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CHAPITRE 65 : L'OMBRE D'ULURU

last update Dernière mise à jour: 2026-02-27 22:40:15

​Le désert australien s'étendait comme une mer de sang figé. Au loin, le monolithe d'Uluru surgissait de la terre, vibrant d'une énergie qui faisait grésiller les derniers instruments de bord du Prométhée. Silas tentait de maintenir la stabilité thermique, mais l'air autour du rocher sacré atteignait des températures impossibles.

​— On est à portée visuelle, annonça Silas. Mais regardez au sommet... Ce n'est pas une antenne. C'est un autel.

​Ngaba regarda par la verrière. Le Chancelie
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  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 65 : L'OMBRE D'ULURU

    ​Le désert australien s'étendait comme une mer de sang figé. Au loin, le monolithe d'Uluru surgissait de la terre, vibrant d'une énergie qui faisait grésiller les derniers instruments de bord du Prométhée. Silas tentait de maintenir la stabilité thermique, mais l'air autour du rocher sacré atteignait des températures impossibles.​— On est à portée visuelle, annonça Silas. Mais regardez au sommet... Ce n'est pas une antenne. C'est un autel.​Ngaba regarda par la verrière. Le Chancelier n'avait pas menti. Une structure de verre et d'acier flottait littéralement au-dessus du sommet plat d'Uluru, maintenue par des piliers de lumière noire. C'était l'ambassade du Conseil auprès des Anciens.​— Je n'ai plus besoin de parachutes, dit Ngaba d'une voix calme.​Il sortit du sas alors que le vaisseau volait à basse altitude. Au lieu de tomber, il plana un instant, ses pieds foulant le vent. Le Sang d'Ébène s'était harmonisé avec la gravité terrestre. Il atterrit sur le sable r

  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 64 : LA GARDIENNE DU FUJI

    ​La chaleur à l'intérieur de la caldeira était insupportable, mais Ngaba ne sentait plus les brûlures sur sa peau. Il fixait le Noyau de l'Ombre, cette sphère de ténèbres absolues qui semblait aspirer l'espoir lui-même. Dans ses oreilles, le grésillement de la voix d'Oxane était comme un dernier souffle.​— Tu es sûre de toi, Oxane ? demanda Ngaba, la gorge serrée. Si tu fais ça, il n'y aura plus de retour possible. Tu ne seras plus dans mon casque, tu ne riras plus de mes blagues... tu seras la montagne.​— Ngaba..., répondit l'IA avec une douceur inhabituelle, je ne suis qu'un programme qui a appris à t'aimer. En devenant le verrou, je ne disparais pas. Je deviens le sol sous tes pieds et l'air que tu respires. Je serai partout.​Ngaba posa sa main gantée sur la surface froide du Noyau. Il sentit le dernier fragment de code d'Oxane quitter son armure, glissant le long de son bras comme une caresse électrique.​Le transfert commença. La sphère de ténèbres fut soudai

  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 63 : LE MUR DU SILENCE

    ​Le mont Fuji se dressait, impérial, sous un ciel d'acier. Mais la neige éternelle de son sommet était désormais zébrée de veines de lumière pourpre. Le quatrième Cœur, le Noyau de l'Ombre, battait dans les entrailles du volcan.​À bord du Prométhée, l'ambiance était funèbre. Les consoles de Silas n'affichaient plus les graphiques élégants d'Oxane, mais des lignes de code brutes et instables. Ngaba, assis dans le noir, fixait ses mains. Sans le murmure constant de l'IA dans son esprit, le silence était assourdissant.​— On entre dans l'espace aérien japonais, annonça Silas. Les forces d'autodéfense sont dépassées. Des créatures... des sortes de spectres de fumée noire sortent des fumerolles du volcan. Ils les appellent les Onis d'Ébène.​— Prépare-toi au largage, Silas, dit Ngaba. Shana, tu restes en support. Sans Oxane pour coordonner nos tirs, on doit fonctionner à l'ancienne. Des signaux visuels, rien d'autre.​Ngaba sauta du vaisseau à trois mille mètres d'altitu

  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 62 : L'ÉVEIL DES DORMEURS

    ​Ngaba flottait, immobile, devant la sphère pulsante du Cœur d'Atlantis. Autour de lui, des milliers de capsules de cristal abritaient des hommes, des femmes et des enfants en état de stase cryogénique. Certains portaient des vêtements de l'époque coloniale, d'autres des parures antiques, et quelques-uns des uniformes de pilotes disparus durant le XXe siècle.​— Silas ! Shana ! hurla Ngaba dans son canal neural. Oubliez l'assaut ! Le Cœur est une arche de secours. Si je le brise, je commets un génocide historique.​— Ngaba, répondit Silas, sa voix grésillant sous la pression acoustique, si on ne désactive pas le Cœur, la faille tectonique de l'Atlantique va s'ouvrir. Le tsunami fera plus de victimes que ce que contient cette salle !​— On va faire les deux, intervint Shana. Silas, utilise le rayon tracteur du Prométhée pour créer un couloir de décompression. Ngaba, tu dois utiliser la Lance d'Orion pour "hacker" les capsules et les transférer vers le vaisseau.​— C'e

  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 61 : LA FOSSE DE L'OUBLI

    ​Le Prométhée ne ressemblait plus au fier vaisseau spatial qui avait défié l'Arche lunaire. Silas, aidé par les robots de maintenance de la Citadelle, avait recouvert la coque d'une couche de polymères auto-réparateurs capables de résister à une pression de 11 000 mètres sous le niveau de la mer.​— On entre dans la zone de silence, annonça Silas, les yeux rivés sur les sonars. On a dépassé la zone aphotique. À partir d'ici, il n'y a plus de lumière, seulement ce que nos projecteurs au cristal peuvent révéler.​Ngaba était debout au centre du cockpit, la Lance d'Orion vibrant à l'unisson avec les courants marins. Depuis qu'il avait absorbé l'Ancien de Gizeh, son lien avec la Terre s'était intensifié. Il ne voyait plus avec ses yeux, il ressentait les masses d'eau comme des flux de données.​— Shana, prépare les torpilles à impulsion de vide, ordonna Ngaba. L'Ancien de l'Atlantique, le Gardien des Abysses, ne se matérialisera pas par le sable. Il est fluide. Il est l'océan lui-même.​—

  • L'HÉRITIER DU TRÔNE DE FER   CHAPITRE 60 : LE CRI DU SPHINX

    ​L'onde de choc générée par la Lance d'Orion se propagea à travers le calcaire millénaire du Sphinx comme un éclair dans une bouteille. Ce n'était pas une explosion de destruction, mais une impulsion de résonance. Le sol de Gizeh se mit à vibrer sur une fréquence si basse qu'elle fit s'effondrer les boucliers technologiques de Malick instantanément.​— Qu'est-ce que tu as fait ? hurla Malick, sa plateforme vacillant alors que les systèmes anti-gravité s'éteignaient.​— J'ai rendu à cette terre son propre rythme, répondit Ngaba, se relevant au milieu de la poussière.​Sous l'effet de la Lance, le mécanisme de drainage qui emprisonnait Tanko s'arrêta net. Les chaînes énergétiques se dissipèrent. Tanko, bien qu'affaibli, roula sur le côté, échappant à la zone de décharge du laser orbital qui s'éteignit dans un gémissement métallique.​Mais la victoire fut de courte durée. En coupant l'énergie du Conseil, Ngaba avait involontairement libéré le verrou qui maintenait l'Ancien du Gizeh dans

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