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Novels by Plumas

Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame

Il m'a Rejetée, maintenant il me Réclame

Alors que le corps d’Isabella Luz se vidait de leur enfant à naître, Geoffrey Halem levait sa coupe au retour flamboyant de son amour de jeunesse. Quatre années de soins patients, de nuits à veiller, de présence fidèle… tout cela fut balayé d’un revers de main méprisant. Pour lui, elle n’avait été que l’ombre qui tient le foyer : une domestique, une cuisinière, rien de plus. Isabella toucha le fond du désespoir et y puisa une force inattendue : celle de signer la rupture. Dans leur cercle huppé, on ricanait de sa réputation de femme « pot de colle », de celle qui ne sait pas lâcher prise. On fit des paris. « Avant ce soir, elle sera revenue ramper », souriait-on. Geoffrey, lui, affichait un calme olympien. « Un jour ? C’est long. Donnez-lui une demi-journée tout au plus, elle reviendra d’elle-même. » Mais le rideau était tombé. Isabella ne jouait plus. Elle se leva, épousseta les cendres de son ancienne vie, renoua avec la carrière sacrifiée et laissa de nouveaux visages croiser son chemin. Les heures s’égrenèrent en jours, puis en semaines. Le silence de son absence devint assourdissant dans la maison vide de Geoffrey. Et pour la première fois, la panique lui serra la gorge. Avant qu’il ne puisse l’atteindre, une silhouette s’interposa. Une main ferme le repoussa, une présence glacée qui glaça l’air ambiant. John Johnson, le regard aussi coupant qu’une lame, lâcha cet avertissement cinglant : « On ne touche pas à ta belle-sœur. » Il ne l’avait jamais aimée. Il s’en rendait compte maintenant, alors qu’il venait de la perdre. Mais lorsqu’il voulut enfin s’agenouiller pour elle, il n’y avait plus de place.
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Chapter: CHAPITRE 274 – Épilogue : Le jardin en fleurs
– Tu en étais un, à l’époque. Un ennemi. Un rival.– Et maintenant ?– Maintenant, tu es tout. Mon amour, mon ami, mon refuge.Il serra ma main plus fort, et nous restâmes silencieux un long moment, à écouter les rires des enfants et le chant des oiseaux dans les branches du tilleul. Le soleil déclinait doucement à l’horizon, teintant le ciel de rose et d’or.– Je suis heureuse, John. Profondément, immensément heureuse.– Moi aussi, Isabella. Plus que je n’aurais jamais cru possible.Je tournai la tête vers lui, et je vis dans ses yeux gris toute la tendresse du monde.– Merci, murmurai-je.– De quoi ?– De m’avoir sauvée. De m’avoir aimée. De m’avoir donné ces enfants, cette famille, cette vie.– C’est toi qui m’as sauvé, Isabella. Ne l’oublie jamais.Je souris, et je posai ma tête contre son épaule. Le crépuscule approchait, et les premières étoiles commençaient à s’allumer dans le ciel. Les enfants riaient toujours, leurs silhouettes minuscules courant sur la pelouse. Les adultes b
Last Updated: 2026-05-16
Chapter: CHAPITRE 273 – Épilogue : Le jardin en fleurs
La grande table avait été dressée sous l’arbre, recouverte d’une nappe blanche qui frémissait dans la brise. Les enfants – non, les adultes, corrigeai-je mentalement – s’affairaient autour du buffet. Gabriel, le visage grave et les gestes précis, disposait les assiettes avec ce soin qu’il mettait en toutes choses. Aurore avait apporté son violon et jouait une mélodie douce, assise sur le banc de pierre. Lya, les mains pleines de terre, montrait à sa fille comment planter un rosier. Et Victor, le petit dernier qui n’était plus si petit, discutait avec son père de mathématiques et de poésie, les deux passions qui se partageaient son cœur.Leurs conjoints respectifs riaient, échangeaient des souvenirs, s’émerveillaient de voir leurs propres enfants courir sur la pelouse. Il y avait là les petits-enfants, une ribambelle de gamins aux cheveux dans le vent, qui se poursuivaient autour du tilleul en poussant des cris joyeux. Certains avaient les yeux gris de John, d’autres les cheveux bruns
