LOGINJ'ai conduit Raphaël vers la table à manger et je lui ai fait signe de s'asseoir pendant que je me dirigeais vers la cuisine pour réchauffer la nourriture que j'avais préparée plus tôt. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si beau, et maintenant je commençais à regretter de ne pas avoir fait plus d'efforts pour mon apparence. Je portais ma robe de travail, mais j'aurais aimé être habillée spécialement pour ce dîner.
Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Ce n'était qu'un dîner avec un homme que j'avais rencontré dans un club. Il n'y avait aucune raison pour que je me comporte comme une adolescente qui vient de voir son premier béguin. J'ai ouvert le frigo et sorti les boîtes de nourriture. J'étais sur le point de les poser sur le comptoir quand j'ai entendu des pas derrière moi. Je me suis retournée et j'ai trouvé Raphaël debout à l'entrée de la cuisine. « Pourquoi tu me suis ? » ai-je demandé avec un sourcil levé. Il a légèrement souri. « Je pensais que tu aurais peut-être besoin d'aide. » « D'aide pour quoi ? Réchauffer de la nourriture ? » Il a haussé les épaules. « On ne sait jamais. Peut-être que tu as besoin de quelqu'un pour te tenir compagnie. » Je l'ai fixé un moment avant de secouer la tête. « Tu es vraiment pas possible, toi. » « C'est un compliment ? » « Ne t'emballe pas trop. » Il a ri, et je me suis retournée vers le comptoir pour cacher le sourire qui était apparu sur mon visage. Je n'avais pas l'habitude des hommes qui pouvaient me faire sourire sans même essayer. La plupart des hommes que je connaissais étaient trop occupés à montrer leur argent ou à parler d'eux-mêmes pour se soucier de mettre une femme à l'aise. Raphaël était différent. Il semblait parfaitement heureux de rester dans ma cuisine et de me parler pendant que je réchauffais le dîner. Nous avons continué à parler pendant que je mettais la nourriture au micro-ondes. Il m'a posé des questions sur mon travail, et je lui ai dit que j'étais avocate. Il le savait déjà, bien sûr, puisque je m'étais présentée au bureau, mais il voulait savoir depuis combien de temps j'exerçais. Je lui ai parlé de mes années de dur labeur et de la façon dont j'avais bâti ma réputation grâce à la dévotion et à la détermination. Je n'ai pas mentionné ma récente défaite parce que j'étais encore agacée chaque fois que j'y pensais. Il a écouté sans m'interrompre, ce qui était une autre chose que je trouvais inhabituelle. La plupart des gens attendaient toujours leur tour pour parler. Raphaël semblait vraiment intéressé par ce que j'avais à dire. Quand la nourriture a été prête, je l'ai sortie et j'ai commencé à tout disposer sur un plateau. Il y avait quelque chose que je voulais lui demander depuis la veille, et plus je passais de temps avec lui, plus je devenais curieuse. « Raphaël ? » Il s'est tourné vers moi. « Oui ? » « Je peux te demander quelque chose ? » « Bien sûr. » J'ai posé la cuillère de service et je me suis adossée au comptoir. « Pourquoi tu es si différent ? » Il a semblé confus. « Différent comment ? » J'ai un peu souri. « Depuis le moment où je t'ai rencontré au club, j'ai remarqué quelque chose chez toi. Quand je t'ai dit de me laisser tranquille, tu es vraiment parti. Tu n'as pas discuté avec moi ou continué à poser des questions. Puis aujourd'hui au travail, tu m'as revue et tu as agi comme si rien ne s'était passé. Tu n'as pas essayé de me rappeler que tu m'avais offert un verre ou de t'en servir comme excuse pour te rapprocher de moi. » Il m'a observée en silence pendant que je continuais. « La plupart des hommes auraient fait l'inverse. Ils auraient essayé de m'impressionner ou de trouver un moyen de me faire sentir que je leur devais quelque chose. Mais pas toi. Pourquoi ? » Il a réfléchi à ma question un moment avant de répondre. « Parce que je sais comment respecter une femme. » J'ai levé un sourcil. « Vraiment ? » « Oui. » Je l'ai regardé pendant quelques secondes, puis je me suis lentement rapprochée. « C'est intéressant. » Il est resté où il était pendant que je m'avançais vers lui. Je pouvais sentir son parfum maintenant, et il était étonnamment bon. Quelque chose dans sa façon de se tenir là à me regarder a fait battre mon cœur un peu plus vite. J'avais toujours eu confiance en moi avec les hommes. Je connaissais l'effet que je pouvais avoir sur eux, et je n'avais jamais eu peur de l'utiliser quand je voulais quelque chose. Mais Raphaël me rendait étrangement curieuse. Je voulais savoir si son attitude calme