Beranda / Romance / L'amante du PDG / La clause invisible

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La clause invisible

Penulis: Anatory
last update Tanggal publikasi: 2025-12-28 05:55:23

Je croyais naïvement que mon deuxième jour serait plus simple que le premier.

C’était stupide.

Rien avec Ethan Blackwell n’était simple.

Quand j’arrivai au bureau, il était déjà là, penché sur son écran, parfaitement immobile, à tel point qu’on aurait cru qu’il ne respirait plus. Ses manches étaient légèrement retroussées, révélant des avant-bras sculptés que je préférais ne pas remarquer, mais mon cerveau avait déjà archivé l’image dans un coin dangereux.

« Bonjour », dis-je timidement.

Aucune réponse.

Je posai mes affaires, déterminée à ignorer son aura toxique, et me mis aussitôt au travail. Soudain, sa voix tomba, coupante.

« Vous écoutez mal. »

Je relevai la tête.

« Pardon ? »

Il tourna l’écran vers moi : le tableau que j’avais rempli hier y était, marqué d’une seule ligne rouge en contraste.

« Cette valeur est incohérente. »

Je fronçai les sourcils. Il avait remarqué UNE erreur sur cinquante pages ? C’était inhumain.

« Je peux corriger tout de suite », dis-je.

« Déjà fait. »

Il tapota son clavier sans même me regarder.

« Mais je voulais savoir si vous étiez capable de la repérer vous-même. »

Je sentis mes joues chauffer, non de honte, mais de défi. J’avais envie de lui prouver qu’il ne pouvait pas me juger en deux jours seulement.

Je m’approchai, peut-être un peu trop près, mais je n’aimais pas parler à un dos. Je voulais qu’il me regarde.

Quand je me penchai, mon parfum dut flotter dans l’air, car ses doigts s’arrêtèrent aussitôt. Il ne bougea pas, comme si un signal interne venait de déclencher une alarme.

« Vous avez changé quelque chose », dit-il.

Je clignai des yeux.

« Quelque chose comme… quoi ? »

Il tourna lentement la tête vers moi, trop lentement, comme s’il craignait de voir ce qu’il allait découvrir.

« Votre parfum. »

Je sentis ma respiration se bloquer.

« Oui… j’ai pensé que… »

« Ne changez rien à votre travail pour plaire à qui que ce soit. »

Il me fixa.

« Ou pour déplaire. »

Je restai muette, ne comprenant pas ce qu’il insinuait.

« Je ne l’ai pas fait pour quelqu’un », dis-je enfin.

« Bien. »

Il recula légèrement, comme pour rétablir une distance qu’il avait peur d’avoir franchie.

« Amélia. »

C’était la première fois qu’il prononçait mon prénom sans froideur. Cela résonna différemment dans l’air.

« Oui ? »

« Vous travaillez avec moi, pas pour moi. »

Je restai figée. Était-ce un compliment déguisé ? Une reconnaissance ?

Mais avant que je puisse répondre, il se rassit et enchaîna :

« Nous avons une réunion dans dix minutes. Vous venez. »

« Je… je n’étais pas au courant de cette réunion. »

« Vous l’êtes maintenant. »

Il se leva, attrapa sa veste et marcha vers la porte. Je le suivis aussitôt.

Dans l’ascenseur, le silence n’était pas neutre, mais épais, chargé, tendu. Je sentais son regard sur moi avant même de tourner la tête. Quand je le fis, il détourna les yeux trop vite.

Je me mordis la lèvre.

Mauvaise idée.

Son regard descendit immédiatement sur ma bouche et s’y attarda une seconde de trop. Mon cœur fit un salto.

Les portes s’ouvrirent, et il s’écarta vers la sortie comme s’il venait de s’approcher trop près d’un incendie.

La réunion se passa étonnamment bien. Enfin… pour lui. Pour moi, c’était une épreuve : il parlait vite, utilisait des termes complexes, et chaque fois que je prenais la parole, j’avais l’impression que la moitié de la salle me jugeait.

Mais lui… il m’écoutait.

Quand je fis une remarque sur un projet mal structuré, certains cadres me lancèrent des regards noirs. Ethan tourna légèrement la tête vers eux. Ils se turent immédiatement. Puis il revint vers moi, impassible.

« Continue. »

Un mot. Un ordre. Et pourtant, il me donna paradoxalement de la force.

Quand la réunion se termina, je rangeai mes notes encore tremblante. Ethan ne bougea pas et attendit que tout le monde soit sorti. Puis il ferma la porte et se tourna vers moi.

« Vous avez bien parlé. »

Je faillis lui demander s’il allait mourir après un compliment pareil.

« Merci », dis-je doucement.

« Mais vous étiez nerveuse. »

Je baissai les yeux.

« Je ne suis pas habituée à parler devant autant de gens importants. »

Il s’approcha, un pas, puis un autre, comme si quelque chose en lui le poussait malgré lui.

« Vous n’avez pas besoin d’avoir peur tant que je suis là. »

Je relevai la tête. Il était juste devant moi. Son regard était plus sombre qu’hier, plus… humain.

« Pourquoi vous dites ça ? », demandai-je.

Il inspira profondément, sa mâchoire se contracta, et son regard glissa une seconde de trop sur ma bouche.

« Parce que je ne supportais plus l’idée que quelqu’un vous intimide autant que moi. »

Je sentis la chaleur monter dans ma poitrine.

« Vous m’intimidez encore », dis-je sans réfléchir.

Il ferma les yeux une fraction de seconde, comme si mes mots l’avaient touché en plein cœur.« Alors c’est un problème. »

« Pour qui ? »

Il rouvrit les yeux, son regard brûlant et sans détour.« Pour moi. »

Avant que je puisse répliquer, il se détourna brusquement.« Retournons au bureau. »

Sa voix n’avait plus rien de sa froideur habituelle. 

Elle tremblait. Juste un peu.

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Helenis Coulibaly
j'adore ......️...🩷
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