Last Updated: 2026-05-16
Chapter: CHAPITRE 272 – Épilogue : Le jardin en fleurs
Enfin, je pris la quatrième feuille, et je vis le visage de mon benjamin, ses yeux pétillants d’intelligence, ses questions incessantes qui nous laissaient sans voix.« Mon petit Victor,Tu portes le prénom de l’homme qui m’a sauvée. Victor Morel était un vieil architecte bourru, aux doigts calleux et au cœur tendre. Il m’a recueillie quand j’étais au fond du gouffre, et il m’a tout appris. J’espère que tu seras fier, un jour, de porter son nom. »Je repensai à ce jour où, à six ans, il avait calculé de tête des intérêts composés que beaucoup d’adultes n’auraient pu résoudre. Et je sus que son avenir était plein de promesses.« Tu as un don, Victor. Un don pour les mathématiques, pour la logique, pour la beauté des équations. Ne le gaspille pas. Mais souviens-toi que les chiffres ne sont pas tout. L’amour ne se calcule pas. L’amitié ne se mesure pas. Le bonheur ne se compte pas. Sois brillant, mais sois aussi humain. C’est le plus difficile, et le plus important. »Je reposai ma plume
Last Updated: 2026-05-16
Chapter: CHAPITRE 271 – La lettre aux enfants
Je commençai par lui, comme je l’avais toujours fait. Gabriel était mon aîné, celui qui avait ouvert la voie, celui qui portait le prénom de mon père et qui, sans le savoir, m’avait sauvée en venant au monde.« Mon cher Gabriel,Tu as été ma première renaissance. Avant toi, j’avais perdu un enfant, et cette perte m’avait brisée. Quand tu es né, si petit, si fragile, j’ai cru que mon cœur allait exploser de joie et de peur mêlées. Tu m’as appris à être mère. Tu m’as appris la patience, la douceur, la force. »Je m’interrompis un instant, revoyant le petit garçon qu’il avait été, ses boucles brunes, ses yeux gris si semblables à ceux de son père. Puis je repris ma plume.« Aujourd’hui, tu es architecte, comme ton grand-père, comme moi. Tu as choisi cette voie sans que je te l’impose, et c’est ce dont je suis la plus fière. L’architecture, Gabriel, n’est pas un métier. C’est une mission. Celle de créer des lieux où les gens vivent, s’aiment, se souviennent. Ne construis jamais pour ta gl
Last Updated: 2026-05-16
Chapter: CHAPITRE 270 – La lettre aux enfants
John s’approcha et me tendit une coupe de champagne.– À quoi penses-tu ? me demanda-t-il.– À mon père. À Victor. À tous ceux qui ne sont plus là pour voir ça.– Ils le voient, Isabella. Quelque part, j’en suis sûr.– Tu crois ?– Oui. Et ils sont fiers de toi.Je bus une gorgée de champagne, et je laissai les bulles pétiller sur ma langue. Puis je tournai les yeux vers la maison, vers ses murs de pierre, vers sa charpente de bois, vers sa grande baie vitrée qui reflétait le paysage.– C’était mon dernier projet, John. Vraiment le dernier.– Tu l’as déjà dit.– Mais cette fois, je le pense. Je n’ai plus envie de courir après des contrats, des concours, des récompenses. J’ai envie de me reposer. De profiter de toi, des enfants, de cette maison.– Alors, reposons-nous. Nous l’avons bien mérité.Il passa son bras autour de mes épaules, et nous restâmes ainsi un long moment, silencieux, à regarder le soleil décliner doucement derrière les montagnes.Au crépuscule, je m’assis seule sur le
Last Updated: 2026-05-16
Chapter: CHAPITRE 269 – L’inauguration
Le jour de l’inauguration se leva sur un ciel limpide, comme si les montagnes du Vercors elles-mêmes avaient décidé de célébrer l’événement. La petite maison se dressait au sommet de la colline, ses murs de pierre blonde et sa charpente de bois clair se découpant sur l’horizon avec une élégance sobre. Les baies vitrées reflétaient la lumière du matin, et le jardin, encore jeune, commençait à verdir sous les premières chaleurs de juin. Partout, des fleurs sauvages que les enfants Morel avaient plantées elles-mêmes, des bordures de lavande, un petit potager carré près de la terrasse.Je me tenais un peu en retrait, adossée au vieux chêne qui marquait la limite du terrain, et je regardais la scène. Anaïs et Thierry Morel étaient entourés de leur famille, de leurs amis, de leurs voisins. Les enfants couraient dans l’herbe, riaient, se poursuivaient autour de la table dressée pour le déjeuner. Les grands-parents, venus de leur village voisin, contemplaient la maison avec des yeux incrédule