resterait la même si c'était moi qui faisais le premier pas. Alors j'ai décidé de le découvrir. Je me suis rapprochée jusqu'à ce qu'il n'y ait presque plus d'espace entre nous. Puis j'ai levé la main et l'ai posée doucement sur sa poitrine. Ses yeux sont descendus vers ma main avant de revenir à mon visage. Je pouvais sentir la chaleur de son corps sous ma paume. Lentement, j'ai rapproché mon visage du sien, en observant attentivement son expression. Il ne s'est pas éloigné. Mais il ne m'a pas non plus immédiatement attirée dans un baiser. J'étais surprise. Tous les autres hommes que j'avais déjà approchés de cette façon auraient saisi l'occasion sans réfléchir à deux fois. Certains auraient attrapé ma taille avant même que je finisse de me rapprocher. D'autres m'auraient embrassée comme s'ils avaient attendu la permission toute leur vie. Raphaël s'est contenté de me regarder. Cependant, il y avait quelque chose dans ses yeux qui me disait qu'il voulait m'embrasser autant que je voulais qu'il le fasse. Son regard s'est brièvement posé sur mes lèvres avant de revenir à mes yeux. La retenue dans son expression semblait lui coûter un effort, et je pouvais voir la faim qu'il essayait de cacher. J'ai souri. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » ai-je murmuré. Il a laissé échapper un souffle discret. « Rien. » « Alors pourquoi tu ne m'embrasses pas ? » Ses lèvres se sont légèrement incurvées, mais il n'a toujours pas bougé. « Je peux ? » La question m'a prise au dépourvu. Pendant un moment, je me suis contentée de le fixer. Je ne me souvenais pas de la dernière fois qu'un homme m'avait demandé la permission de m'embrasser alors que j'étais pratiquement devant lui avec ma main sur sa poitrine et mon visage à quelques centimètres du sien. C'était étrangement attirant. J'ai souri et me suis un peu plus rapprochée. « Bien sûr. » C'était tout l'encouragement dont il avait besoin. Raphaël a passé ses mains autour de ma taille et m'a attirée vers lui. J'ai posé mon autre main contre sa poitrine alors qu'il baissait la tête, et puis ses lèvres ont rencontré les miennes. Le baiser a commencé doucement, presque comme s'il me donnait une autre chance de changer d'avis. Mais quand je me suis rapprochée et que je lui ai rendu son baiser, ses bras se sont resserrés autour de ma taille. Mon cœur a commencé à battre plus vite. Je m'attendais à ce qu'il soit bon embrasseur, mais je ne m'attendais pas à ce que le baiser m'affecte autant. Il y avait quelque chose dans sa façon de me tenir qui m'a fait oublier que nous étions dans ma cuisine avec le dîner qui attendait sur le comptoir. Pendant quelques précieuses secondes, j'ai oublié mon travail, ma réputation et l'affaire qui me hantait depuis hier. Tout ce à quoi je pouvais penser, c'était Raphaël. Puis son téléphone a sonné. Le son a brisé le moment, et nous nous sommes lentement séparés. Je le tenais encore quand il a fouillé dans sa poche et sorti son téléphone. Il a jeté un coup d'œil à l'écran, et le changement dans son expression a été immédiat. Ses yeux se sont écarquillés. Le sourire a disparu de son visage, et tout son corps a semblé se raidir. J'ai froncé les sourcils en le regardant. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Il n'a pas répondu immédiatement. Il a fixé l'écran encore un moment avant de finalement répondre à l'appel. « Allô ? » Je ne pouvais pas entendre ce que la personne à l'autre bout disait, mais j'ai observé attentivement l'expression de Raphaël. Quoi qu'il entende, cela l'avait clairement perturbé. Il s'est légèrement détourné de moi et a parlé à voix basse. « Je comprends. Je serai là. » Il a raccroché et a remis son téléphone dans sa poche. Puis il m'a regardée. « Je suis désolé, Jade. Je dois y aller. » J'ai cligné des yeux, surprise. « Quoi ? Maintenant ? » « Oui. Je suis vraiment désolé. » J'ai jeté un coup d'œil vers la table à manger. « Mais nous n'avons même pas encore dîné. » « Je sais, et j'en suis désolé. Il y a un imprévu. » J'ai étudié son visage, essayant de comprendre ce qui avait bien pu se passer pour qu'il parte si soudainement. Il y a seulement quelques instants, nous nous embrassions dans ma cuisine, et maintenant il avait l'air comme si le monde venait de s'effondrer. « Ça ne peut pas attendre après le dîner ? » ai-je demandé. Il a secoué la tête. « Non. Je dois vraiment y aller. » Je commençais à m'agacer. J'avais passé la soirée à l'attendre au bureau, je l'avais amené chez moi et j'avais préparé le dîner. Maintenant