LOGINDans une ville où les mystères se cachent dans l'ombre, Eira, une médium talentueuse mais isolée, lutte pour accepter ses dons. Un soir, elle croise la route de Bastian, un policier pragmatique et sceptique, connu pour son attitude distante et son dédain des phénomènes paranormaux. Lorsqu'une affaire de meurtre complexe survient, Bastian se retrouve coincé, n'ayant aucune piste concrète. Désespéré, il accepte à contrecoeur de travailler avec Eira, malgré ses doutes. Au fur et à mesure que l'enquête progresse, Eira dévoile des informations impossibles à connaître autrement, guidée par des visions perturbantes et des messages des défunts. Bastian, bien qu'incrédule au départ, commence à voir la véracité de ses pouvoirs et son scepticisme se transforme en admiration. Mais au-delà du meurtre qu'ils tentent de résoudre, une connexion profonde naît entre eux, une attraction mutuelle qu'ils tentent de réprimer. Eira, confrontée à ses propres blessures émotionnelles, hésite à s'ouvrir à cet homme qu’elle pourrait aimer, de peur de l'entraîner dans son monde étrange et dérangeant. Dans une quête pour résoudre le crime et comprendre leurs sentiments naissants, Eira et Bastian devront affronter non seulement le mystère du meurtre, mais aussi leurs peurs intérieures et la vérité de leurs émotions. Cette collaboration improbable pourrait bien leur offrir plus que la solution à une enquête : une seconde chance en amour, au milieu de l'inexplicable.
View MoreLe brouillard est mon manteau, une étreinte humide et familière qui colle à ma peau comme un présage. Il s’accroche aux briques rouges des immeubles, étouffe le bruit de la circulation lointaine et transforme les réverbères en halos spectrals. Je marche, les yeux grands ouverts, mais je ne vois pas la ville. Pas vraiment. Je vois les échos.
Une tache grise de peur sur le perron du numéro 24. Un fil d’argent, résidu d’un rire joyeux, suspendu à la branche d’un arbre maigre. Des fragments de vies, de sentiments, laissés là comme des empreintes digitales sur l’âme du monde. C’est un fardeau constant, ce deuxième sight, cette cacophonie silencieuse de l’au-delà. Ce n’est pas un don. C’est une condamnation. Une fenêtre toujours ouverte sur une tempête que je suis la seule à voir.
Mon appartement m’attend, un sanctuaire aux murs épais où j’essaie de bloquer les murmures. Mais ce soir, quelque chose cloche. Une dissonance. Une corde trop tendue dans la symphonie des ombres. Je m’arrête, une main contre la pierre froide d’un mur, fermant les yeux. Une image me frappe, brève et violente.
— Du métal froid. L’odeur du cuivre et de la terre mouillée. Une sensation de chute, interminable.
Je rouvre les yeux, le cœur battant la chamade. Ce n’était pas un écho ancien. C’était frais. Aigu. Une douleur qui venait tout juste de se répandre dans l’éther, attendant que quelqu’un, comme moi, la ramasse.
Je presse le pas. Mon sanctuaire n’est plus une protection, c’est une cage. Il faut que je rentre. Il faut que je me cache. Mais même en fermant la porte derrière moi, en tournant la clé dans la serrure, je le sais. Je ne pourrai pas l’ignorer. La mort m’appelle, et je suis la seule à l’entendre.
Bastian
La pluie commence à tomber, des gouttes fines et glacées qui crépitent contre le pare-brise de la voiture de patrouille. Je coupe les essuie-glaces. Je préfère voir la ville en flou, sans les détails sordides. Ça correspond mieux à l’humeur du jour.
— Putain de paperasse, grogne mon coéquipier, Moreau, en tapotant sur sa tablette. Le sergent veut le rapport sur l’agression de la rue Kersten avant minuit.
Je hoche la tête, les yeux fixés sur l’allée sombre en face de nous. Un autre soir, une autre affaire. Des pièces à assembler, des faits, des preuves. Du concret. C’est la seule chose en qui j’ai confiance. Ce que je peux toucher, mesurer, cataloguer. Le reste n’est que superstition et foutaises pour gens crédules.
— On y va ? propose Moreau en bâillant.
— Dans une minute.
Quelque chose me retient. Une intuition, dirait un poète. Un pressentiment. Moi, j’appelle ça de l’expérience. L’odeur du crime a une texture particulière, un mélange de peur et de violence qui s’imprègne dans les lieux. Et ici, ce soir, cette odeur est presque palpable.
