LOGINÉléonore Dubois, 23 ans, mannequin célèbre, héritière d'une immense fortune et fille unique d'un couple de célébrités absents, découvre qu'elle est enceinte suite à une nuit passionnée avec un inconnu nommé Julien. Isolée affectivement, élevée par son majordome et confident Théo, elle a construit une carapace d'arrogance et de matérialisme pour masquer sa profonde solitude.
View More°•~━━✥❖✥━━~•°
L'argent possédait un pouvoir absolu, celui de plier les autres à sa volonté. D'un simple claquement de doigts, le monde s'agenouillait à ses pieds, docile et servile. Éléonore tirait avantage de cet argent et du pouvoir qu'il conférait pour s'approprier tout ce que son cœur désirait, sans limite, sans remords. Elle ne jurait plus que par l'argent. Cet argent que ses parents lui envoyaient par virements automatiques pour compenser leurs absences chroniques, ces sommes astronomiques qui atterrissaient sur son compte comme des pansements sur une plaie béante qui ne cicatrisait jamais. Cet argent était devenu sa seule compagnie, son unique confident dans un appartement de luxe désespérément vide. Oui, Éléonore était devenue l'exact opposé de ce qu'elle avait rêvé d'être enfant. L'arrogance et l'égocentrisme la caractérisaient parfaitement désormais, comme une robe taillée sur mesure qu'elle portait avec une aisance presque naturelle. Elle était le centre de l'attention et cela lui plaisait, même si elle savait pertinemment, au fond d'elle, que ce n'était que pour son argent. Pour les bouteilles hors de prix qu'elle commandait sans même regarder l'addition. Pour les fêtes qu'elle finançait. Pour le prestige que conférait sa simple présence. Éléonore s'était forgée une réputation de fêtarde invétérée. Elle ne manquait jamais une soirée, toutes les boîtes de nuit du 8ᵉ arrondissement de Paris la connaissaient maintenant par son prénom. Les videurs la saluaient d'un hochement de tête respectueux, les barmans préparaient son cocktail préféré dès qu'ils l'apercevaient. Elle dépensait pratiquement dix mille euros par soirée, parfois plus quand l'ivresse la rendait généreuse, et de ces soirées, Éléonore en avait accumulé tant qu'elle ne pouvait même plus les compter. Elles se fondaient toutes dans un brouillard alcoolisé de musique assourdissante, de corps collés et de lendemains difficiles. C'était devenu son quotidien. Sa normalité tordue. ┗━━━━ • ✿ • ━━━━┛ Endormie confortablement dans ses draps de soie italienne à plus de vingt mille euros, les stores encore hermétiquement fermés bloquant toute lumière extérieure, le jour s'était levé depuis plusieurs heures déjà. Le soleil de midi tapait probablement sur les immeubles haussmanniens, mais dans cette chambre, c'était encore la nuit. Depuis plusieurs semaines, la jeune femme pratiquait une activité à laquelle elle avait pris goût, un rituel nouveau qui bouleversait son emploi du temps habituel. N'étant pas une grande adepte du sommeil auparavant, elle vivait la nuit comme un vampire mondain et profitait du jour pour se reposer de ses excès. Mais là, la donne avait radicalement changé. Elle ne pouvait plus sortir aussi souvent qu'elle le voulait, son corps lui imposant des limites qu'elle n'avait jamais connues. Ce n'était pas vraiment un souci pour elle, en tout cas c'est ce qu'elle essayait de se convaincre. Les seuls qui ne comprenaient pas étaient ses soi-disant amis, de toute façon ils n'étaient là que pour gratter un peu d'argent, des parasites qu'Éléonore nourrissait par habitude plus que par affection réelle. Elle leur donnait ce qu'ils voulaient et ils gravitaient autour d'elle comme des mouches autour d'un pot de miel. La porte s'ouvrit brusquement, violemment, arrachant un sursaut brutal à l'endormie. Le bruit résonna dans la chambre comme un coup de feu. Éléonore posa instinctivement une main protectrice sur son ventre par réflexe, un geste qu'elle commençait à adopter de plus en plus souvent ces derniers temps, tout en dévisageant avec un mélange de colère et d'épuisement la personne qui venait de la réveiller aussi brusquement, sans même prendre la peine de