants

    Je commençai par lui, comme je l’avais toujours fait. Gabriel était mon aîné, celui qui avait ouvert la voie, celui qui portait le prénom de mon père et qui, sans le savoir, m’avait sauvée en venant au monde.« Mon cher Gabriel,Tu as été ma première renaissance. Avant toi, j’avais perdu un enfant, et cette perte m’avait brisée. Quand tu es né, si petit, si fragile, j’ai cru que mon cœur allait exploser de joie et de peur mêlées. Tu m’as appris à être mère. Tu m’as appris la patience, la douceur, la force. »Je m’interrompis un instant, revoyant le petit garçon qu’il avait été, ses boucles brunes, ses yeux gris si semblables à ceux de son père. Puis je repris ma plume.« Aujourd’hui, tu es architecte, comme ton grand-père, comme moi. Tu as choisi cette voie sans que je te l’impose, et c’est ce dont je suis la plus fière. L’architecture, Gabriel, n’est pas un métier. C’est une mission. Celle de créer des lieux où les gens vivent, s’aiment, se souviennent. Ne construis jamais pour ta gl

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 270 – La lettre aux enfants

    John s’approcha et me tendit une coupe de champagne.– À quoi penses-tu ? me demanda-t-il.– À mon père. À Victor. À tous ceux qui ne sont plus là pour voir ça.– Ils le voient, Isabella. Quelque part, j’en suis sûr.– Tu crois ?– Oui. Et ils sont fiers de toi.Je bus une gorgée de champagne, et je laissai les bulles pétiller sur ma langue. Puis je tournai les yeux vers la maison, vers ses murs de pierre, vers sa charpente de bois, vers sa grande baie vitrée qui reflétait le paysage.– C’était mon dernier projet, John. Vraiment le dernier.– Tu l’as déjà dit.– Mais cette fois, je le pense. Je n’ai plus envie de courir après des contrats, des concours, des récompenses. J’ai envie de me reposer. De profiter de toi, des enfants, de cette maison.– Alors, reposons-nous. Nous l’avons bien mérité.Il passa son bras autour de mes épaules, et nous restâmes ainsi un long moment, silencieux, à regarder le soleil décliner doucement derrière les montagnes.Au crépuscule, je m’assis seule sur le

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 269 – L’inauguration

    Le jour de l’inauguration se leva sur un ciel limpide, comme si les montagnes du Vercors elles-mêmes avaient décidé de célébrer l’événement. La petite maison se dressait au sommet de la colline, ses murs de pierre blonde et sa charpente de bois clair se découpant sur l’horizon avec une élégance sobre. Les baies vitrées reflétaient la lumière du matin, et le jardin, encore jeune, commençait à verdir sous les premières chaleurs de juin. Partout, des fleurs sauvages que les enfants Morel avaient plantées elles-mêmes, des bordures de lavande, un petit potager carré près de la terrasse.Je me tenais un peu en retrait, adossée au vieux chêne qui marquait la limite du terrain, et je regardais la scène. Anaïs et Thierry Morel étaient entourés de leur famille, de leurs amis, de leurs voisins. Les enfants couraient dans l’herbe, riaient, se poursuivaient autour de la table dressée pour le déjeuner. Les grands-parents, venus de leur village voisin, contemplaient la maison avec des yeux incrédule

  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 47 : Fuite et refuge

    Clara blêmit. Sa main se posa doucement sur mon genou. « Oh, Isabella... »« Fausse couche. Il y a trois jours. J’étais seule à l’hôpital. Geoffrey n’est pas venu. Il ne répondait pas à mes appels. »Les larmes se mirent à couler, silencieuses, brûlantes. Clara ne dit rien, mais son étreinte se ress

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  • Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame   CHAPITRE 45 : Vivante

    « Tu es tout ce que j'ai, » a-t-il dit d'une voix rauque. « Sans toi, je n'ai rien. »Je l'ai regardé. J'ai regardé cet homme que j'avais adoré, pour lequel j'avais tout sacrifié. Et je n'ai plus rien ressenti. Ni haine, ni amour, ni pitié. Juste le vide. Le même vide que j'avais dans le ventre dep

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    Trois ans à m'occuper du talent des autres, à faire briller celui de Geoffrey, à oublier que j'avais, moi aussi, quelque chose à dire.J'ai glissé les carnets dans le sac. Et puis la photo de mon père. Celle où il sourit, perché sur un échafaudage, un casque de travers sur la tête, une cigarette oub

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