Mon téléphone vibre. Une notification. Un nouveau dossier, classé priorité absolue. Je l’ouvre. Photos. Un appartement. Un corps. Beaucoup de sang.
Je lance le moteur.
— Oublie la rue Kersten. Direction le quai de la Brume. Ils viennent de trouver un corps. Et ça n’a pas l’air joli.
Moreau pousse un sifflement.
— C’est quoi, ton sixième sens, Bastian ? Tu le sentais venir ?
— Il n’y a pas de sixième sens. Il y a des coïncidences et du hasard. C’est tout.
Je passe la première, et la voiture s’engage dans la nuit. La pluie dessine des traînées lumineuses sur les vitres. Du métal froid. L’odeur du cuivre. Des faits. Seulement des faits. C’est ce que je me répète, en fixant la route qui se dérobe sous nos pneus. Mais au fond de moi, une petite voix têtue, celle que je refoule depuis des années, murmure que certaines coïncidences sont trop parfaites pour n’être que le fruit du hasard.
EiraIl est midi. Bastian est au commissariat. Moi, je suis chez moi, à essayer de me concentrer sur les dossiers. Les voix sont calmes, aujourd'hui. Presque trop. Comme si elles attendaient quelque chose.La sonnette de l'entrée retentit. Je sursaute. Personne ne sonne jamais chez moi. À part Bastian, et il a ses clés.Je vais à l'interphone.— Oui ?— Eira ? C'est Alex. Le collègue de Bastian. Il m'a demandé de vous apporter des dossiers.Alex. Le beau gosse qui avait flirté avec moi l'autre jour. Je soupire, j'ouvre.Quelques minutes plus tard, il est dans mon salon. Grand, souriant, trop à l'aise. Il pose une pile de dossiers sur la table.— Bastian m'a dit que vous travailliez ensemble sur l'affaire. Officieusement.— C'est ça.Il regarde autour de lui, les bougies, les tentures, l'ambiance un peu &eacu
Il me regarde. Ses yeux sont humides, eux aussi. Putain, on est pathétiques. Et c'est magnifique.Il me fait l'amour. Lentement. Profondément. Comme si on avait tout le temps du monde. Chaque mouvement est une promesse, chaque gémissement un serment. Quand on jouit ensemble, c'est dans un cri étouffé, nos fronts collés, nos souffles mêlés.Après, on reste là, emmêlés, à ne rien dire. Le jour s'est levé complètement. La chambre est inondée de lumière.— Bastian.— Hmm ?— J'ai peur.— De quoi ?— De nous. De durer. De tout casser.Il me serre plus fort.— On cassera rien. Parce qu'on fera attention. Parce qu'on est faits pour ça. Pour durer.— Comment tu sais ?— Je le sais. Comme je sais que le soleil va se lever. Comme je s
Eira se lève.— Je peux aider. Je peux le chercher dans mes visions. Trouver où il est allé.Divaret la regarde. Longtemps. Puis il hoche la tête.— Faites ce que vous avez à faire. Mais prudemment. Et tenez-moi au courant.Il part. Eira se tourne vers moi.— Il faut qu'on rentre, dit-elle. Chez moi. J'ai besoin de mon espace pour me concentrer.On rentre.—Chez elle, Eira allume des bougies partout. Elle s'assied en tailleur au milieu du salon, ferme les yeux. Je reste près d'elle, prêt à intervenir si ça tourne mal.Longues minutes. Silence. Juste sa respiration.Puis elle ouvre les yeux. Son visage est hagard.— Je le vois pas, dit-elle. C'est comme s'il avait disparu. Comme s'il était protégé.— Protégé ?— Quelque chose bloque. Comme un m
Il pose sa main sur ma bouche.— Chut. On a le temps. On aura toujours le temps de traquer des monstres. Mais toi et moi, maintenant, là , c'est pas négociable. C'est pas reportable. C'est maintenant.Je le regarde. Ses yeux sont sérieux, intenses.— T'as peur ? je demande.— Pour toi, oui. Pour nous, non.— Moi aussi j'ai peur. De ce qu'on va trouver. De ce que je vais voir.— Alors on va se donner des forces. Ensemble.Il m'embrasse. Pas doucement, pas tendrement. Avec une faim, un besoin, une urgence. Je réponds avec la même intensité. Mes mains trouvent son dos nu, griffent la peau. La sienne défont la ceinture de mon peignoir, le font glisser de mes épaules.On tombe sur le canapé, emmêlés, haletants. Plus de mots, plus de pensées. Juste des sensations. Ses mains partout, ma bouche partout, nos corps qui se cherc




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