il voulait partir sans même manger. « Très bien, » ai-je dit en croisant les bras. « Je vais dire à mon chauffeur de te ramener chez toi. » Il a immédiatement secoué la tête. « Non. Ne vous inquiétez pas. J'y vais tout seul. » Je l'ai fixé. « Tu es sérieux ? » « Oui. » Il m'a lancé un regard désolé avant de se diriger vers la porte. Je l'ai suivi dans le salon, essayant toujours de comprendre ce qui se passait. « Raphaël, » ai-je appelé. Il s'est arrêté et m'a regardée. « Merci pour le dîner, et je suis désolé de devoir partir comme ça. » J'ai hoché lentement la tête. « D'accord. » Il m'a jeté un dernier regard avant de sortir de la maison. Je suis restée près de la porte et je l'ai regardé partir. Quelques instants plus tard, je l'ai vu monter dans une voiture qui attendait à proximité avant qu'elle ne s'éloigne. J'ai froncé les sourcils. Bizarre. Très bizarre. J'ai fermé la porte et je suis retournée à la table à manger. La nourriture était encore chaude, et les deux assiettes que j'avais disposées étaient là comme si rien ne s'était passé. J'ai tiré une chaise et me suis assise. J'avais perdu l'appétit, mais je me suis forcée à manger quand même. Toutes les quelques minutes, je me surprenais à penser à l'appel téléphonique et à la façon dont l'expression de Raphaël avait changé quand il avait vu le nom de l'appelant. Qui l'avait appelé ? Et pourquoi avait-il eu l'air si effrayé ? J'ai secoué la tête et pris une autre bouchée. C'était peut-être une urgence familiale concernant sa fille. Il m'avait déjà dit qu'elle était à l'hôpital, donc il était possible que quelque chose lui soit arrivé. Cette pensée m'a fait me sentir coupable d'avoir été agacée contre lui. Pourtant, je ne pouvais pas me défaire du sentiment qu'il y avait autre chose. Après le dîner, j'ai débarrassé et je suis montée dans ma chambre. J'ai enfilé ma tenue de nuit et me suis installée dans mon lit, mais le sommeil n'est pas venu facilement. Mon esprit revenait sans cesse au baiser que nous avions partagé et à la façon soudaine dont il était parti. Je n'avais jamais été aussi curieuse à propos d'un homme auparavant. Finalement, j'ai fermé les yeux et me suis forcée à dormir. Le lendemain matin, je me suis réveillée plus tôt que d'habitude. J'avais du travail à préparer, mais avant de m'habiller, j'ai décidé d'allumer la télévision et de regarder les infos du matin pendant que je me préparais. J'ai pris la télécommande et allumé la télévision. Au début, je n'ai prêté que peu d'attention aux présentateurs qui discutaient des gros titres du jour. J'étais occupée à penser à ce que j'allais porter quand un visage familier est apparu à l'écran. Je me suis arrêtée net. La télécommande a failli glisser de ma main. C'était Raphaël. Sa photo remplissait l'écran de télévision, et en dessous se trouvait un titre qui m'a glacé le sang. RECHERCHÉ PAR LA POLICE: LE NOTOIRE VOLEUR RAPHAËL. J'ai fixé l'écran, incrédule, tandis que le présentateur du journal commençait à décrire ses crimes. Oh mon Dieu !!Je me tenais devant le miroir en mettant mes boucles d'oreilles. Mon esprit était encore occupé par ce que j'avais vu à la télévision ce matin-là.Raphael.L'homme que j'avais invité chez moi. L'homme que j'avais embrassé dans ma cuisine. Le même homme qui s'était assis en face de moi à dîner et m'avait dit qu'il avait une fille à l'hôpital.C'était un voleur.Pas n'importe quel voleur. Les infos l'avaient décrit comme un criminel notoire recherché par la police depuis un certain temps.J'ai secoué la tête, incrédule.Comment avais-je pu être aussi stupide ?J'avais laissé un parfait inconnu entrer chez moi. Je l'avais même laissé seul dans mon salon pendant que j'allais chercher de la nourriture dans la cuisine. Et s'il avait prévu de voler quelque chose ? Et s'il avait prétendu être un agent d'entretien juste pour s'approcher de moi ?Je n'arrivais pas à croire que j'avais laissé un voleur entrer chez moi.Après avoir fini mon maquillage, j'ai pris mon sac à main et j'ai décidé de v
