로그인Il y a cinq ans, Sofia a été humiliée et chassée par son mari milliardaire, Lucas Devereux. Enceinte, elle a fui, seule et brisée. Aujourd'hui, elle revient. Plus riche. Plus puissante. Et bien décidée à se venger. Mais Lucas découvre qu'il est père d'une petite fille de quatre ans. Tandis qu'il tente de reconquérir Sofia et d'approcher son enfant, d'anciennes ennemies refont surface pour s'allier contre elle. Ex-fiancée revancharde, femme "morte" qui ressuscite, cousine assoiffée de pouvoir : toutes veulent sa peau. Entre vengeance et amour, entre ennemis qui surgissent et alliés inattendus, Sofia devra choisir son camp. Mais dans l'ombre, quelqu'un rôde. Quelqu'un qui n'a pas oublié. Et qui est prêt à tout pour que la vérité n'éclate jamais.
더 보기L'avion venait tout juste de se garer au contact quand Sofia Vera ouvrit les yeux.
Elle ne se souvenait pas s'être endormie. Le vol New York-Paris avait duré sept heures, et elle les avait passées à regarder le dossier posé sur ses genoux sans vraiment le voir. Devereux Patrimoine. Bilan financier. Structure actionnariale. Points de fragilité.
Son ex-mari était vulnérable. Elle allait le détruire.
— Maman, on est arrivés ?
La petite voix venait de son côté. Elena, quatre ans, frottait ses yeux encore ensommeillés. Ses cheveux noirs, identiques à ceux de Sofia, formaient un léger désordre sur ses épaules. Mais ses yeux... ses yeux gris acier, perçants malgré le sommeil, étaient ceux de Lucas. Personne d'autre ne les avait.
— Oui, mi vida. On est arrivés.
Sofia rangea le dossier dans son sac en cuir noir, un cadeau qu'elle s'était offert après sa première grosse négociation. Elle se leva, prit Elena par la main, et suivit le flot des passagers vers la sortie.
Le couloir de correspondance était interminable. Les publicités défilaient : parfums, montres, voitures de luxe. Sofia regardait droit devant elle. Pas un regard en arrière.
— Maman, c'est où la France ?
— Tu es dedans, chérie.
— C'est grand comment ?
— Assez grand pour qu'on s'y perde. Mais nous, on ne se perdra pas.
Elena hocha la tête, sérieuse comme une petite fille qui avait déjà compris que sa mère ne disait jamais les choses au hasard.
Au bout du couloir, le hall des arrivées s'ouvrait, immense, bruyant, saturé de monde. Des chauffeurs attendaient avec des pancartes. Des familles s'embrassaient. Des hommes d'affaires couraient vers leurs taxis.
Sofia ralentit.
Le hall était différent. Plus moderne. Plus lumineux. Mais l'air était le même. Cette odeur de café et de diesel. Cette lumière grise qui filtrait à travers les baies vitrées.
C'était ici. Cinq ans plus tôt.
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Flashback.
La nuit tombait. Elle courait dans ce même hall, un sac en bandoulière contenant tout ce qu'elle avait pu sauver. Ses talons claquaient sur le sol. Elle pleurait, mais elle ne s'arrêtait pas.
Derrière elle, les flashs des photographes crépitaient encore. Les rires aussi.
Elle revoyait son visage. Lucas. Si froid. Si distant. Il lui avait tendu une liasse de billets, devant tout le monde, devant deux cents invités en tenue de soirée.
— Prends ça. Pour ta dignité. Si tu en as encore.
Elle avait pris les billets. Parce qu'elle était enceinte, parce qu'elle n'avait rien, parce qu'il fallait survivre. Puis elle les avait jetés à la figure du maître d'hôtel en sortant, sous les rires de la foule.
Dehors, il pleuvait. Elle avait couru, couru, jusqu'à ce que ses jambes la lâchent, appuyée contre un mur, la main sur son ventre.
— Je te hais, Lucas Devereux. Je te hais.
Et elle était montée dans le premier taxi venu.
— Maman ? Pourquoi tu pleures ?
Sofia cligna des yeux. Elena la regardait, inquiète.
— Je ne pleure pas, mi vida.
— Tes yeux, ils sont mouillés.
Sofia s'agenouilla d'un mouvement rapide, attrapa sa fille par les épaules, planta son regard dans le sien. Les yeux gris acier. Les yeux de Lucas. Elle chassa cette pensée.
— C'est le vent, chérie. Dans l'avion, il y avait du vent.
— Dans l'avion ? Mais on était dedans, c'est pas possible.
— Alors c'est la fatigue. Viens, on va chercher nos valises.
Elle se releva, attrapa la main d'Elena, et reprit sa marche.
Le tapis à bagages défilait dans un bruit de ferraille. Les valises tombaient une à une. Sofia repéra les leurs : deux grosses valises noires, identiques, achetées spécialement pour ce voyage. Rien qui puisse les distinguer. Personne ne devait savoir qu'elles étaient là. Pas encore.