frapper à la porte. Comme si elle était chez elle. Comme si elle avait des droits sur elle. Une femme d'une quarantaine d'années se tenait dans l'embrasure, vêtue d'un ensemble Chanel élégant et d'une paire de talons Louboutin vertigineux. Ses cheveux étaient coiffés en une queue de cheval impeccable, tirée si serrée qu'on aurait dit un lifting naturel. Elle portait un maquillage léger mais parfaitement appliqué, et ses doigts manucurés à la perfection reposaient sur ses hanches dans une pose dramatique digne d'une actrice, ce qu'elle était d'ailleurs. Elle retira ses mains de ses hanches pour claquer dans ses doigts, un geste théâtral et autoritaire. Immédiatement, grâce à la domotique dernier cri de l'appartement, les stores s'ouvrirent dans un bruissement mécanique et les lumières s'allumèrent, inondant brutalement la pièce d'une clarté aveuglante. Éléonore plissa les yeux, grimaçant sous l'agression lumineuse. Les sourcils arqués dans une expression de défi, elle ne comprenait pas cette soudaine intrusion, bien qu'au fond elle s'y attendît. Malgré tout, elle avait envie de rire. De rire de l'absurdité de cette situation, de cette femme qui jouait à la mère concernée. « Dubois Éléonore. » Sa voix était coupante, glaciale. « C'est bien moi. » Rétorqua la jeune femme d'un ton traînant, presque ennuyé, en se levant lentement de son lit, dévoilant son shorty en soie noire à la dame dans un geste délibérément provocateur. Elle savait que ça l'irriterait, et c'était exactement son intention. « Tu m'expliques ces résultats que je viens de recevoir ? » Elle brandissait un papier, probablement les résultats de sa prise de sang. « À cause de ça, j'ai dû quitter le tournage de ma nouvelle série ! Tu sais combien ça me coûte professionnellement ? Le réalisateur était furieux ! » Le ton élevé, presque hystérique, elle la regardait fouiner dans sa commode avec des gestes délibérément lents, cherchant des vêtements propres sans lui accorder plus d'attention qu'à un meuble. Éléonore n'appréciait guère les reproches, et encore moins le ton condescendant de cette femme qui se prétendait sa mère. Elle détestait cela viscéralement, et tous le savaient. Alors pourquoi avait-elle cette manie insupportable de lui parler comme si elle était toujours la petite fille de cinq ans qui faisait des bêtises et qu'elle punissait entre deux tournages ? Ne pouvait-elle pas voir qu'elle avait grandi ? Après plus de vingt ans d'absence, elle ne pouvait quand même pas lui sortir cette carte, faire semblant de s'inquiéter de ce qui pouvait lui arriver, comme si elle avait été là, comme si elle avait le droit. « T'ai-je demandé de faire cela ? » Sa voix était dangereusement calme, chaque mot articulé avec précision. « Non. Alors ne viens pas m'ennuyer avec tes états d'âme. J'ai assez de problèmes comme ça sans que tu m'en rajoutes d'autres avec ta culpabilité mal placée et ton besoin soudain de jouer à la maman parfaite. » Elle enfila un jogging Balenciaga et un t-shirt Givenchy oversize, ses mouvements saccadés trahissant sa colère contenue. Elle n'avait pas encore pris sa douche, ni fait sa toilette, parce qu'elle s'acharnait à rester plantée là, dans sa chambre, dans son espace. Elle détestait cette intrusion, encore plus quand il s'agissait d'eux. Le simple fait de la voir lui donnait envie de vomir, une nausée qui n'avait rien à voir avec sa grossesse. Elle ne supportait plus cette situation, ce simulacre de famille. « Éléonore, je suis ta mère, tu me parles autrement ! » Elle haussa le ton, offensée, croisant les bras sur sa poitrine dans une posture défensive. « Sois heureuse que ton père n'ait pas encore eu vent de ces résultats. Tu imagines sa réaction ? Le scandale que ça pourrait créer pour notre image ? » Toujours l'image. Jamais elle. « Je me fiche complètement que vous soyez au courant ou non. » Les mots sortirent de sa bouche comme du venin, froids et tranchants. « Je suis enceinte et cela ne vous concerne absolument pas. Vous n'avez jamais été concernés par ma vie avant, pourquoi commencer maintenant ? » Elle se leva d'un bond, la