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Chapitre 7

last update Terakhir Diperbarui: 2025-04-08 20:44:43

7: La peur ou l'envie 

LE POINT DE VUE DE livia 

Je suis encore assise dans le salon, les nerfs en vrac, tentant de calmer les battements frénétiques de mon cœur. Madame Isabella vient de monter dans sa chambre, nous laissant seuls. Seuls. Avec lui.  

Je sens sa présence avant même de le voir bouger. Un frisson me parcourt lorsque j’entends le bruit de sa chaise qui glisse sur le sol. Il se lève lentement, avec cette démarche calculée, presque féline. Mes doigts se crispent sur le tissu de ma robe lorsque je réalise qu’il vient droit vers moi. Je relève la tête, et son regard sombre et perçant se fixe sur le mien.  

— Tu es audacieuse, Livia.  

Sa voix est grave, posée, mais il y a une lueur dangereuse dans ses yeux. Je me redresse instinctivement, mais avant que je ne puisse faire un pas, il est déjà là. Tout va trop vite.  

Ses mains agrippent mes poignets, et en un seul mouvement, il me plaque contre le mur du salon.  

L’impact est doux, mais la tension est brutale. Son corps est si près du mien que je ressens la chaleur qu’il dégage. Mon souffle se coupe. Son torse puissant effleure légèrement ma poitrine, et ses doigts se resserrent sur mes poignets, m’empêchant de bouger. Je tente de me débattre, mais ce n’est qu’un réflexe. Il est trop fort. Son regard descend lentement jusqu’à mes lèvres, puis remonte à mes yeux.  

— Comment as-tu osé me tenir tête devant ma mère ? murmure-t-il, sa voix vibrante d’une colère maîtrisée.  

Je déglutis avec difficulté. Je devrais avoir peur. Je devrais.

Mais tout ce que je ressens en cet instant, c’est un mélange d’adrénaline et de désir brut. Sa rage, sa domination, cette tension écrasante entre nous… Ça m’attire autant que ça me terrifie.Je ne réponds pas. Je ne peux pas. Parce que mon regard est irrémédiablement attiré par sa bouche.  

Il le sait.  

Un sourire en coin étire ses lèvres, un sourire dangereux. Mon ventre se serre violemment.  

— Tu ne dis plus rien ?  

Son souffle chaud effleure ma peau. Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Il le sent. Je sais qu’il le sent. Sa prise sur mes poignets se relâche légèrement, mais il ne recule pas.  

Je pourrais m’éloigner…  

Je pourrais… mais je n’en ai pas envie. Tout en moi hurle que je devrais fuir cette situation. Mais mes lèvres s’entrouvrent légèrement, à la recherche de l’air qu’il m’ôte par sa seule présence. Nos bouches sont dangereusement proches. Trop proches.  

Un centimètre.Peut-être moins. Je pourrais l’embrasser.  

Je veux l’embrasser. Et cette pensée me terrifie autant qu’elle m’excite. Je ferme les yeux une fraction de seconde.  

Et c’est à ce moment-là qu’il se recule légèrement. Son absence est un choc. Ma peau frissonne, comme si elle réclamait la chaleur qu’il vient de lui voler.  

Puis, avec une lenteur calculée, il glisse une main sous mes jambes et me soulève brusquement.  

Un petit cri m’échappe sous la surprise. Il m’attrape avec une facilité déconcertante et me plaque à nouveau contre le mur, cette fois en me maintenant à sa hauteur. Mes mains se posent instinctivement sur ses épaules pour retrouver mon équilibre.  

Mauvaise idée. Elles sont dures. Brûlantes.Et lorsqu’il me regarde de nouveau, son expression a changé. Ce n’est plus juste de la colère. C’est autre chose. Quelque chose d’indéfinissable… mais de brûlant. Mon corps est pris au piège, suspendu entre la peur et l’envie.  

— Tu joues à un jeu dangereux, Livia, murmure-t-il, sa voix rauque me traversant de part en part.  

Il me fixe intensément, attendant peut-être une réaction. Mais je ne dis rien. Je ne peux rien dire. Mon souffle est court, mes joues en feu. Mes jambes sont toujours entourées de ses bras, et la pression qu’il exerce contre moi fait naître des frissons que je ne devrais pas ressentir.  

Son regard s’adoucit une fraction de seconde. Puis, dans un geste aussi brutal qu’inattendu, il me repose au sol, rompant le contact.  

Je chancelle légèrement, prise de court.  

— Bonne nuit, servante.  

Son ton est moqueur, mais il n’y a plus de colère dans sa voix.  