Last Updated: 2026-05-16
Une séduction mortelle

Une séduction mortelle

Dans l’ombre d’un empire bâti sur la drogue et la peur, Don Alexandro Cruz règne sans partage. Maître d’un vaste réseau, il contrôle la ville grâce à une seule règle : le pouvoir avant tout. Mais tout bascule le jour où Marco Veltrano, un trafiquant aussi discret que redoutable, s’installe sur son territoire avec une marchandise différente… une drogue pure, irrésistible, qui attire rapidement les clients les plus puissants. D’abord alliés par intérêt, les deux hommes scellent un accord fragile. Mais lorsque l’ambition d’Alexandro se transforme en avidité, la confiance se brise. Ce qui n’était qu’un partenariat devient une guerre silencieuse, puis une lutte sans merci où chaque coup est calculé, chaque trahison fatale. Dans l’ombre de ce conflit, Marco prépare son arme la plus dangereuse : Yvana Talata, une femme aussi belle qu’insoumise, prête à infiltrer l’univers d’Alexandro. Sa mission est simple : le séduire… et le détruire. Mais rien ne se passe comme prévu. Car face à elle, le puissant Don chute là où il ne s’y attendait pas : dans les pièges de son propre cœur. Obsession, désir, faiblesse… Alexandro s’égare, aveuglé par une passion qu’il ne contrôle plus. Et dans un monde où l’amour est une faiblesse mortelle, une seule question demeure : Qui trahira en premier… et qui survivra à cette guerre où le cœur vaut plus cher que le sang ?
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Chapter: CHAPITRE 54 : Retour à la villa
Il releva la tête, les larmes aux yeux.– Je suis désolé, maître. Je ne vous demande pas de me pardonner. Je veux juste… je veux juste que vous sachiez.Alexandro se leva, lentement. Il contourna son bureau, s’approcha d’Emilio. Sa main se leva.Emilio ferma les yeux, attendant le coup.La gifle claqua, sèche, violente. Sa tête partit sur le côté, du sang perla à sa lèvre.– Tu m’as trahi, dit Alexandro d’une voix calme. Tu as causé la mort de mes hommes. Tu as failli tuer Yvana.– Je sais, maître. (Emilio ne se protégea pas.) Je sais.– Je devrais te tuer. Ici, maintenant.– Tuez-moi. Je ne me défendrai pas.Alexandro le regarda longuement. Il vit sa peur, sa honte, son repentir. Il vit un homme brisé, qui n’attendait que la mort.– Non, dit-il enfin.Emilio leva les yeux, surpris.– Non ?– Je ne vais pas te tuer. (Alexandro recula, s’adossa à son bureau.) Tu vas vivre. Et tu vas me servir. Jusqu’à la fin de tes jours. (Il marqua une pause.) Tu me devras la vie, Emilio. Chaque secon
Last Updated: 2026-06-12
Chapter: CHAPITRE 53 : Emilio craque
Alexandro déploya une carte de la ville sur la table, planta une punaise rouge sur chaque position connue de Marco.– Il a frappé chez moi, dit-il. Il a pris ma sœur. Il a failli tuer Yvana. (Il leva les yeux vers ses hommes.) Je vais le tuer. De mes mains. Mais avant, je vais lui prendre tout ce qu’il a. Ses hommes, ses laboratoires, son argent. Je vais le réduire à rien.– Maître, dit l’un des lieutenants, un homme âgé nommé Sergio, on est fatigués. On a perdu beaucoup d’hommes. Les gars commencent à parler de partir.Alexandro le regarda, les yeux durs.– Ceux qui veulent partir peuvent partir. (Il marqua une pause.) Mais ils laissent leurs armes et leur loyauté à la porte. Et ils ne remettent plus jamais les pieds ici.Un silence pesant tomba sur la salle. Personne ne bougea.– Je reste, dit Leon.– Moi aussi, dit Emilio.Un par un, les autres hochèrent la tête. Ils restaient. Par peur, par loyauté, par habitude – peu importait. Ils restaient.– Bien, dit Alexandro. Alors voici le