dominant de toute sa hauteur malgré sa stature pas très imposante, et indiqua la sortie d'un geste sec. « Maintenant, peux-tu me laisser prendre ma douche ? J'ai du travail. »Fractures et Tempêtes°•~━━✥❖✥━━~•°Des mois s'étaient enchaînés successivement, chacun apportant ses propres transformations silencieuses. Éléonore était entrée dans son deuxième trimestre de grossesse, et son petit ventre, longtemps à peine perceptible, avait enfin pris une forme tangible, réelle, qui réjouissait tout le monde – elle la première, même si elle ne l'admettrait pas facilement à voix haute.Les choses entre Antoine et Thomas s'étaient améliorées pour le mieux, ce qui avait soulagé une tension palpable dans l'appartement de Julien. Thomas s'était trouvé incapable de maintenir cette distance qu'il s'était lui-même imposée, son cœur refusant obstinément de coopérer avec sa raison. Il avait fait ce qu'il fallait en cessant d'ignorer les messages, en répondant d'abord brièvement, puis de plus en plus, jusqu'à ce que la brèche se referme suffisamment pour les laisser avancer.Catherine était heureuse de s'être rapprochée un peu de sa fill
Thomas suivit le doigt. Ses yeux tombèrent exactement sur Éléonore au moment précis où cette dernière retirait ses lunettes, révélant pleinement son visage. Le cerveau de Thomas fit une pause complète. Ce n'était pas possible. Vraiment pas possible. Il cligna des yeux, une fois, deux fois. Regarda Maxime avec des yeux écarquillés comme si son ami venait de lui révéler l'existence de la vie extraterrestre. Regarda à nouveau l'invitée. Éléonore Dubois. Éléonore Dubois. Assise dans leur canapé défraîchi, en chaussettes d'intérieur. « Je... hum. » Les mots lui avaient littéralement échappé des lèvres avant qu'il ne puisse les retenir, tellement la surprise le dépassait. « Est-ce vraiment ce que je crois voir, grand frère ? » Maxime acquiesça simplement avec ce sourire tranquille de quelqu'un qui connaissait la réponse depuis longtemps. Éléonore, de son côté, ne comprenait visiblement
°•~━━✥❖✥━━~•° Encore une semaine entière s'était écoulée, lente et chargée d'une tension silencieuse que les murs de l'appartement semblaient avoir absorbée. Julien avait bien vu, observé avec inquiétude croissante que quelque chose n'allait vraiment pas avec Thomas depuis sa sortie catastrophique chez les parents d'Antoine. Il portait cette tristesse-là différemment des autres – pas bruyamment, pas avec des explosions de colère comme avant, mais silencieusement. Les épaules légèrement voûtées. Les réponses courtes. Le regard qui se perdait dans le vide entre deux bouchées. Il n'avait voulu rien lui dire directement, et il ne pouvait que le comprendre parfaitement. C'était une douleur qui lui appartenait, un problème qui concernait Thomas et Antoine en premier lieu. Ce qu'il pouvait faire en tant que grand frère – la seule chose vraiment utile qu'il pouvait faire – était de lui redonner le sourire. Pas de résoudre, pas de conseiller, juste d'être là et de créer autour de lui une atm
Un jeune homme assez grand, impressionnant même – facilement un mètre quatre-vingt-cinq – apparut dans l'embrasure. Il avait des fossettes profondes similaires à celles d'Antoine et des lunettes à monture noire qui lui donnaient un air intellectuel.« Oh, Antoine ? » S'exclama-t-il avec surprise évidente. « Que fais-tu ici ? Je ne savais pas que tu venais ce week-end. Tu aurais dû prévenir ! »Thomas déduisit logiquement que cela devait être son frère aîné, Nathan. Antoine lui avait effectivement beaucoup, énormément parlé de celui-ci au fil des mois, aussi souvent et affectueusement qu'il lui parlait de son propre frère Julien. Leurs frères respectifs semblaient être des sujets de conversation récurrents.« Je suis là principalement pour vous présenter... » commença Antoine.« Oh, Thomas, c'est ça ? » Le devança abruptement Nathan avec un grand sourire chaleureux, coupant involontairement Antoine par la même occasion. « Antoine m'a vraiment beaucoup, beaucoup parlé de toi ces dernier












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.