Il se redresse, me jetant un dernier regard avant de tourner les talons. Je reste là, collée au mur, mon cœur battant à un rythme effréné.  

Qu’est-ce qui vient de se passer ? Je ferme les yeux, posant une main tremblante sur ma poitrine. J’essaie de calmer ma respiration. J’essaie d’oublier la chaleur de son corps. J’essaie d’oublier son regard. Mais une chose est sûre… Alessandro est un problème. Un problème que je suis terriblement tentée d’explorer.  

Je soupire en empilant les assiettes, mon esprit encore embrouillé par ce qu’il vient de se passer dans le salon. Mon cœur tambourine toujours contre ma poitrine alors que mes mains s’activent mécaniquement.  

Je veux juste ranger tout ça et monter dans ma chambre. Et oublier Alessandro… Du moins, essayer. 

Mais alors que je tends la main pour attraper la dernière assiette, un vrombissement me fait sursauter. Je baisse les yeux. Un téléphone repose sur la table. Il vibre encore.  

Merde.  

Pourquoi faut-il toujours qu’il oublie quelque chose, celui-là ?  

Je jette un regard autour de moi, espérant secrètement qu'il revienne le chercher de lui-même. Mais rien. La maison est étrangement silencieuse. Je pince les lèvres, avant d’attraper l’appareil. Un iPhone. Le dernier modèle, évidemment.

Je le retourne dans ma main, l’écran s’éclaire un instant avant de s’éteindre. Mon reflet y apparaît une fraction de seconde.  

Je soupire. Je vais devoir lui monter. Je prends une grande inspiration et me dirige vers l’escalier, sentant déjà mon ventre se nouer à l’idée de lui faire face encore une fois. Mes pas résonnent légèrement sur le parquet tandis que je monte.  

Arrivée devant sa porte, j’hésite. Je pourrais poser le téléphone devant et m’enfuir. Mais si quelqu’un d’autre passe avant lui, ce ne serait pas très malin. Allez, Livia. 

Je frappe doucement. Quelques secondes s’écoulent. Puis la porte s’ouvre. Et je me fige. Merde.  

Il est là.  

Habillé d’un pyjama gris clair, mais c’est son torse que mes yeux capturent immédiatement. Le dragon. Ce tatouage impressionnant, qui semble presque vivant sur sa peau. La lumière tamisée de sa chambre accentue les ombres sur ses muscles, rendant chaque ligne encore plus marquée.  

Bon sang. 

Mon regard dérive malgré moi, effleurant du regard la bête encrée sur sa peau. J’ai une envie stupide. Irréfléchie. J’ai envie de poser ma main sur son torse. De sentir sa chaleur sous mes doigts. De lisser la rage du dragon sous ma paume.  

— Qu’est-ce que tu veux ?  

Sa voix me tire brusquement de mes pensées. Je cligne des yeux, réalisant à quel point j’étais en train de le Dévisager, fantasmer sur lui. Merde, merde, merde. Je me redresse un peu trop vite, et mes doigts se resserrent nerveusement autour du téléphone.  

— Euh… tu as oublié ça.

Ma voix tremble légèrement, et je me hais pour ça. Je tends l’appareil vers lui, évitant soigneusement son regard. Il l’attrape du bout des doigts, lentement.  

— Merci.

Un simple mot. Tranchant. Détaché. Mais le pire, c’est son regard. Froid. Insaisissable. Il me scrute comme s’il cherchait à lire à travers moi. Mon ventre se contracte, et l’envie de fuir me prend immédiatement. Je me recule d’un pas. Mais je suis toujours là. Toujours plantée devant lui.  

Pourquoi je ne pars pas ? Je le sens hausser un sourcil, comme s’il venait de se poser la même question.  

— C’est tout ? demande-t-il d’un ton nonchalant.  

Puis, après une courte pause, il ajoute, moqueur :  

— Ou bien tu ne veux pas partir ?  

Mes joues s’enflamment immédiatement.  

— Pardon ! dis-je précipitamment en faisant un pas en arrière.  

Mais alors que je me tourne pour m’échapper , sa main se referme sur mon bras. Une prise ferme. Pas brutale.  

Mais intransigeante. Je me fige.

Mon souffle se coupe.  

Je sens la chaleur de sa paume contre ma peau nue. Mon cœur explose dans ma poitrine. Doucement, je me retourne vers lui. Nos regards se croisent. Son emprise ne faiblit pas.  

Il me retient. Et dans ses yeux, une lueur dangereuse danse.  

Un frisson me traverse. Je suis coincée. Là, face à lui. Coincée entre la peur et l’envie. Et je ne sais plus laquelle des deux est la plus forte. 

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