MasukVenais-je de dire à haute voix ce que je pensais au fond de moi? La réponse s'avéra affirmatif lorsque nos yeux s'ancrèrent de nouveau nous noyant mutuellement dans nos regards profonds synonymes de promesses interdites bientôt dévoilées.
-"Mon ange," murmura-t-il au creux de mon oreille puis vint la mordiller m'arrachant des gémissements de plus en plus incontrôlés alors que quelques minutes auparavant je n'y connaissais rien de ce monde passionnant. Sa bouche puis descendit d'une lenteur délibérée jusqu'à ma nuque la parcourut de baisers tous brulants me faisant haleter et le supplier d'une voix méconnaissable de poursuivre sur la même pente alors que je m'offrais à lui, à ce parfait inconnu dont j'ignorais toujours le prénom mais qui je vouais une confiance inbrisable. De fil en aiguille, quelque chose d'incontrôlable, un lien indéfectible naissait entre nos deux corps en ébullition qui voulait ressentir ce sentiment d'être peau à peau, d'être nus pour ne faire plus qu'un. -"Dis moi ton prénom," lui demandais-je à bout de souffle contre ses lèvres que je mordis pour le faire capitulé. -"Mademoiselle Wallace perd patience, on dirait," se moqua ce dernier en m'embrassant avec fougue alors qu'un incendie faisait rage dans mon corps l'irradiant d'une montée de fièvre insoupçonnée que seuls ses lèvres et sa bouche pourraient me guérir de cette maladie qui enflammait mes sens et me poussait à cambrer mon dos, écartant volontairement mes cuisses pour que ce ténébreux inconnu puisse me posséder, me faire sienne et me prendre sans retenu sur son bureau. Était-ce moi, Rebecca Wallace qui venait de confesser mes plus sombres fantasmes à l'égard de cet homme énigmatique? Les mains désormais familières de cet homme effleurèrent ma peau sensible me faisant perdre pied ne sachant plus quoi faire. Perdue dans un sentier miné de ce que je craignais de découvrir pour la vierge que j'étais, je me mis même à apprécier ce que je ressentais. Ses multiples caresses grisantes, ses baisers enivrants qui étaient rapidement devenus une drogue ne pouvant plus m'en passer, et son érection tellement dure que je pouvais en sentir chaque centimètre et qui se frottait frénétiquement contre moi engendraient des vagues de plaisirs que le corps d'Apollon se délectait. Se détachant à contrecœur, il prit mon visage dans ses mains rugueuses qui pourtant témoignait une bienveillance à mon égard et qui me procuraient que frissons. Me souriant tendrement, ses yeux bleus scintillants comme jamais je ne l'avais vu, son pouce vint tracer mes lèvres gonflées de nos baisers s'attardant à me faire gémir en venant sur mon cou jusqu'à la naissance de ma poitrine qui désormais était voyante. Interdite, je le fixais le souffle court, la bouche entrouverte avant qu'il vint m'enserrer avec toute la douceur qui se traduisit dans ses aigres-marines. Sa tête se nicha au creux de mon cou humant mon parfum tout en traçant un sillon de baisers dévorants sur mon cou me faisant sourire, le coeur gonflé d'un sentiment indicible et doux sachant que cupidon venait de nous décocher une flèche en plein coeur. -"Je m'appelle..." Mais la sonnerie de son portable nous coupa me faisant écarquiller les yeux. Et merde! Pourquoi maintenant? Sur son visage angélique se peignait cependant un sourire malicieux me faisant désormais bouder avant qu'il ne vint posséder mes lèvres d'une ardeur singulière et passionnante. Il prit ensuite le téléphone, les traits durcis. -"Quoi encore! Je vous ai ordonné de ne point me déranger!" s'enquit Monsieur Mystère d'une voix qui ne réclamait aucune réplique.