J'ai conduit Raphaël vers la table à manger et je lui ai fait signe de s'asseoir pendant que je me dirigeais vers la cuisine pour réchauffer la nourriture que j'avais préparée plus tôt. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si beau, et maintenant je commençais à regretter de ne pas avoir fait plus d'efforts pour mon apparence. Je portais ma robe de travail, mais j'aurais aimé être habillée spécialement pour ce dîner.Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ?Ce n'était qu'un dîner avec un homme que j'avais rencontré dans un club. Il n'y avait aucune raison pour que je me comporte comme une adolescente qui vient de voir son premier béguin.J'ai ouvert le frigo et sorti les boîtes de nourriture. J'étais sur le point de les poser sur le comptoir quand j'ai entendu des pas derrière moi.Je me suis retournée et j'ai trouvé Raphaël debout à l'entrée de la cuisine.« Pourquoi tu me suis ? » ai-je demandé avec un sourcil levé.Il a légèrement souri. « Je pensais que tu aurais peut-être besoin d'a
Quand le travail fut terminé, j'avais déjà commencé à penser au dîner avec Raphaël.Honnêtement, je ne savais pas ce qui m'avait pris. J'avais rencontré cet homme il y a seulement quelques jours et pourtant je l'avais invité chez moi pour dîner. Je n'étais pas le genre de femme à faire entrer des inconnus dans mon espace personnel. Ma maison était mon lieu privé et j'invitais rarement des gens sauf si j'avais une bonne raison.Mais d'une certaine manière, Raphaël avait réussi à me rendre assez curieuse pour enfreindre mes propres règles.J'ai fermé mon ordinateur portable et j'ai rangé mes affaires dans mon sac à main. Après avoir vérifié que j'avais tout ce dont j'avais besoin, je me suis levée et j'ai regardé vers Raphaël qui finissait dans mon bureau.« Tu as fini ? » ai-je demandé.Il s'est tourné vers moi et a hoché la tête. « Oui, madame. »« Bien. Je suis prête à partir. »Il a ramassé son matériel de nettoyage et l'a rangé avant de me suivre hors du bureau. Nous avons marché e
Le lendemain matin, je me suis réveillée de très mauvaise humeur.Pendant quelques secondes, je suis restée allongée dans mon lit à fixer le plafond tout en pensant à tout ce qui s'était passé la veille. Ma première défaite au tribunal me tracassait encore et l'idée que les gens en discutent en ligne me donnait envie de jeter quelque chose à nouveau. Malheureusement, j'avais déjà détruit mon téléphone et je n'avais aucune intention de détruire quoi que ce soit d'autre dans ma maison.J'ai poussé la couverture et je suis sortie du lit.Aujourd'hui était un nouveau jour. J'avais du travail à faire et je n'allais pas rester assise à m'apitoyer sur mon sort à cause d'une affaire perdue. J'avais bâti ma réputation avec des années de travail acharné et une défaite n'allait pas l'effacer. Du moins, c'est ce que je n'arrêtais pas de me dire.Après avoir pris une douche, je me suis tenue devant ma garde-robe et j'ai choisi une robe noire ajustée avec une veste assortie. Je l'ai associée à des
L'homme s'est arrêté à côté de ma table et a jeté un coup d'œil au verre devant moi avant de regarder les strip-teaseurs sur qui j'avais lancé de l'argent.« J'ai payé ton verre. Tu n'as pas besoin de payer l'homme », a-t-il dit.Je l'ai à peine regardé. « D'accord. Merci. »J'ai continué à lancer de l'argent vers les strip-teaseurs comme s'il n'avait pas parlé. La musique était assez forte pour faire trembler le sol et les lumières changeaient sans cesse de couleur. Des hommes et des femmes dansaient autour de moi pendant que j'étais assise là avec mon verre dans une main et mon argent dans l'autre. J'étais venue ici pour oublier le désastre au tribunal. Je n'étais pas intéressée à me faire des amis ou à divertir un homme au hasard qui pensait que m'acheter un verre lui vaudrait mon attention.« Alors comment tu vas ? Tu as l'air triste », a-t-il dit.J'ai lentement tourné la tête vers lui. Pour la première fois, je l'ai regardé correctement. Il était grand et beau avec des cheveux s
*JADE*« Ce tribunal déclare l'accusé coupable sur tous les chefs d'accusation. »Pendant un instant, j'ai cru avoir mal entendu le juge.Je suis restée là à le fixer comme s'il s'était soudainement mis à parler une langue que je ne comprenais pas. Mes doigts se sont resserrés autour des dossiers dans mes mains pendant que j'attendais qu'il se corrige, qu'il dise quelque chose qui rendrait les mots sortant de sa bouche moins ridicules.Mais il ne l'a pas fait.« L'accusé est donc placé en détention provisoire dans l'attente de sa condamnation », a poursuivi le juge en frappant son marteau contre le bureau.« Quoi ? » ai-je murmuré.Avant que je puisse dire quoi que ce soit d'autre, deux policiers se sont approchés de mon client. L'un d'eux a saisi son bras tandis que l'autre se plaçait de son autre côté, se préparant à l'escorter hors de la salle d'audience.Mon client s'est tourné pour me regarder. L'expression sur son visage était quelque chose que je n'arrivais pas tout à fait à dé