Last Updated: 2026-05-27
Chapter: CHAPITRE 52 : L’échange
Minuit. Le pont était désert, éclairé par la lune et par quelques lampadaires vacillants. Le vent soufflait fort, soulevant des tourbillons de poussière. En dessous, la rivière n’était plus qu’un filet d’eau entre des pierres grises.Alexandro gara sa voiture à l’entrée du pont, sortit, les mains vides. Il portait une veste noire, un pantalon sombre, des chaussures de marche. Pas d’armes visibles – mais un couteau à la cheville, un petit calibre dans la doublure de sa veste. Il n’était pas fou.Il avança sur le pont, ses pas résonnant sur l’asphalte. Au milieu, Marco l’attendait, entouré de trois hommes armés. Lucia était à genoux, les mains liées, le visage en sang. Elle avait peur – il voyait ses yeux briller dans la pénombre.– Alexandro, dit Marco. Tu es venu. Je suis presque déçu. J’espérais que tu me résisterais un peu.– Lâche ma sœur, dit Alexandro.– D’abord, les territoires. J’ai amené un contrat. Tu signes, je la libère.Marco sortit une feuille de sa poche, la posa sur le
Last Updated: 2026-05-27
Chapter: CHAPITRE 51 : L’hôpital
La salle d’attente sentait le désinfectant, la peur et l’attente. Alexandro était assis sur une chaise en plastique blanc, les coudes sur les genoux, la tête baissée. Ses vêtements étaient encore tachés du sang d’Yvana – séché, brun, macabre. Il n’avait pas voulu se changer. Il n’avait pas voulu quitter l’hôpital. Il était là depuis six heures, sans dormir, sans manger, sans parler.Leon était venu, malgré sa jambe brisée, s’asseoir à côté de lui. Il n’avait pas parlé non plus. Parfois, le silence était la seule forme de réconfort possible.Les médecins étaient sortis deux fois, des visages graves, des réponses évasives. « Elle a perdu beaucoup de sang. La balle a traversé le poumon. Elle est sous respiration artificielle. On fait tout notre possible. » Alexandro avait hoché la tête, sans poser de questions. Il n’aurait pas supporté la réponse.Il repensait au moment où elle s’était jetée devant lui. Ce geste, si rapide, si instinctif. Elle n’avait pas hésité. Elle avait pris la balle
Last Updated: 2026-05-27
Chapter: CHAPITRE 50 : La rançon
Il appela Emilio – même blessé, Emilio était son homme de confiance. Il lui ordonna de préparer une équipe, des armes, des plans.– Il a dit seul, sans armes, dit Emilio.– Je m’en fous. Je ne vais pas me laisser tuer.– Et Lucia ?– Je vais la sortir de là. Même si je dois y laisser ma peau.Il raccrocha, monta dans sa voiture, et fonça vers la villa. Il devait prévenir Yvana. Il devait la voir, une dernière fois, au cas où.Yvana était dans sa chambre, à lire. Quand il entra, elle leva les yeux, vit son visage défait, et comprit.– Qu’est-ce qui se passe ?– Marco a ma sœur. Il veut m’échanger.– Non, dit-elle en se levant. Tu ne vas pas y aller.– Je n’ai pas le choix.– Si. Envoie tes hommes.– Il a dit seul. Si je viens avec des hommes, il la tue.– Alors laisse-moi y aller à ta place.– Quoi ? (Il la regarda, incrédule.) Non.– Je connais Marco. Je peux le négocier. Je peux le distraire pendant que tes hommes interviennent.– Et s’il te tue ?– Alors je mourrai. Mais Lucia vivra
Last Updated: 2026-05-18
Chapter: CHAPITRE 49 : Le deuxième kidnappé
Il baissa la tête. Pour la première fois de sa vie, il ne savait pas quoi dire. Il avait tué des hommes sans remords, trahi des alliés sans scrupule, mais devant elle, il était nu. Désarmé.– Je ne l’ai jamais fait, avoua-t-il. M’excuser. Je ne sais pas comment on fait.– On dit « je suis désolé » et on ne recommence pas.– Je ne recommencerai pas.– Tu en es sûr ?– Je le jure.Elle le regarda longuement, cherchant le mensonge dans ses yeux. Elle n’en trouva pas. Mais la confiance était brisée, comme une assiette qu’on recolle – on voit toujours les fêlures.– Je te pardonne, dit-elle. Mais je vais garder mes distances. Un temps.– Combien de temps ?– Je ne sais pas. (Elle se leva, posa sa tasse dans l’évier.) Jusqu’à ce que j’arrête d’avoir peur de toi.Elle sortit de la cuisine sans se retourner.Il resta seul, assis à la table, à regarder la place vide en face de lui.Il avait gagné des guerres, perdu des batailles, survécu à des trahisons. Mais cette petite mort – celle de la co
