Le jour où je suis revenue
Elle ne se débat pas, elle ne crie pas, elle ne cherche pas à se libérer, elle me regarde, simplement, et dans ses yeux je vois la même chose que dans les miens, ce mélange de haine et d'amour, de désir et de rejet, de tout ce qui nous unit et de tout ce qui nous déchire, de tout ce qui fait que nous ne pouvons pas vivre ensemble et que nous ne pouvons pas vivre séparés.
Nous nous haïssons à quelques centimètres, les souffles mêlés, les cœurs battant à l'unisson, et pourtant nous ne bougeons pas, nous ne rompons pas le contact, nous restons là, prisonniers l'un de l'autre, prisonniers de cette passion qui nous consume et qui refuse de mourir, qui résiste à tout, au temps, à l'absence, aux me