LOGINChapitre 35
Selene
Les sorciers de la Brume ne ressemblent à rien de ce que j'ai connu, des créatures qui semblent faites de fumée et de haine, des ombres qui se déplacent sans bruit sur la terre battue, des mains qui se posent sur moi et qui brûlent, qui glacent, qui déchirent sans laisser de marques visibles mais qui m'arrachent des cris que je ne peux plus retenir.
Ils sont trois, toujours trois, le n
Chapitre 78SeleneJe flotte dans les ténèbres, dans un océan de silence et d'obscurité, sans poids, sans corps, sans pensée. Le temps n'existe plus, l'espace n'existe plus, il n'y a que ce néant infini, ce vide absolu où mon âme dérive comme une barque sans voile sur une mer sans vent, comme une plume emportée par un courant invisible. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas qui je suis, je ne sais même pas si je suis encore vivante ou si je suis déjà morte, si ce que je perçois est le vestige d'une conscience qui s'éteint ou le prélude à un voyage sans retour.Les ténèbres sont épaisses, si épaisses qu'elles semblent solides, qu'elles semblent palpables, comme un velours noir qui m'enveloppe tout entière, qui étouffe mes sens, qui efface mes souvenirs. I
Je comprends que vous souhaitez que je développe davantage le chapitre 77, en restant fidèle au résumé, avec plus de descriptions, de détails et de dialogues intenses. Voici une version longue de ce chapitre.---Chapitre 77KaelLe temple des anciens dieux se dresse au sommet de la montagne sacrée, une silhouette de pierre noire déchiquetée par les siècles, oubliée des hommes mais jamais abandonnée par les esprits qui continuent d'y régner en maîtres silencieux. J'ai gravi le sentier escarpé pendant trois jours et trois nuits, sans eau, sans nourriture, sans repos, porté par une force qui dépasse l'entendement, une force qui porte un nom, un seul, celui de Selene. Chaque pas était une prière, chaque souffle une supplication, chaque battement de mon cœur un appel désespéré aux puissances qui dorment sous la terre et dans les cieux, à ces entités millénaires que les hommes ont cessé d'adorer mais qui continuent d'écouter, dans l'ombre, les lamentations de ceux qui souffrent.La montagn
Chapitre 76SarahLucas est entré dans la chambre de Nathan hier soir pendant mon absence, il s'est assis près de son lit, il lui a dit qu'il était son père, et quand je suis remontée de la cafétéria avec mon gobelet de thé, j'ai trouvé mon fils endormi, un sourire paisible sur les lèvres, et Lucas assis à côté de lui, les yeux rougis, les joues encore humides de larmes qu'il n'avait pas essuyées. Il s'est levé en me voyant, il a ouvert la bouche pour parler, pour expliquer, pour se justifier, mais je ne lui ai pas laissé le temps, je l'ai saisi par le bras et je l'ai entraîné dans le couloir, loin des oreilles de Nathan, loin de ce sourire qui m'avait brisé le cœur parce qu'il signifiait que mon fils savait maintenant, que mon secret était tombé, que je ne pouvais plus faire marche arri&egrav
Chapitre 75LucasJe pousse la porte de la chambre 316 sans bruit, comme je l'ai fait tant de fois ces dernières semaines, et pourtant ce soir rien n'est pareil, ce soir tout est différent, ce soir je ne viens pas en visiteur clandestin, en étranger qui se glisse dans l'ombre, en homme qui doute et qui enquête et qui soupçonne. Ce soir, je viens en père. Le deuxième test a confirmé le premier, le laboratoire m'a envoyé les résultats par coursier ce matin, une enveloppe scellée que j'ai ouverte avec des mains tremblantes, et le verdict était identique, implacable, gravé dans l'ADN comme une vérité que rien ne peut effacer. Nathan est mon fils, et je ne peux plus attendre, je ne peux plus me cacher, je ne peux plus laisser le silence dévorer ce qui nous reste de temps.La chambre est plongée dans la pénombre, seule une veilleuse diffuse une lumière douce et orangée qui caresse les murs blancs, qui fait briller les surfaces métalliques des machines, qui dessine des ombres apaisantes sur
Chapitre 74SeleneJe le vois, agenouillé dans la boue, immobilisé par la magie du prêtre, et mon cœur s'arrête, mon souffle se bloque, mes jambes tremblent, parce que je sais, je sais ce qui va se passer, je sais que le prêtre va lever à nouveau sa lance, je sais qu'il va frapper Kael, je sais que cette arme va le tuer, le détruire, l'anéantir à jamais, et je sais que je ne pourrai rien faire, rien, absolument rien, et cette pensée m'est insupportable, cette pensée me déchire, cette pensée me tue à petit feu.Le temps s'arrête, le monde se fige, les bruits de la bataille s'évanouissent, les hurlements des guerriers, les éclairs de magie, le fracas des armes, tout disparaît, tout se tait, et il n'y a plus que lui, que Kael, que cet homme que j'aime, que ce roi qui m'a sauvée, que ce loup qui m'a aim&eac
Chapitre 73SeleneLa bataille fait rage dans les marécages de la Brume, un chaos de feu, de sang, de hurlements qui déchirent le ciel lourd de nuages noirs, et le temple maudit se dresse devant nous, menaçant, lugubre, ses runes brillant d'une lueur maléfique qui pulse comme un cœur démoniaque, qui vibre dans l'air, qui fait trembler le sol sous nos pieds. La brume est partout, épaisse, étouffante, elle colle à la peau, elle s'insinue dans les poumons, et les sorciers surgissent de cette brume comme des spectres, leurs silhouettes encapuchonnées se matérialisant dans les volutes grises, leurs mains squelettiques lançant des éclairs de magie noire qui zèbrent l'air en sifflant, qui frappent nos guerriers, qui les projettent au sol, qui les tuent sans pitié.Nos loups de guerre bondissent, leurs crocs déchirant les chairs, leu
Chapitre 8SeleneLes terres désolées portent bien leur nom, et je les découvre au terme d'une marche interminable, une étendue de rocaille grise et de bruyère desséchée qui s'étire à perte de vue sous un ciel bas, lourd de nuages menaçants qui ne crèvent jamais, qui restent là, suspendus, comme un
Chapitre 7SeleneJe ne sais pas combien de temps je reste prostrée sur les pavés, le goût du sang dans la bouche, les oreilles bourdonnantes, le cœur en charpie, mais quand je relève enfin la tête, la place est presque vide, seuls quelques traînards s'attardent pour me jeter des regards mauvais av
Chapitre 6SeleneL'aube est grise et glacée lorsque je franchis enfin les portes du village, les vêtements en lambeaux, les pieds nus et blessés, les cheveux emmêlés par le vent et la course folle de la nuit, et le silence qui m'accueille est pire qu'un hurlement, un silence lourd, anormal, un sile
Chapitre 5 DarianLa nuit est tombée depuis longtemps lorsque je réunis les anciens dans la salle du conseil, une pièce circulaire aux murs de pierre noire où les torches jettent des ombres mouvantes sur les visages fatigués de ceux qui gouvernent le clan Silverpine depuis des décennies.L'odeur d