Last Updated: 2026-05-18
J'ai percé le Préservatif

J'ai percé le Préservatif

Elle a percé le préservatif pour le piéger. Il a épousé une autre. Aujourd’hui, c’est sa femme qui habille sa fille. Et elle, elle a failli la tuer. Elle s’appelle Gloria. 26 ans. Fille d’une maîtresse abandonnée, elle s’est juré de ne jamais finir comme sa mère. Alors quand elle rencontre Marc, quand elle comprend que sa relation avec Esther agonise, elle décide de prendre les devants. Elle perce le préservatif. Elle tombe enceinte. Contre toute logique, car elle est stérile. Maëlle sera son miracle. Et son arme. Mais Marc ne reste pas. Il épouse Esther. Et Esther, au lieu de la haïr, se met à aimer sa fille. À l’habiller. À la couvrir de cadeaux. Maëlle l’appelle « Tata ». Gloria les regarde former une famille, et elle reste dehors. Alors elle achète du poison. Elle le verse dans un flacon de jus. Elle le donne à sa fille de 2 ans. « Donne-le à tata Esther. » Mais Esther est trop douce ce jour-là. Maëlle ne peut pas. Elle verse le jus dans la gamelle du chien. Max meurt en quelques minutes. Quand sa fille rentre, elle la regarde droit dans les yeux. Et elle dit : « Tu es une sorcière, maman. Tu es méchante. » Gloria a tout perdu ce jour-là. Et c’est ce jour-là qu’elle commence à se sauver.
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Chapter: CHAPITRE 50 – La déclaration calculée
Les vêtements tombèrent un à un. Les mains se cherchèrent, se trouvèrent. Les corps se mêlèrent. Et au moment crucial, Gloria sentit le préservatif céder – elle l’avait percé quelques heures plus tôt avec une épingle, un petit trou presque invisible, juste assez pour que le miracle ait une chance de se produire.Elle ferma les yeux. Elle pensa au verdict du médecin. Moins de deux pour cent. Une chance infime. Presque rien. Mais ce presque rien, elle allait le saisir de toutes ses forces.Quand tout fut fini, Marc s’endormit presque immédiatement, vaincu par le vin et la fatigue et le soulagement. Gloria resta éveillée, allongée à côté de lui, une main posée sur son ventre. Elle imagina ce qui était peut-être en train de se passer à l’intérieur. La course folle des spermatozoïdes. La rencontre improbable. Le miracle en train de s’accomplir.Dehors, la pluie avait cessé. La lune s’était levée, pleine et brillante, et sa lumière filtrait à travers le rideau, dessinant des rectangles pâle
Last Updated: 2026-06-19
Chapter: CHAPITRE 49 – Le dîner piège
— Rien. C’est ça le pire. Elle n’a pas crié, elle n’a pas pleuré. Elle m’a juste regardé avec ce mépris silencieux qu’elle maîtrise si bien. Et puis elle est partie travailler. Comme si de rien n’était. »Il but une gorgée de vin, reposa le verre un peu trop fort. Le liquide oscilla dangereusement sans déborder. « Parfois, je me dis que j’aimerais qu’elle explose. Qu’elle hurle. Qu’elle me jette mes affaires par la fenêtre. Au moins, ce serait une réaction. Quelque chose d’humain. Mais non. Elle encaisse. Elle note. Elle accumule. Et un jour, elle me présentera la facture. »Gloria connaissait déjà cette facture. Elle l’avait lue sur le téléphone de Marc. « Libère-toi de tes dettes d’abord. » Elle savait que cette facture existait, qu’elle était exorbitante, et que Marc ne pourrait jamais la payer. Mais elle ne dit rien. Elle tendit la main et la posa sur celle de Marc, doucement, comme on pose un pansement sur une plaie.« Tu ne mérites pas ça, dit-elle simplement.— Tu crois ?— Je
Last Updated: 2026-06-19
Chapter: CHAPITRE 48 – Le dîner piège
