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La porte qui ne devait pas se fermer

Penulis: Anatory
last update Terakhir Diperbarui: 2025-12-28 06:02:25

Je passe les trente minutes suivantes à essayer de respirer normalement.

Spoiler : j’échoue.

Je vérifie trois fois un document que je connais par cœur. Je réorganise mes stylos. Je me lève. Je me rassois. Je déteste cette version de moi-même : nerveuse, fébrile, consciente du moindre battement de mon cœur.

Quand l’heure du déjeuner arrive enfin, Ethan n’est pas revenu.

Très bien.

Très bien.

S’il pense que je vais le suivre comme un chiot…

Je soupire.

D’accord, une part de moi aurait pu.

Je décide d’aller manger seule dans le café au rez-de-chaussée de l’immeuble.

L’air frais du hall me fait du bien.

J’essaie de chasser ses mots, sa voix, son regard.

J’échoue encore.

Je commande une salade que je ne toucherai probablement pas.

Je me force à m’asseoir et à regarder mon téléphone, histoire de me distraire.

Je viens à peine de déverrouiller l’écran qu’une ombre tombe sur ma table.

Une ombre que mon corps reconnaît avant mon esprit.

Je relève la tête.

Ethan.

Il porte sa veste grise parfaitement taillée, et son expression est… différente. Plus dure. Plus fermée.

Peut-être qu’il regrette.

Peut-être qu’il essaie de s’en convaincre.

— Je peux m’asseoir ? dit-il, sans émotion.

— Je pensais que vous vouliez être seul, dis-je.

— J’ai changé d’avis.

Il tire la chaise en face de moi et s’assoit.

Je le regarde sans parler, étonnée.

Il semble… tendu.

Moins maître de lui que d’habitude.

— Vous ne mangez pas ? demandé-je timidement.

— Pas faim.

Je hoche la tête.

Ce n’est pas vrai, je le vois à son regard.

Il n’est pas venu ici pour manger.

Il me fixe longuement, comme s’il examinait quelque chose en moi qu’il n’arrive pas à réduire au silence.

— J’ai été… direct, ce matin, dit-il finalement.

— Oui, un peu.

Il se passe une main sur la nuque, un geste rare chez lui.

Je crois que c’est sa manière de dire qu’il n’arrive pas à se comporter comme il le faudrait.

— Je n’aurais pas dû, dit-il.

— Pourquoi ?

— Parce que je ne veux pas vous mettre mal à l’aise.

Je secoue la tête.

— Je ne suis pas mal à l’aise.

Il m’observe.

Ses yeux se posent sur mon visage, puis descendent sur mes mains serrées sur la table.

Il les fixe un peu trop longtemps.

— Vous êtes nerveuse, dit-il doucement.

— Avec vous ? Peut-être un peu.

Il inspire brièvement, un souffle qui ressemble à un aveu.

— Et c’est bien pour ça que je devrais garder mes distances.

Je me penche légèrement.

— Vous n’en avez pas envie.

Un silence lourd tombe entre nous.

Il ne répond pas.

Et dans son absence de réponse, il dit absolument tout.

Il finit par souffler :

— Amélia… vous me compliquez la vie.

Je souris malgré moi.

— Et vous, vous la rendez… intéressante.

Ses yeux s’assombrissent.

— Ce n’est pas un jeu.

— Je sais.

Il passe la langue sur ses lèvres, un geste infiniment discret mais qui me fait perdre un battement de cœur.

Il regarde ailleurs, comme s’il devait se recentrer.

— Il y a des règles, dit-il finalement.

— Et vous les suivez toujours ?

Il relève les yeux.

— Jusqu’à maintenant, oui.

Je m’humecte les lèvres.

Son regard tombe dessus instantanément.

— Et si… vous ne les suiviez pas pour une fois ?

Ses doigts se crispent légèrement sur la table.

Il ne dit rien.

Mais je vois le moment précis où il perd l’équilibre.

Juste un battement.

Juste un souffle.

Puis il se lève.

Je fronce les sourcils.

— Vous partez ?

Il me regarde avec une intensité presque brûlante.

— Si je reste ici une minute de plus, je vais faire quelque chose que je suis supposé regretter.

Je le fixe.

— Vous êtes sûr que vous le regretteriez ?

— Oui.

Il fait un pas vers moi.

— Ou non.

Un deuxième pas.

— C’est ça, le problème.

Je sens la chaleur monter dans mes joues.

Le monde autour de nous disparaît, littéralement.

Plus de bruits, plus de tables, plus de clients.

Juste lui.

Juste cette tension presque douloureuse.

Il finit par murmurer :

— Suivez-moi.

Je me fige.

— Où ?

— Pas loin.

Ses yeux plongent dans les miens, et je comprends qu’il ne s’agit pas d’un ordre professionnel.

C’est quelque chose de plus vulnérable.

Presque une demande.

Je me lève sans réfléchir.

Il se retourne et marche rapidement vers l’ascenseur privé du fond du café un ascenseur que seuls les cadres supérieurs utilisent.

La porte se ferme derrière nous.

Un espace confiné.

Un silence brûlant.

Il ne me touche pas.

Il reste à bonne distance.

Mais l’air est chargé, si chargé que ma respiration devient difficile.

— Ethan… dis-je à voix basse.

— Ne parlez pas.

Ses yeux restent fixés droit devant lui, comme s’il se battait contre un réflexe.

Comme s’il refusait de céder.

Comme s’il était au bord de quelque chose qu’il ne contrôlait pas.

Puis, à mi-chemin, il murmure :

— Pourquoi je n’arrive pas à vous ignorer ?

Je déglutis.

— Peut-être que vous n’en avez pas envie.

Ses doigts tremblent à peine.

Juste assez pour que je le voie.

— Arrêtez de me dire ce que je veux, Amélia.

— Alors dites-le-moi vous-même.

La cabine s’arrête.

DING.

Il se tourne lentement vers moi.

Ses yeux brûlent.

Sa voix est rauque.

— Si je le dis…

Un pas.

Je sens la chaleur de son corps.

— …je ne pourrai plus revenir en arrière.

La porte se referme avant qu’il ne sorte.

Comme si le bâtiment lui-même refusait de nous laisser fuir cette tension.

Et c’est là qu’il lâche :

— Je vous veux.

Un souffle.

— Beaucoup plus que je ne devrais.

Mon cœur explose.

Il se détourne brusquement, ouvre la porte…

et disparaît dans le couloir.

Me laissant seule avec des jambes qui tremblent

et une limite qu’il vient d’avouer avoir déjà franchie.

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