— Maman, on va où après ?
— À la maison.
— On a une maison ici ?
— Un appartement. Près d'un parc. Tu verras, il y a des arbres partout.
— Comme à New York ?
— Non. Plus vieux. Plus grands. Plus... français.
Elena réfléchit un instant.
— C'est mieux ou moins bien ?
Sofia sourit. Sa fille avait cette manie de tout classer, tout évaluer, tout comparer. Elle tenait ça de qui ? Certainement pas d'elle.
— C'est différent. C'est tout.
Les valises arrivèrent. Sofia les chargea sur un chariot, et elles se dirigèrent vers la sortie.
Un homme en costume les attendait, une pancarte à la main : « Madame Vera ». C'était le chauffeur envoyé par l'agence. Elle ne voulait pas de contact avec son ancien monde. Pas encore.
— Madame Vera ? Je suis Jean-Claude. Votre voiture est par là.
— Merci.
Il prit les valises. Sofia suivit, Elena trottinant à côté d'elle.
Dehors, l'air de Paris la frappa au visage. Frais. Humide. Cette odeur de ville ancienne, de pierre mouillée, de pain chaud au loin. New York sentait le bitume chaud et les hot-dogs. Paris sentait l'histoire et la mélancolie.
Elle détestait cette ville.
Elle était revenue pour ça.
La voiture était une berline noire, luxueuse mais discrète. Le chauffeur ouvrit la portière. Sofia installa Elena sur la banquette arrière, attacha sa ceinture, puis s'installa à côté d'elle.
— Hôtel ? demanda le chauffeur en démarrant.
— Non. L'adresse est dans le dossier.
— Très bien, madame.
La voiture s'engagea sur le périphérique. Paris défilait derrière les vitres : immeubles haussmanniens, ponts, la Seine au loin. Elena collait son nez à la vitre.
— C'est beau, maman.
— Oui.
— C'est plus beau que New York ?
— Différent.
— T'as dit différent pour les arbres aussi. C'est quoi, différent ?
Sofia regarda sa fille. Quatre ans. Déjà trop intelligente pour son âge. Déjà trop curieuse. Déjà trop tout.
— Différent, c'est quand on ne peut pas comparer. C'est quand les deux sont bien, mais pas pareil.
— Ah. Comme toi et papa ?
Sofia se figea.
— Quoi ?
— Papa. Il est différent de toi. Mais vous êtes bien tous les deux. C'est pour ça que tu m'as faite avec lui ?
Le cœur de Sofia s'arrêta une seconde. Elle n'avait jamais parlé de Lucas à Elena. Jamais. Sa fille ne savait rien. Elle croyait que les papas, c'était comme les fées : ça existait dans les histoires, pas dans la vraie vie.
— Pourquoi tu dis ça ?
— À l'école, les copains, ils ont un papa. Moi, j'ai que toi. Alors je me suis dit que le mien, il devait être différent. Comme toi.
Sofia serra les poings sur ses genoux. Respire. Ne pas pleurer. Pas devant elle.
— Oui, ma chérie. Il est différent.
— Il est où ?
— Loin.
— Il est mort ?
— Non.
— Il reviendra ?
— Non plus.
— Alors c'est comme s'il était mort.
Sofia ferma les yeux. Les mots de sa fille résonnaient dans l'habitacle.
— Elena, écoute-moi. Ton père... c'est compliqué. Un jour, je t'expliquerai.
— Pourquoi pas maintenant ?
— Parce que maintenant, on doit s'installer. Et que j'ai besoin que tu sois forte pour moi. Tu peux être forte ?
Elena réfléchit, puis hocha gravement la tête.
— Je suis toujours forte.
— Je sais. Tu es ma fille.
La voiture s'arrêta devant un immeuble du 16e arrondissement. Façade classée, balcons en fer forgé, porte cochère. Le chauffeur ouvrit la portière.
— Nous sommes arrivés, madame.
Sofia descendit, prit Elena par la main, et regarda l'immeuble. C'était ici. Le QG de sa nouvelle vie. À deux rues de l'ancien appartement de Lucas. À vingt minutes de son bureau.
Elle avait choisi cet endroit exprès.
Pour sentir son odeur tous les matins.
Pour ne jamais oublier pourquoi elle était là.
— Maman, c'est joli.
— Oui, chérie. C'est joli.
— On va vivre là ?
— Oui.
— Pour toujours ?
Sofia regarda sa fille. Puis l'immeuble. Puis le ciel gris de Paris.
— Pour le temps qu'il faudra.
À l'intérieur de son sac, les documents de rachat de Devereux Patrimoine attendaient. Demain, elle les signerait. Après-demain, Lucas apprendrait que son empire avait une nouvelle propriétaire.
Elle.
Sofia Vera.