Elle avait hésité longuement devant sa penderie avant de choisir la robe rouge. Celle du premier soir. Celle qu’elle portait le jour où elle avait rencontré Marc, chez Mariam, il y avait une éternité de cela – cinq semaines, six peut-être, elle ne comptait plus. La robe était encore en bon état, le tissu n’avait pas perdu son éclat. Elle la portait comme on porte une armure, avec la conscience que cette couleur, cette coupe, ce souvenir qu’elle évoquait chez Marc faisaient partie de la stratégie. Il avait aimé cette robe le premier soir. Il l’aimerait encore ce soir.Elle se maquilla avec soin devant le miroir fendu. Ni trop, ni trop peu. Juste assez pour que la lumière des bougies flatte ses traits, pour que ses yeux paraissent plus grands, pour que ses lèvres attirent le regard sans le provoquer. Elle attacha ses cheveux en un chignon lâche, laissant quelques mèches s’échapper sur ses tempes. Elle se regarda longuement, cherchant la faille, l’imperfection, le détail qui pourrait tra
Last Updated: 2026-06-19
Chapter: CHAPITRE 47 – Le dîner piège
Elle chassa cette pensée. Elle n’en était pas là. Pour l’instant, il fallait se concentrer sur l’objectif, visualiser la victoire, y croire de toutes ses forces. Elle avait un plan. Un plan imparfait, désespéré, mais un plan quand même. Et tant qu’elle avait un plan, elle avait une raison de se battre.Elle finit par s’endormir vers trois heures du matin, d’un sommeil agité, peuplé de rêves étranges. Elle rêva qu’elle était enceinte, le ventre rond et lourd, et qu’elle marchait dans une rue inconnue. Les gens la regardaient avec admiration, avec respect. Elle était devenue quelqu’un. Elle n’était plus la fille de la maîtresse. Elle était la mère. La femme légitime. Celle qu’on épouse.Elle se réveilla à l’aube, la bouche sèche, le cœur battant. Le rêve s’effaçait déjà, remplacé par la réalité du studio, du plafond fissuré, du frigo qui ronronnait. Mais il restait quelque chose. Une détermination. Une certitude.Aujourd’hui, c’était le bon jour. Elle le savait. Elle l’avait calculé. So
Last Updated: 2026-06-19
Chapter: CHAPITRE 46 – Le plan mûrit
C’était plus difficile. Esther tenait Marc par l’argent, par le statut, par la peur. On ne rompt pas facilement des chaînes aussi solides. Mais toute chaîne a un maillon faible, et Gloria pensait avoir identifié celui d’Esther. La fierté. Esther était une femme fière, trop fière pour supporter longtemps l’humiliation d’être trompée. Si Gloria parvenait à rendre la liaison assez visible, assez humiliante, Esther finirait par craquer. Elle demanderait le divorce elle-même, et Marc serait libre sans avoir à payer le prix. C’était risqué, bien sûr. Esther pouvait aussi choisir de se battre, de s’accrocher, de resserrer son emprise. Mais Gloria avait confiance. Elle avait étudié cette femme, elle connaissait ses faiblesses. L’orgueil était la plus grande d’entre elles.Troisième étape : tomber enceinte.C’était l’étape cruciale, celle qui faisait tenir tout l’édifice. Sans enfant, Gloria n’était qu’une maîtresse parmi d’autres, une aventure qu’on oublie, une erreur qu’on efface. Avec un en
Last Updated: 2026-06-19
Chapter: CHAPITRE 45 – Le plan mûrit
La nuit était tombée depuis longtemps quand Gloria se résigna à accepter qu’elle ne dormirait pas. Elle était allongée sur son lit, les yeux ouverts dans le noir, et elle écoutait le silence du studio. Le frigo ronronnait, comme toujours. La pluie avait repris, fine et régulière, et les gouttes frappaient la vitre avec un bruit doux, presque apaisant. Marc n’était pas venu ce soir. Il avait envoyé un message en fin d’après-midi : « Réunion tardive. Je ne peux pas. Désolé. À demain. » Elle n’avait pas répondu. Elle n’était pas déçue. Ou plutôt, elle ne voulait pas être déçue. La déception était une faiblesse, et elle n’avait pas de place pour les faiblesses. Pas maintenant. Pas avec ce qui se préparait.Elle avait passé la soirée à tourner dans le studio comme une lionne en cage. Elle avait fait la vaisselle, plié du linge, récuré le carrelage de la douche avec une vieille brosse à dents. Des gestes mécaniques qui occupaient ses mains sans apaiser son esprit. Son esprit, lui, tournait
