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CHAPITRE 19 : Le sol se dérobe

Author: Plumas
last update publish date: 2026-04-16 06:54:27

Je le regardai, stupéfaite. « Des paroles en l’air ? Tu as dit à ton ami que je reviendrais en rampant en une demi-journée. Tu as dit que j’étais un pot de colle. Et pour toi, ce ne sont que des “paroles en l’air” ? »

« Parce que c’est la vérité ! » éclata-t-il soudain. « Regarde-toi, Isabella ! Tu es collante ! Tu es dépendante ! Tu ne sais rien faire sans moi ! Depuis quatre ans, tu vis dans mon ombre, tu m’attends, tu me sers, tu me cuisines des petits plats. Tu as abandonné tout ce que tu é
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    – Tu en étais un, à l’époque. Un ennemi. Un rival.– Et maintenant ?– Maintenant, tu es tout. Mon amour, mon ami, mon refuge.Il serra ma main plus fort, et nous restâmes silencieux un long moment, à écouter les rires des enfants et le chant des oiseaux dans les branches du tilleul. Le soleil déclinait doucement à l’horizon, teintant le ciel de rose et d’or.– Je suis heureuse, John. Profondément, immensément heureuse.– Moi aussi, Isabella. Plus que je n’aurais jamais cru possible.Je tournai la tête vers lui, et je vis dans ses yeux gris toute la tendresse du monde.– Merci, murmurai-je.– De quoi ?– De m’avoir sauvée. De m’avoir aimée. De m’avoir donné ces enfants, cette famille, cette vie.– C’est toi qui m’as sauvé, Isabella. Ne l’oublie jamais.Je souris, et je posai ma tête contre son épaule. Le crépuscule approchait, et les premières étoiles commençaient à s’allumer dans le ciel. Les enfants riaient toujours, leurs silhouettes minuscules courant sur la pelouse. Les adultes b

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    La grande table avait été dressée sous l’arbre, recouverte d’une nappe blanche qui frémissait dans la brise. Les enfants – non, les adultes, corrigeai-je mentalement – s’affairaient autour du buffet. Gabriel, le visage grave et les gestes précis, disposait les assiettes avec ce soin qu’il mettait en toutes choses. Aurore avait apporté son violon et jouait une mélodie douce, assise sur le banc de pierre. Lya, les mains pleines de terre, montrait à sa fille comment planter un rosier. Et Victor, le petit dernier qui n’était plus si petit, discutait avec son père de mathématiques et de poésie, les deux passions qui se partageaient son cœur.Leurs conjoints respectifs riaient, échangeaient des souvenirs, s’émerveillaient de voir leurs propres enfants courir sur la pelouse. Il y avait là les petits-enfants, une ribambelle de gamins aux cheveux dans le vent, qui se poursuivaient autour du tilleul en poussant des cris joyeux. Certains avaient les yeux gris de John, d’autres les cheveux bruns

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    Enfin, je pris la quatrième feuille, et je vis le visage de mon benjamin, ses yeux pétillants d’intelligence, ses questions incessantes qui nous laissaient sans voix.« Mon petit Victor,Tu portes le prénom de l’homme qui m’a sauvée. Victor Morel était un vieil architecte bourru, aux doigts calleux et au cœur tendre. Il m’a recueillie quand j’étais au fond du gouffre, et il m’a tout appris. J’espère que tu seras fier, un jour, de porter son nom. »Je repensai à ce jour où, à six ans, il avait calculé de tête des intérêts composés que beaucoup d’adultes n’auraient pu résoudre. Et je sus que son avenir était plein de promesses.« Tu as un don, Victor. Un don pour les mathématiques, pour la logique, pour la beauté des équations. Ne le gaspille pas. Mais souviens-toi que les chiffres ne sont pas tout. L’amour ne se calcule pas. L’amitié ne se mesure pas. Le bonheur ne se compte pas. Sois brillant, mais sois aussi humain. C’est le plus difficile, et le plus important. »Je reposai ma plume

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    Je commençai par lui, comme je l’avais toujours fait. Gabriel était mon aîné, celui qui avait ouvert la voie, celui qui portait le prénom de mon père et qui, sans le savoir, m’avait sauvée en venant au monde.« Mon cher Gabriel,Tu as été ma première renaissance. Avant toi, j’avais perdu un enfant, et cette perte m’avait brisée. Quand tu es né, si petit, si fragile, j’ai cru que mon cœur allait exploser de joie et de peur mêlées. Tu m’as appris à être mère. Tu m’as appris la patience, la douceur, la force. »Je m’interrompis un instant, revoyant le petit garçon qu’il avait été, ses boucles brunes, ses yeux gris si semblables à ceux de son père. Puis je repris ma plume.« Aujourd’hui, tu es architecte, comme ton grand-père, comme moi. Tu as choisi cette voie sans que je te l’impose, et c’est ce dont je suis la plus fière. L’architecture, Gabriel, n’est pas un métier. C’est une mission. Celle de créer des lieux où les gens vivent, s’aiment, se souviennent. Ne construis jamais pour ta gl

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    John s’approcha et me tendit une coupe de champagne.– À quoi penses-tu ? me demanda-t-il.– À mon père. À Victor. À tous ceux qui ne sont plus là pour voir ça.– Ils le voient, Isabella. Quelque part, j’en suis sûr.– Tu crois ?– Oui. Et ils sont fiers de toi.Je bus une gorgée de champagne, et je laissai les bulles pétiller sur ma langue. Puis je tournai les yeux vers la maison, vers ses murs de pierre, vers sa charpente de bois, vers sa grande baie vitrée qui reflétait le paysage.– C’était mon dernier projet, John. Vraiment le dernier.– Tu l’as déjà dit.– Mais cette fois, je le pense. Je n’ai plus envie de courir après des contrats, des concours, des récompenses. J’ai envie de me reposer. De profiter de toi, des enfants, de cette maison.– Alors, reposons-nous. Nous l’avons bien mérité.Il passa son bras autour de mes épaules, et nous restâmes ainsi un long moment, silencieux, à regarder le soleil décliner doucement derrière les montagnes.Au crépuscule, je m’assis seule sur le

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