ログインJe ne réponds pas. Je l'attire contre moi, je plonge mes doigts dans ses cheveux, je l'embrasse.
Pas doucement. Pas prudemment. Profondément, voracement, comme si j'avais attendu ça toute ma vie sans le savoir. Sa bouche est douce, chaude, elle s'ouvre sous la mienne. Sa langue rencontre la mienne. Un goût de thé et de nuit.
Elle gémit contre mes lèvres. Ses mains agrippent mon dos, griffent le tissu. Je la retourne s
Il me regarde. Ses yeux sont humides, eux aussi. Putain, on est pathétiques. Et c'est magnifique.Il me fait l'amour. Lentement. Profondément. Comme si on avait tout le temps du monde. Chaque mouvement est une promesse, chaque gémissement un serment. Quand on jouit ensemble, c'est dans un cri étouffé, nos fronts collés, nos souffles mêlés.Après, on reste là, emmêlés, à ne rien dire. Le jour s'est levé complètement. La chambre est inondée de lumière.— Bastian.— Hmm ?— J'ai peur.— De quoi ?— De nous. De durer. De tout casser.Il me serre plus fort.— On cassera rien. Parce qu'on fera attention. Parce qu'on est faits pour ça. Pour durer.— Comment tu sais ?— Je le sais. Comme je sais que le soleil va se lever. Comme je s
Eira se lève.— Je peux aider. Je peux le chercher dans mes visions. Trouver où il est allé.Divaret la regarde. Longtemps. Puis il hoche la tête.— Faites ce que vous avez à faire. Mais prudemment. Et tenez-moi au courant.Il part. Eira se tourne vers moi.— Il faut qu'on rentre, dit-elle. Chez moi. J'ai besoin de mon espace pour me concentrer.On rentre.—Chez elle, Eira allume des bougies partout. Elle s'assied en tailleur au milieu du salon, ferme les yeux. Je reste près d'elle, prêt à intervenir si ça tourne mal.Longues minutes. Silence. Juste sa respiration.Puis elle ouvre les yeux. Son visage est hagard.— Je le vois pas, dit-elle. C'est comme s'il avait disparu. Comme s'il était protégé.— Protégé ?— Quelque chose bloque. Comme un m
Il pose sa main sur ma bouche.— Chut. On a le temps. On aura toujours le temps de traquer des monstres. Mais toi et moi, maintenant, là , c'est pas négociable. C'est pas reportable. C'est maintenant.Je le regarde. Ses yeux sont sérieux, intenses.— T'as peur ? je demande.— Pour toi, oui. Pour nous, non.— Moi aussi j'ai peur. De ce qu'on va trouver. De ce que je vais voir.— Alors on va se donner des forces. Ensemble.Il m'embrasse. Pas doucement, pas tendrement. Avec une faim, un besoin, une urgence. Je réponds avec la même intensité. Mes mains trouvent son dos nu, griffent la peau. La sienne défont la ceinture de mon peignoir, le font glisser de mes épaules.On tombe sur le canapé, emmêlés, haletants. Plus de mots, plus de pensées. Juste des sensations. Ses mains partout, ma bouche partout, nos corps qui se cherc
Je ne réponds pas. Il n'a pas besoin de réponse.— Faites attention, dit-il plus doucement. Ce genre d'affaire, ça détruit tout sur son passage. Même les belles histoires.— Je ferai attention.— Bien. Maintenant sortez. Et ramenez-moi ce putain de dessin.Je sors. Dans le couloir, je respire profondément. C'est fait. Eira est officiellement – officieusement , dans l'enquête. Reste à le lui dire.Ce soir, en rentrant, je la trouve dans le salon, entourée de bougies, en train de méditer. Elle ouvre les yeux quand j'entre.— Alors ? demande-t-elle.— Alors Divaret est au courant. Pour toi. Pour nous. Il accepte , officieusement , qu'on utilise ce que tu vois. Mais personne ne doit savoir.Elle se lève, vient vers moi. Ses yeux brillent.— On va pouvoir y aller franchement ?— On va pouvoir arr&e
ReinhartCinq jours. Cinq jours de fouilles, de rapports, de nuits trop courtes chez Eira. Cinq jours à la regarder lutter contre les voix, contre l'envie de plonger, contre la frustration de ne pas participer. Cinq jours à l'aimer un peu plus chaque soir, malgré la fatigue, malgré l'horreur de ce qu'on découvre.Parce qu'on découvre des choses. Beaucoup de choses.Le deuxième jour, on a trouvé un deuxième corps. Le troisième, un troisième. Tous des femmes, tous enterrés dans la même zone, à des profondeurs différentes, comme des couches géologiques de l'horreur.Le quatrième jour, la presse a eu vent de l'affaire. « Le charnier du canal » c'est comme ça qu'ils l'ont appelé. Les familles des disparues rappellent, espèrent, pleurent. Le commissariat est submergé d'appels.Le cinquième jour, Divaret me convoque.Son bureau est encombré de dossiers, de photos, de rapports. Lui-même a l'air d'avoir vieilli de dix ans en une semaine.— Reinhart. Asseyez-vous.Je m'assois. J'attends.— On
EiraIl est parti depuis trois heures. Trois heures à tourner en rond dans l'appartement, à boire du thé froid sans m'en rendre compte, à regarder mon téléphone toutes les deux minutes.Les voix sont là. Plus fortes que jamais. Un murmure constant, comme une station de radio qu'on n'arrive pas à éteindre. Elles sont excitées, agitées. Elles savent qu'on les a trouvées. Elles veulent qu'on les sorte de là.Je m'assois en tailleur sur le canapé. Je ferme les yeux. Je respire profondément. Je sens Bastian autour de moi – son odeur sur les coussins, sur mes vêtements, dans mes cheveux. C'est un ancrage. Une bouée.Mais les voix tirent. Fort.Ouvrir les yeux. Les refermer. Lutter contre l'envie de plonger, de les rejoindre, de savoir.Il m'a dit non. Il m'a fait promettre.Mais il n'est pas

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