Last Updated: 2026-06-19
Le poison quotidien

Le poison quotidien

Yvana a tout quitté pour Gabriel : sa carrière, ses amis, et surtout Anthony, l'homme qui l'aimait sincèrement et qui était prêt à tout pour elle. Dix ans plus tard, elle vit un enfer quotidien. Gabriel ne l'a jamais aimée. Il la méprise, l'humilie devant ses amis, la force à avoir des rapports sexuels pour assouvir ses besoins. Quatre nuits par semaine, il dort chez sa maîtresse, Élisabeth, mère de ses deux enfants. Quand Yvana ose lui demander des explications, il répond : « Je n'ai aucune explication à te donner. » Le seul rituel matinal qu'il partage avec elle : deux comprimés blancs. « Pour ta santé », dit-il. « Des vitamines. » Pendant dix ans, elle avale ces mensonges. Épuisée, au bord du gouffre, Yvana se rend à l'hôpital. Là, une pharmacienne lui apprend la vérité : ce sont des contraceptifs. Elle ne pourra jamais avoir d'enfants. Sans un mot, sans une larme devant lui, elle rentre, prépare deux valises. Le jour même, elle quitte la maison. Dans la rue, une voiture noire s'arrête. Anthony, l'homme qu'elle a abandonné dix ans plus tôt, en descend. Il n'a jamais cessé de veiller sur elle, de loin. Elle monte. Il l'emmène. Et commence un long combat judiciaire et psychologique pour faire condamner Gabriel, retrouver confiance en l'amour, et reconstruire sa liberté.
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Chapter: CHAPITRE 158 – L’accusation d’adultère
Un silence. La salle retint son souffle. Yvana sentit son cœur manquer un battement. Elle regarda Maître Valois, qui haussa les sourcils, étonnée.« De quel adultère parlez-vous ? demanda le juge.– Madame Vernier entretient une relation adultérine avec un certain Anthony L., qu’elle a retrouvé après avoir quitté le domicile conjugal. Cette relation a débuté bien avant la séparation officielle. »Yvana ouvrit la bouche pour protester. Maître Valois lui serra le bras discrètement.La défense déposa des photos. Des photos d’Yvana et Anthony, prises à son insu. Dans le jardin, sur le pas de la porte, dans la voiture. Des photos volées, de loin, de mauvaise qualité. Mais assez nettes pour qu’on les reconnaisse.« Ces photos ont été prises après mon départ, dit Yvana, la voix tremblante.– Pas toutes, répliqua Maître Delcourt. Certaines datent d’avant la séparation. »Il sortit d’autres clichés. Une photo d’Yvana et Anthony dans un café, l’air complice. Un autre, devant le musée, un jour d
Last Updated: 2026-09-11
Chapter: CHAPITRE 157 – L’accusation d’adultère
Sa voix était blanche, presque mécanique.« Des mensonges ? répéta le juge.– Cette femme est jalouse. Je l’ai éconduite, elle se venge. Elle invente des histoires pour me nuire.– J’ai des preuves, dit Élisabeth en se tournant vers lui. Des messages, des photos, des relevés bancaires. Nos voyages, nos nuits, nos enfants. Tu ne peux pas tout nier. »Le visage de Gabriel se décomposa. Pas complètement. Juste une fissure. Une fêlure dans le mur.Maître Valois déposa les preuves. Les messages doux, les photos d’eux en famille, les billets d’avion. Tout y était. Les heures, les dates, les lieux. Gabriel ne pouvait pas nier.« Ces preuves sont amplement suffisantes, commenta le juge. L’adultère de Monsieur Vernier est établi. »Gabriel ne réagit pas. Il n’avait plus de mots.Élisabeth continua son témoignage. Elle parla des mensonges de Gabriel, des promesses non tenues, des manipulations. Elle parla de ses enfants, qu’elle ne voulait pas voir souffrir. Elle parla de Yvana, qu’elle avait l
Last Updated: 2026-09-11
Chapter: CHAPITRE 156 – La vérité d’Élisabeth
