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La Symphonie de l'Offrande

Penulis: Les élites
last update Terakhir Diperbarui: 2025-12-02 03:48:08

Chapitre 11 : La Symphonie de l'Offrande

Léo

La porte fracturée respire maintenant, une bouche béante qui aspire les frissons de la nuit. Le vent y dépose des feuilles mortes, des poussières de la ville, le souvenir furtif des pas pressés de Marcus. Cette blessure dans le sanctuaire devrait nous troubler. Elle ne fait que renforcer notre concentration.

Le Gardien est revenu à son poste, immobile, sa main droite tachée du sang de Marcus qui a séché en une croûte brunâtre. L'odeur de fer et de vi
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    CHAPITRE 35 : LES CENDRES FÉCONDES 2LéoNous ne nous touchons pas tout de suite. Nous restons à distance, à nous regarder. L’air entre nous est chargé d’une électricité différente, plus sourde, plus profonde. C’est le désir de connaissance, pas seulement de possession.Elle fait le premier pas. Elle s’approche, pose sa main à plat sur mon sternum. Je sens le battement de mon cœur sous sa paume. Puis sa main descend, lentement, traçant un sillon dans la légère toison de mon torse, jusqu’à mon ventre. Ses doigts tremblent à peine. Les miens se crispent à mes côtés.Je lève ma propre main, la pose sur sa joue. Je fais glisser mon pouce sur sa lèvre inférieure. Elle entrouvre la bouche, capture mon pouce entre ses dents, doucement, puis le libère, sa langue effleurant le bout.Un frisson me parcourt.Je l’attire à moi. Cette fois, le baiser n’est pas une collision. C’est une exploration. Nos bouches se connaissent, goûtent, apprivoisent. C’est doux, et pourtant chaque point de contact es

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    CHAPITRE 34 : LES CENDRES FÉCONDES 1LéoLes jours suivants sont étranges. Une nouvelle épaisseur s’est installée entre Eloise et moi, palpable comme la buée sur une vitre après l’amour. Ce n’est pas une gêne, mais une conscience aiguë, presque douloureuse, de l’autre. Un fil nous relie désormais, fait de sueur séchée, de morsures cicatrisantes et du souvenir partagé d’une décharge sauvage. Nous nous déplaçons dans la boutique comme deux planètes modifiant à peine leur orbite, attirés par une gravité nouvelle, tacite.Nous ne parlons pas de ce qui s’est passé. Les mots seraient de la cendre sur un feu à peine éteint. Nous agissons. Nous rangeons plus avant, nous classons des livres poussiéreux, nous restaurons une petite commode bancale. Des gestes simples, manuels, qui réclament nos mains, notre concentration. Nos regards se croisent, se fuient, se recroisent, chargés d’un silence éloquent.Son corps est partout. Dans la courbe de son dos quand elle se penche, dans le léger duvet dor

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    CHAPITRE 33 : LA SOIF APRÈS LA PLUIE 2LéoSa main se glisse entre nous, cherche la boucle de ma ceinture. Ses doigts sont maladroits, pressés. Elle défait la boucle, baisse la fermeture éclair. Le frottement du métal est un bruit obscène et excitant. Je l’aide, repoussant mon jean, mes sous-vêtements. Je suis dur, douloureusement dur, la tension des jours se concentrant en un point de feu.Elle se débat sous moi, repousse son jean à son tour. Il n’y a plus de barrière. Juste sa peau contre la mienne, brûlante, moite. L’odeur de nos corps se mêle, musquée, salée, terriblement humaine.Elle me regarde droit dans les yeux. Il n’y a pas de tendresse dans son regard. Il y a de la complicité, de la sauvagerie, un défi.— Prends-moi, dit-elle. Pas comme un esprit. Comme un homme. Prends ce qui est là.Je n’ai pas besoin qu’on me le dise deux fois. Je m’aligne, et d’un coup de reins, je pénètre en elle.Elle est serrée, chaude, incroyablement réelle. Un long soupir rauque lui échappe, se tra

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    CHAPITRE 32 : LA SOIF APRÈS LA PLUIE 1LéoLa normalité est une peau trop étroite. Elle gratte.Trois jours ont passé. Trois jours de lumière blanche, de bruits ordinaires, de silences convenus avec Eloise. Nous rangeons la boutique. Nous parlons, à voix basse, de ce qui s’est passé, comme des archéologues reconstituant un cataclysme. Nous mangeons des plats simples. Nous évitons le vase du regard, ou nous le regardons trop, cherchant en vain un signe, une vibration.Il n’y a rien. Juste la tiédeur.Et en moi, un vide qui se creuse, différent de celui d’avant. Avant, c’était l’attente d’un début. Maintenant, c’est l’après d’une fin. Un désert.Eloise est efficace, pragmatique. Elle est devenue une amie, une soeur d’armes. Mais il y a une barrière entre nous, faite de pudeur et de lassitude. Nous avons partagé l’âme d’un dieu, mais nous évitons de nous effleurer par hasard.Le soir du troisième jour, l’orage gronde au loin. L’air est lourd, électrique. Une tension pré-monsoon s’install

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    CHAPITRE 31 : L'APRÈS-ORAGE 2LéoLa fatigue revient, plus lourde, mais plus paisible cette fois. C’est la fatigue qui suit l’acceptation.— Il faut dormir, dit Eloise en ouvrant les yeux. Vraiment dormir. Ici. Je reste.Je n’ai pas la force de protester, ni d’exprimer ma gratitude. Je fais un geste vague vers le petit canapé défoncé à l’arrière de la boutique, celui sur lequel j’ai sombré tant de fois, épuisé par des nuits avec Cassia.Elle acquiesce. Je m’y traîne. Elle prend l’unique couverture rêche qui traîne sur un carton, me la jette. Puis elle s’assied en tailleur par terre, le dos contre le socle du Gardien, comme une sentinelle.Je m’allonge. Mes muscles crient. Mon esprit est un champ de bataille silencieux. Je ferme les yeux.Le sommeil ne vient pas tout de suite. Je revis les dernières heures en accéléré. L’affrontement muet. Le choix de montrer les failles. Le moment où la silhouette de l’entité tout entière a tremblé devant nous. L’effrayante vulnérabilité d’un dieu.Et

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    CHAPITRE 30 : L'APRÈS-ORAGE LéoL’épuisement est un marais. Il m’aspire, lentement, sans violence. Je pourrais rester là, le front contre le bois froid du comptoir, pour le reste de mes jours. Le silence de la boutique n’est plus une tension, c’est un linceul de coton épais. Même la lumière ambrée du vase semble lointaine, comme vue à travers une vitre givrée.Eloise est la première à bouger. Le grincement du tabouret sur le sol me déchire le tympan. Je lève la tête, un effort surhumain. Elle se tient debout, chancelante, les mains agrippées au bord du comptoir comme moi tout à l’heure. Son visage est cendreux, ses yeux cernés de violettes profondes.— Il faut… il faut s’hydrater, articule-t-elle d’une voix craquelée.Elle dit cela comme on énonce une vérité fondamentale, une étape de survie. Elle a raison. Nos corps, négligés, sont des coquilles vides après la tempête mentale.Elle se traîne vers le petit évier à l’arrière de la boutique, trouve deux verres à dents ébréchés, les rem

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