-"Très bien, j'arrive mais ne le laissait point entrer ou sinon je vous revois sur le champs!" Sur ce, il raccrocha brutalement tandis qu'un hoquet de surprise et de peur mêlée le rejoignit. Comme s'il se rappela de ma soudaine présence, je le vis se rapprocher de moi avant qu'il releva mon menton. -"N'ai crainte, Rebecca. Je suis désolé mon ange, mais mon frère est ici et je dois impérativement le voir avant qu'il commet une autre bêtise!" -"Tu as un frère?" -"Oui malheureusement. Tu comprendras plus tard. Pourras-tu m'attendre ici, mon ange? C'est que pour quelques minutes après nous irons déjeuner." -"Et ton prénom?" lui demandais-je en lui faisant la moue. -"Patience, Mademoiselle Wallace," me dit-il toujours aussi mystérieux. -"Et je gagne quoi en retour?" le defiais-je, sourcils levés. -"Tu le sauras ce soir," répliqua-t-il avant qu'il sortit rejoindre son frère me laissant toute pantelante. La porte aussitôt refermée, je redressais mes vêtements en voyant l'état de ses derniers et me recoiffais rapidement puis vint me poster où il se trouvait pour voir la vue majestueuse qu'il avait admirant les nombreux bâtiments et les personnes qui me semblèrent si petites avant que la porte ne s'ouvrit à nouveau le laissant apparaitre toujours aussi beau, un sourire en coin en me détaillant avec appétit avec ce regard qui empourprait mes joues. Cependant son regard avait changé. Quelque chose semblait le tracasser. Il avait même retiré sa cravate et déboutonné les deux premiers boutons de sa chemise. -"Tout va bien?" lui demandais-je inquiète me rapprochant de lui. -"Allons-nous en," me dit-il en me tendant sa main. -"Allons déjeuner, ma belle." -"Et ton prénom?" lui demandai-je voulant absolument le savoir en glissant ma main dans la sienne. Il me sourit, secouant la tête puis releva enfin sa tête vers moi en me sondant de son regard d'un bleu clair. -"Conrad, ma belle. Je m'appelle Conrad," m'avoua-t-il finalement.La vérité m'éclata en pleine face. Les pièces du puzzle certes se mirent en place en un éclair pourtant moi qui croyais en avoir définitivement terminé avec tous ces zones d'ombres, d'être enfin arrivée au bout de ce tunnel, hélas ce n'était pas le cas. Ce tunnel semblait sans fin. La liste des crimes que j'avais énuméré n'était qu'un fragment d'un iceberg. Interdite, j'assimilais ses aveux silencieux. Elena avait beau se murer dans le silence, son tic nerveux me fit comprendre que je visais juste. Elle n'avait rien affirmé, mais son silence, cette lueur suffisante, victorieuse et arrogante qui pétillaient dans ses prunelles s'effacèrent quand j'annonçais que Connors était le père de mes filles. Voir son visage impénétrable se fissurait fut la preuve vivante de ce que j'avançais. Connors était sans nulle doute le père de mes filles. Elle avait trafiqué les résultats du test d'ADN dans l'unique objectif de nous séparer. Son plan toutefois était rapidement tombé à l'eau. Connors
J'ignorais où je me trouvais lorsque je m'étais réveillée. L'unique chose dont j'étais certaine fut que j'étais seule.Cela faisait plusieurs minutes que j'étais reveillée et ce silence de mort m'entourait. Aucun bruit. Mes ravisseurs n'étaient tout simplement pas là. Un bandeau me barrant la vue m'ôtant la possibilité de confirmer mes doutes, les mains et les pieds ligotés, je patientais, mon ouïe, mon seul réconfort. Ce sentiment familier que je voulais taire me comprima le coeur depuis mon réveil. C'était de la peur. La peur de confronter mon agresseur, la peur de perdre mon bébé. La douleur s'était certes estompée néanmoins, rien ne me garantissait l'état dans lequel était mon bébé surtout avec cette drogue qu'il m'avait administrée.Appuyé contre le mur, encore sous l'emprise de ce stupéfiant, je pris une profonde inspiration lorsque la porte claqua m'annonçant leur venue dans un bruit infernal alors qu'une migraine pointait le bout de son nez. -"Elle dort, on dirait,"
-"Tu n'arrives pas à dormir. Je me trompe?" Son timbre inquiet me fit de la peine. Connors me connaissait du bout de mes doigts et depuis le jour où j'avais lu le message de Conrad, en d'autres mots, ses sinistres projets pour mes filles et moi, je peinais à sombrer dans les bras de morphée. Soit je me réveillais au beau milieu de la nuit en sueur et terrifiée par mes cauchemars ou bien je restais éveillée, préférant l'insomnie que de confronter mon agresseur dans mes rêves.Je me levais du lit attachant mes cheveux avant d'aller dans la chambre de mes filles, mon rituel quotidien m'assurant de leur sécurité chaque nuit. Deux mains fermes toutefois enlacèrent ma taille, ce souffle dur fouettant mon dos, ses jambes de chaque côté des miennes me gardant captive dans ses bras robustes. -"Amalia et Amélie vont bien," me rassura Connors, sa bouche proche de mon cou, ses lèvres s'y pressant. -"Tu devrais plutôt dormir, Becca. Tu manques de sommeil."-"Je sais," lui confiais-je, sentant s