En sortant du tribunal, Yvana croisa Élisabeth dans le couloir. Les deux femmes se regardèrent, un long moment. Puis Élisabeth s’approcha.« Je suis désolée, dit-elle.– De quoi ?– De ne pas avoir compris plus tôt. De vous avoir fait du mal. »Yvana secoua la tête.« Ce n’est pas vous qui m’avez fait du mal. C’est lui. »Elles ne se dirent rien de plus. Élisabeth sortit. Yvana la regarda s’éloigner, les épaules basses, les cheveux grisonnants. Elle n’avait pas d’enfant. Mais elle avait ses preuves, sa liberté.Anthony l’attendait devant la voiture.« Tu as parlé à Élisabeth ?– Oui.– Qu’est-ce que tu ressens ?– Je ne sais pas. Pas de haine. Pas de joie. Juste de la fatigue. »Il ouvrit la portière. Elle monta.Le soir, Yvana sortit le carnet. Elle écrivit :« Élisabeth a témoigné. Contre lui. Pour elle. Pour ses enfants. Je ne lui en veux pas. Je ne l’ai jamais haïe. C’était sa prison, aussi. »Elle referma le carnet. Le jardin était calme. Les bulbes qu’elle avait plantés commença
Last Updated: 2026-09-10
Chapter: CHAPITRE 155 – Le revirement d’Élisabeth
Le coup de téléphone arriva un dimanche matin, alors qu’Yvana était seule dans le jardin, en train de planter des bulbes de printemps. Ses mains étaient dans la terre, ses genoux sur un vieux coussin. Il faisait froid, mais le soleil, timide, réchauffait ses épaules. Elle reconnut le numéro sur son téléphone. Élisabeth. Elle essuya ses mains sur son jean, décrocha.« Allô ? dit-elle, la voix calme.– C’est moi », répondit Élisabeth.Sa voix était fatiguée, presque éteinte. Yvana attendit.« Il est venu me voir. Hier soir. Il était ivre. Il m’a dit que si je témoignais, il me ferait perdre mes enfants. Il a dit qu’il dirait au juge que je suis une mère indigne, que je le trompais aussi, que j’étais instable. »Silence.« Il m’a frappée ? demanda Yvana.– Non. C’est pire. Il m’a prise dans ses bras. Il m’a dit qu’il m’aimait, qu’il ne pourrait pas vivre sans moi. Et il m’a dit que si je l’aimais, je devais le protéger. »Élisabeth pleurait, maintenant. Des sanglots étouffés, qu’elle ten
Last Updated: 2026-09-10
Chapter: CHAPITRE 154 – La menace
Yvana hocha la tête. Elle le savait. Le témoignage d’Élisabeth était crucial. Il prouverait l’adultère, les nuits passées ailleurs, les enfants cachés. Il montrerait le vrai visage de Gabriel.Les jours suivants, Yvana n’eut pas de nouvelles. Le silence d’Élisabeth pesait. Maître Valois tentait de la joindre, sans succès. Gabriel, lui, continuait à nier. Il n’avait jamais eu de relation suivie avec Élisabeth. Une collègue, une amie. Rien de plus.Yvana savait. Elle avait vu les messages. « À ce soir, mon cœur. » « Tu me manques. » « Les enfants te demandent. » Des mots qui ne s’adressent pas à une collègue. Mais sans le témoignage d’Élisabeth, ils resteraient des captures d’écran.Un soir, Yvana prit son téléphone. Elle composa le numéro d’Élisabeth. Elle l’avait noté des années plus tôt, en secret. La sonnerie retentit. Une fois, deux fois, trois fois.« Allô ? » La voix était fatiguée, méfiante.« C’est Yvana. »Le silence. Puis :« Je n’ai rien à vous dire. »« Je ne vous demande p
Last Updated: 2026-09-10
Chapter: CHAPITRE 153 – La menace
Le juge prit note. Gabriel ne regardait toujours pas Yvana. Il fixait la table, les mains croisées.Cette nuit-là, Yvana rêva de Clara. Elles étaient jeunes, elles couraient dans un champ, elles riaient. Pas de Gabriel, pas de procès, pas de peur. Juste elles, libres, légères.Au réveil, elle écrivit à Clara.« Merci. Pour être venue. Pour avoir témoigné. Pour être restée. »Clara répondit quelques heures plus tard.« C’est normal. C’est l’amitié. »Yvana rangea son téléphone. Le jardin était calme. Les roses, malgré l’hiver, gardaient des couleurs.Elle pensa à Clara, à son témoignage, à sa voix brisée. À toutes ces années où elle s’était tue, par peur, par loyauté, par amitié. Les amis de Gabriel n’avaient rien dit. Ceux d’Yvana, si.« Le témoignage de Clara a pesé, dit Maître Valois lors de la conférence préparatoire. Le juge y a été sensible.– Et Gabriel ?– Gabriel n’a pas réagi. C’est son avocat qui parlait pour lui.– Il n’a donc rien dit.– Rien. »Yvana n’était pas surprise.
Last Updated: 2026-09-10
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