LOGINChapitre 76
Sarah
Lucas est entré dans la chambre de Nathan hier soir pendant mon absence, il s'est assis près de son lit, il lui a dit qu'il était son père, et quand je suis remontée de la cafétéria avec mon gobelet de thé, j'ai trouvé mon fils endormi, un sourire paisible sur les lèvres, et Lucas assis à côté de lui, les yeux rougis, les joues encore humides de
Chapitre 76SarahLucas est entré dans la chambre de Nathan hier soir pendant mon absence, il s'est assis près de son lit, il lui a dit qu'il était son père, et quand je suis remontée de la cafétéria avec mon gobelet de thé, j'ai trouvé mon fils endormi, un sourire paisible sur les lèvres, et Lucas assis à côté de lui, les yeux rougis, les joues encore humides de larmes qu'il n'avait pas essuyées. Il s'est levé en me voyant, il a ouvert la bouche pour parler, pour expliquer, pour se justifier, mais je ne lui ai pas laissé le temps, je l'ai saisi par le bras et je l'ai entraîné dans le couloir, loin des oreilles de Nathan, loin de ce sourire qui m'avait brisé le cœur parce qu'il signifiait que mon fils savait maintenant, que mon secret était tombé, que je ne pouvais plus faire marche arri&egrav
Chapitre 75LucasJe pousse la porte de la chambre 316 sans bruit, comme je l'ai fait tant de fois ces dernières semaines, et pourtant ce soir rien n'est pareil, ce soir tout est différent, ce soir je ne viens pas en visiteur clandestin, en étranger qui se glisse dans l'ombre, en homme qui doute et qui enquête et qui soupçonne. Ce soir, je viens en père. Le deuxième test a confirmé le premier, le laboratoire m'a envoyé les résultats par coursier ce matin, une enveloppe scellée que j'ai ouverte avec des mains tremblantes, et le verdict était identique, implacable, gravé dans l'ADN comme une vérité que rien ne peut effacer. Nathan est mon fils, et je ne peux plus attendre, je ne peux plus me cacher, je ne peux plus laisser le silence dévorer ce qui nous reste de temps.La chambre est plongée dans la pénombre, seule une veilleuse diffuse une lumière douce et orangée qui caresse les murs blancs, qui fait briller les surfaces métalliques des machines, qui dessine des ombres apaisantes sur
Chapitre 74SeleneJe le vois, agenouillé dans la boue, immobilisé par la magie du prêtre, et mon cœur s'arrête, mon souffle se bloque, mes jambes tremblent, parce que je sais, je sais ce qui va se passer, je sais que le prêtre va lever à nouveau sa lance, je sais qu'il va frapper Kael, je sais que cette arme va le tuer, le détruire, l'anéantir à jamais, et je sais que je ne pourrai rien faire, rien, absolument rien, et cette pensée m'est insupportable, cette pensée me déchire, cette pensée me tue à petit feu.Le temps s'arrête, le monde se fige, les bruits de la bataille s'évanouissent, les hurlements des guerriers, les éclairs de magie, le fracas des armes, tout disparaît, tout se tait, et il n'y a plus que lui, que Kael, que cet homme que j'aime, que ce roi qui m'a sauvée, que ce loup qui m'a aim&eac
Chapitre 73SeleneLa bataille fait rage dans les marécages de la Brume, un chaos de feu, de sang, de hurlements qui déchirent le ciel lourd de nuages noirs, et le temple maudit se dresse devant nous, menaçant, lugubre, ses runes brillant d'une lueur maléfique qui pulse comme un cœur démoniaque, qui vibre dans l'air, qui fait trembler le sol sous nos pieds. La brume est partout, épaisse, étouffante, elle colle à la peau, elle s'insinue dans les poumons, et les sorciers surgissent de cette brume comme des spectres, leurs silhouettes encapuchonnées se matérialisant dans les volutes grises, leurs mains squelettiques lançant des éclairs de magie noire qui zèbrent l'air en sifflant, qui frappent nos guerriers, qui les projettent au sol, qui les tuent sans pitié.Nos loups de guerre bondissent, leurs crocs déchirant les chairs, leu
Chapitre 72KaelLa nuit est tombée sur la forteresse, une nuit sans étoiles, sans lune, une nuit de ténèbres qui semble annoncer la bataille à venir, et je me tiens dans la salle du conseil, entouré de mes lieutenants, de mes guerriers, de tous ceux qui sont prêts à donner leur vie pour notre royaume. Les torches jettent des lueurs vacillantes sur les visages graves, sur les armures noires qui scintillent faiblement, sur les armes qui brillent dans la pénombre comme des promesses de mort, et le silence est lourd, chargé de la tension qui précède les grandes batailles. La carte du territoire est déployée sur la table de chêne, les marqueurs indiquant les positions ennemies, les pièges à éviter, les points stratégiques à atteindre.Selene se tient près de moi, le visage pâle, les yeux br
Chapitre 71SeleneKael s'est endormi, épuisé par la lutte contre la malédiction, et je veille sur lui, assise dans le fauteuil de cuir usé que j'ai rapproché du lit, la main posée sur son front pour vérifier que la fièvre ne revient pas, mes doigts caressant machinalement ses cheveux noirs, ces cheveux si doux, si épais, qui contrastent avec la dureté de son visage, avec la puissance de son corps, avec la légende du Roi Noir. La chambre est plongée dans une pénombre apaisante, les rideaux de velours noir tirés pour masquer la lumière du jour qui pourrait troubler son sommeil, les braises rougeoyant dans la cheminée monumentale comme des yeux de dragon assoupis, et le silence est troublé seulement par le souffle régulier de Kael, par le crépitement du feu, par le vent qui gémit doucement derrière
Chapitre 4 SeleneLes branches griffent mon visage et mes bras nus tandis que je m'enfonce dans la forêt, loin de la clairière, loin des regards, loin de cette humiliation qui colle à ma peau comme de la poix brûlante, et je cours, je cours sans savoir où je vais, les poumons en feu, les pieds ens
Chapitre 3DarianLe hurlement de Selene traverse la forêt comme une flèche d'acier, et il atteint la salle du conseil où je me tiens, entouré des anciens qui me félicitent avec des sourires onctueux, des tapes dans le dos, des mots qui suintent l'hypocrisie.— Tu as bien fait, Darian, dit Merek en
Chapitre 2 Selene— Je prendrai pour compagne Lysandra de la meute Ironclaw, fille aînée du chef Aldric, et cette alliance unira nos deux clans pour l'éternité.Les mots tombent comme des pierres dans un lac gelé, et je reste là, pétrifiée au bout de l'allée centrale, les doigts de mon père soudai
Chapitre 1 SeleneJe me tiens devant le miroir de la chambre que j'occupe depuis l'enfance, et la robe blanche que j'ai cousue de mes mains brille sous la lumière argentée de la lune qui entre par la fenêtre ouverte, une robe simple mais pure, brodée de fils d'argent qui dessinent des motifs de lo







