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chapitre 04

last update Last Updated: 2025-08-26 03:58:50

Prison*

Au centre d’une pièce de quatre mètres sur quatre, une jeune femme est assise, les yeux fermés.

À sa posture, on pourrait croire qu’elle est morte ou plongée dans une profonde méditation.

Pour ceux qui s’interrogent, la vérité est qu’elle est effectivement en pleine méditation.

Cela fait près d'une semaine qu’elle reste ainsi, immobile, sans demander à être nourrie.

Les gardes chargés de sa surveillance sont chaque jour plus stupéfaits par ce phénomène.

Dans tout le royaume, la rumeur court qu’elle est probablement décédée.

Mais un jour, lorsque le médecin royal est venu l’examiner, il déclara, mot pour mot :

__ « Cette jeune femme est en parfaite santé, très cher roi. »

Tel fut le diagnostic du médecin devant le roi et sa cour, avant de prendre congé.

Mais tous se demandent :

__ Comment peut-elle rester en bonne santé alors qu’elle n’a pas mangé depuis près d'une semaine ?

Certains murmurent :

__ « Elle doit être une magicienne. »

Ils appuient leur théorie en affirmant :

__ « C’est grâce à ses pouvoirs qu’elle a eu le courage de défier le roi Abdoul. »

D’autres restent sceptiques et pensent plutôt que le médecin s’est trompé :

__ « Elle est sûrement déjà morte, mais vu l’âge avancé du médecin royal, il ne serait peut-être pas capable de le détecter », disent-ils.

Pour clore la discussion provisoirement, ceux qui restent neutres déclarent :

__ « Nous saurons ce qu’il en est lorsque le roi Abdoul ordonnera sa libération. »

Ainsi, tout le royaume attend ce jour fatidique où Aurora Klein sera relâchée.

Le peuple commence à faire pression sur le roi.

Ils réclament sa libération. L’affaire Aurora Klein est devenue le scandale royal qui anime ce beau royaume d’Afrique centrale.

Mais Abdoul cédera-t-il aux demandes de sa population ? Telle est la question et le désir de tous.

---

*Appartement royal, nuit sombre*

Dans les appartements du roi Abdoul, on le voit impatient dans sa baignoire, attendant l’arrivée de son esclave sexuel.

Perdu dans ses pensées, les rideaux s’ouvrent soudain, laissant entrer son garde suivi de Béatrice, son invitée tant attendue.

— Laissez-nous, ordonna-t-il d’une voix autoritaire, et le garde sortit. Approche, commanda-t-il à Béatrice, pétrifiée par la peur et l’incertitude.

Ne m’as-tu pas entendu ? hurla-t-il en voyant qu’elle restait immobile.

— Ex...Excusez-moi, Sa Majesté, balbutia-t-elle, cherchant à s’excuser pour son hésitation.

— Dis-moi, quels mots, phrases ou noms as-tu entendus pendant notre dernière rencontre ?

Insistant sur la dernière syllabe, il ajouta d’une voix ferme :

__ « Ne quittez pas cette Harem. J’espère que je me suis bien fait comprendre ! » cria-t-il pour affirmer sa suprématie.

— Oui, Majesté, répondit-elle en faisant une révérence.

— Très bien, dit-il sur un ton neutre. Tu peux libérer mes appartements.

Alors qu’elle s’apprêtait à franchir la porte, il ajouta une phrase qui glaça son sang :

__ « Gare à toi si un mot ou un nom de ce qui s’est passé entre nous se répand dans cette arène. »

— Vous pouvez compter sur moi, Majesté, répondit-elle avec sérieux.

— Tu ferais bien de te taire, si tu tiens à ta misérable vie, dit-il avec autorité, sans cligner des yeux.

Béatrice fit une dernière révérence puis quitta la pièce, le ventre noué et la peur au cœur:

__ « Oh dieux de mes ancêtres, viens à mon aide », se répétait-elle en boucle pour calmer ses nerfs en ébullition.

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