Les gargouillis de mon ventre me réveillèrent. Je grognais les yeux fermés sachant pertinemment que je devrais bientôt me lever, voyant les rayons du soleil filtrer à travers les rideaux de notre chambre. Toutefois, je n'eus aucun courage pour sortir de notre lit douillet, aimant être blottie, savourant ce moment de plénitude et de silence dans les bras de Connors, ses même bras qui m'avait tenu fermement contre lui lorsqu'il me fit l'amour, m'étreignant avec possessivité. Ses mêmes mains me sortirent de mes pensées libidineuses, m'enlaçant étroitement encore une fois, me pressant contre son torse brûlant tandis que l'une de ses jambes fut au dessus de ma cuisse, me maintenant prisonnière comme si lui aussi ne voulait plus que je me levais. Alanguie tout aussi bien que comblée, je peinais à quitter notre nid d'amour. Sentant les bras de morphée m'emportaient, je fermais les yeux lorsque je sentis toutefois cette main dont je m'étais accoutumée, se faufilait sur mon corps. Sourire
Sa main glissa le long de mon dos, descendant la fermeture éclair de ma robe par la même occasion. Un souffle tremblant s'échappa de mes lèvres, grisée par son magnétisme et son regard hypnotisant. Des flammes jaillissaient de ses yeux bleus que je frissonnais dans ses bras robustes qui m'enlacèrent étroitement contre lui. -"Mon amour," Sa bouche sillonna ma nuque, dévorant la base de mon cou. J'entrouvris les lèvres, grisées par ses caresses avant que Connors plaqua ses lèvres contre les miennes. Je ressentis son désir et cette passion, la même qui incendiait ma peau. Elle me consumait petit à petit, broyant mon être d'un feu indomptable alors que sa langue titilla sa jumelle, m'emportant dans un tourbillon de sensualité et d'érotisme. Sa prise autour de ma taille se resserra. -"Enfin à moi," murmura ce timbre guttural contre ma nuque. -"Le jeu du chat et de la souris est-ce terminé?" murmura-t-il chaudement près de mon oreille. Mordant cruellement ma lèvre inféri
Une promesse demeure une promesse. Elles ne doivent pas être brisées. Du moins pas toutes. Ne jamais laisser les frères Hadès nous approcher. Ne plus redonner de chance à Connors. Ne plus lui vouer une confiance aveugle. L'oublier. Oublier cet amour passé, non-réciproque. Je me souvenais de toutes mes promesses faites à la naissance de mes filles. Ses paroles resonnèrent en moi. Elles étaient ancrées au plus profond de mon être. Elles devinrent mes principes, mon mantra afin de ne plus sombrer dans ce marécage gluant de rivalité, de conflit et de folie que m'avait entrainé ces deux frères aussi ténébreux et séduisants que machiavéliques. -"Les jumeaux diaboliques, " m'avait une fois avertit Rosalie. -"Pour une fois, leur mère avait raison mais quelle époque!" pensais-je. Tout me parut soudain lointain. Comme dans un autre monde. Un monde que je ne remettrais plus jamais les pieds. Plus d'une fois, j'avais perdu la notion qu'était la vérité et le menso
Son soupir haché contre mon visage me fit frémir. Sa bouche se plaqua sur mon front avant qu'il recula de quelques pas pour mettre de la distance entre nous. Ses aigues-marines rougis me fixèrent avec la même intensité que Connors mais avec douceur et non cet appétit féroce que je voyais dans le re
Qu'avais-je fait? Comment m'étais-je aisément trompé de frère? Si facilement de plus? Pourquoi avais-je voulu prendre un verre d'eau cette nuit? Le remords tiraillait mon âme me brûlant de ce sentiment rongeur de culpabilité. Je l'avais embrassé. Le laisser parcourir mon corps. Lui donnant le feu
-"Dis moi que tu mens, je t'en conjure, Becca. Dis moi que c'est un mensonge..." Ses doigts glissèrent de mon visage mais ses yeux étaient toujours ancrés aux miens. Que j'aurais aimé tout donner pour ne jamais voir ses iris d'un bleu ciel me scruter comme il le faisait maintenant. Hélas, le mal é
-"Conrad," murmurais-je totalement perdue.Ma bouche s'ouvrit sous le choc, oubliant mes bonnes manières, les larmes aux yeux ne comprenant plus la tournure des événements. La vérité sur le passé de Casanova de mon petit ami et sa demande un peu précipitée mais qui pourtant était, je l'espèrais, si