Celle qu'il avait jetée comme un mouchoir sale.
Dans quelques jours, il saurait.
Dans quelques semaines, il supplierait.
Dans quelques mois, il serait à genoux.
Et elle verrait si elle avait envie de le relever.
Ou de l'achever.
— Viens, Elena. On va visiter notre nouveau chez nous.
La porte cochère se referma derrière elles.
Paris pouvait bien trembler.
Elle était de retour.
La nuit tombait sur Paris quand Antoine Rousseau composa le numéro de son patron.Lucas était chez lui, un verre de whisky à la main, les yeux fixés sur la cheminée éteinte. Il n'avait pas allumé le feu. Il n'avait allumé rien du tout. Juste une lampe, dans un coin, pour ne pas être complètement dans le noir.— Antoine. Dis-moi.— Patron, j'ai des nouvelles de l'appartement de la rue de la Pompe.— Ils sont installés ?— Non. C'est ça le problème. L'appartement est vide. Personne n'y a mis les pieds.Lucas se redressa.— Vide ? L'agence m'a dit qu'ils avaient loué pour six mois.— Ils ont loué, oui. Payé cash, d'ailleurs. Mais le gardien m'a confirmé : aucune visite, aucun meuble livré, aucune présence. L'appartement est dans l'état où ils l'ont pris.— Alors où ils sont ?— Aucune idée. Ils ont dû louer ailleurs. Discrètement.Lucas se leva et marcha vers la fenêtre. Dehors, la ville scintillait, indifférente à ses questions.— Pourquoi louer un appartement et ne pas l'utiliser ?— P
La clinique privée était silencieuse.Lucas Devereux traversa le hall d'un pas rapide, ses chaussures résonnant sur le marbre blanc. Il salua d'un signe de tête l'infirmière de l'accueil, qui lui rendit son sourire avec cette expression de compassion professionnelle qu'il commençait à connaître par cœur. Celle qui dit : « Votre père va mourir, mais on fait comme si de rien n'était. »Il prit l'ascenseur jusqu'au troisième étage. Chambre 312. Soins palliatifs. Ces mots lui restaient en travers de la gorge chaque fois qu'il les prononçait, même mentalement.La porte était entrouverte. Il frappa doucement avant d'entrer.— Papa ?Marcel Devereux était dans son lit, branché à trois machines qui émettaient des bips réguliers. Il avait perdu vingt kilos en six mois. Son visage, autrefois si autoritaire, n'était plus qu'une peau tendue sur des os. Ses yeux s'ouvrirent quand Lucas s'approcha.— Te fatigue pas à faire bonne figure, souffla Marcel d'une voix éraillée. Je sais que j'ai une tête
L'appartement était silencieux.Sofia se tenait au milieu du salon, ses deux valises noires à ses pieds, et elle regardait les mètres carrés vides comme on regarde un champ de bataille après la guerre. Les murs étaient blancs, immaculés, sans aucun souvenir accroché. Le parquet venait d'être rénové, il sentait encore la cire fraîche. Par la fenêtre, on voyait les arbres du square voisin, leurs branches dénudées par l'automne naissant.C'était parfait. C'était neutre. C'était exactement ce qu'elle avait demandé à l'agence.Une base arrière. Rien de plus. Pas de vie, pas d'histoires, pas d'attaches.Juste un endroit où dormir entre deux batailles.— Maman ?Elena était sur le pas de la porte, ses petites chaussures à la main, son doudou sous le bras. Elle regardait l'appartement avec des yeux ronds, comme si elle cherchait quelque chose qui n'était pas là.— C'est où la maison ?Sofia inspira profondément. Elle s'agenouilla pour être à la hauteur de sa fille.— C'est ici maintenant, mon
La lumière de Manhattan entrait à flots par la baie vitrée.C'était un appartement du Upper West Side, au neuvième étage, avec vue sur Central Park. Pas le plus luxueux du quartier, mais suffisamment grand pour une mère et sa fille. Sofia l'avait choisi pour la lumière justement. Pour que sa fille grandisse dans la clarté, pas dans l'ombre où elle-même avait vécu.Ce matin-là, Elena dessinait à la table de la cuisine.— Maman, regarde !Sofia, qui préparait le petit-déjeuner, se pencha par-dessus son épaule. Sur la feuille, une forme bleue avec des vagues.— C'est la mer ?— Non, c'est une plage. Avec des coquillages.— Elle est belle, cette plage.— C'est celle où on ira un jour. Toi, moi, et...Elena s'arrêta. Elle regarda sa mère.— Et qui ?— Et personne. Toi et moi, c'est assez.Sofia l'embrassa sur le sommet du crâne. Ne pas montrer. Ne jamais montrer.La sonnette de l'entrée retentit.— C'est tata Isa ! cria Elena en bondissant de sa chaise.Elle courut vers la porte, pieds nus












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