เข้าสู่ระบบKelly ajusta son appareil photo et observa le paysage devant elle. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pris le temps de profiter pleinement de sa passion. Artem Belinsky marchait tranquillement à ses côtés. — Tu sais, je commençais sérieusement à croire que tu avais abandonné la photographie, lança-t-il.— N’exagère pas. Je n’abandonnerai jamais la photographie.— Ah bon ? Pourtant, cela fait un moment que tu ne m’as rien envoyé. Je commençais à me demander si ton appareil n’avait pas pris la poussière.Elle esquissa un sourire.— Je suis là maintenant, non ?— Oui, mais pour combien de temps ? Avec toi, on ne sait jamais. Kelly éclata de rire. Artem avait toujours eu ce don de lui faire oublier ses problèmes, même lorsqu’elle n’avait aucune envie de sourire.Elle leva son appareil et photographia quelques enfants qui jouaient dans l’herbe. Elle aurait aimé retrouver cette insouciance mais elle savait que sa vie était un vrai champ de bataille en ce moment. Elle avait telle
Mikhail avait rendez-vous avec sa thérapeute en fin d'après-midi.Il aurait préféré reporter la séance car l'enquête sur la mort de sa mère prenait une tournure intéressante et il avait plusieurs appels à passer. Pourtant, il savait qu'annuler une nouvelle fois ne ferait que repousser les questions auxquelles il évitait de répondre.Il termina de consulter les documents qu'il avait devant lui, donna quelques instructions à l'un de ses collaborateurs et quitta son bureau.Lorsqu'il arriva au cabinet, sa thérapeute l'accueillit avant de lui indiquer le fauteuil habituel.- Vous semblez contrarié, remarqua-t-elle. Mikhail soupira. - Je le suis.- Est-ce que vous voulez m'en parler ?Vous n'avez pas l'air dans votre assiette depuis la dernière fois. Je pensais que les séances de ces dernières semaines vous aidaient à mieux vous contrôler et à chasser cette colère que vous avez au fond de vous. Mikhail s'installa s'installa sur la chaise. Cela faisait un moment qu'il venait régulièrement
Mikhail tourna lentement la tête vers sa tante. — Merci de me le rappeler. Lâcha-t-il. Il poussa un soupir et passa une main sur son visage. Il n'avait aucune envie de subir les remontrances de sa tante après la journée qu'il venait de passer. Il avait déjà suffisamment de choses à régler, et la dernière chose dont il avait besoin était que Vera s'en mêle.Malheureusement pour lui, elle n'était pas du genre à se taire lorsqu'elle estimait qu'il faisait une erreur.— Tu viens de faire pleurer cette fille, poursuivit-elle. Et tu restes planté là comme si tu ne comprenais pas ce qui vient de se passer.— Ma tante, je t'en prie.Elle croisa les bras.— Quoi ? Tu veux que je te félicite ? Tu embrasses une femme, tu la laisses croire que tu ressens quelque chose pour elle, puis tu disparais sans lui donner la moindre explication. Et quand elle te demande ce que tu veux, tu lui réponds que le problème vient de toi. Franchement, Mikhail, même un adolescent se débrouillerait mieux que toi.—
Mikhail arriva au QG et descendit de voiture. Il vit Sandy qui se tenait à l'entrée, une enveloppe dans une main et son téléphone dans l'autre.— Tu as mis du temps, lui lança-t-elle.— J'avais quelque chose à régler.Sandy le regarda avec un sourire en coin.— Quelque chose ou quelqu'un ?Mikhail s'immobilisa.— Je te conseille de faire attention à ce que tu vas dire.— Je n'ai encore rien dit. Et même si je disait quelque chose, que feras-tu ? — Quand est ce que tu retournes à Milan ? Tu commences à devenir insupportable. Elle éclata de rire avant de lui faire signe d'entrer.— Je pensais que tu aimais m'avoir à tes côtés ? Je suis d'ailleurs la seule qui te supporte dans tes délires. — Tu m'as demandé de venir parce que tu avais des informations sur la mort de ma mère. Je suis là. Maintenant, parle.Sandy s'arrêta et le scruta un moment. Elle connaissait Mikhail depuis assez longtemps pour comprendre quand il ne souhaitait pas discuter. Elle savait également que derrière son to
___ Il a préféré aller la retrouver, c'est comme s'il avait oublié ce qui s'était passé hier soir.Kelly essaya de faire comme si cela ne lui faisait rien. Pourtant, elle n'arrivait pas à chasser cette image de son esprit. Mikhail qui se levait sans un mot, son téléphone à la main, puis qui s'éloignait sans même prendre la peine de lui expliquer quoi que ce soit.Il était parti comme si elle n'était qu'une personne parmi tant d'autres.— Tu comptes rester comme ça toute la matinée ?La voix de Veronica la tira de ses pensées.Kelly leva les yeux vers son amie qui tenait sa tasse entre ses mains et semblait prendre un plaisir particulier à observer son malaise.— Comme quoi ?— Ne fais pas semblant de ne pas comprendre.— Je ne comprends vraiment pas de quoi tu parles.Veronica posa sa tasse sur la table.— Kelly, je te connais depuis assez longtemps pour savoir quand quelque chose te tracasse. Et depuis que tu es arrivée ici, tu as cette tête de quelqu'un qui vient de perdre quelque
Mikhail l'observait toujours. Il semblait attendre une réaction de sa part, mais Kelly était incapable de trouver quoi que ce soit à répondre. - Tu es toujours aussi bavarde quand tu n'as rien à dire ? murmura-t-il. Kelly fronça les sourcils. - Et toi, tu es toujours aussi agaçant ? Il esquissa un sourire. - Tu n'as pas idée. Elle aurait voulu lui répondre, mais la proximité de Mikhail l'empêchait de réfléchir correctement. Elle n'avait jamais été aussi consciente de sa présence. Il était là, devant elle, et pour une raison qu'elle ne comprenait pas, elle n'avait aucune envie de le voir s'éloigner. Mikhail sembla remarquer son trouble. - Si tu veux que je m'éloigne, Kelly, il suffit de le dire. Elle releva les yeux vers lui. Il ne souriait plus. Cette fois, il ne cherchait pas à la provoquer. Il lui laissait simplement le choix. - Et si je ne le veux pas ? demanda-t-elle dans un souffle. Quelque chose changea dans son regard. Mikhail ne répondit pas immédiatement. Il para
Kelly descendit de la voiture. La demeure de Mikhail Kozlov s'étendait devant elle, à l'image du propriétaire. Sombre et froid. On aurait dit que l'endroit était inhabité depuis plusieurs années. Kelly s'avança avec sa valise. Elle savait que ce séjour ne présageait rien de bon mais elle savait q
Mikhail écrasa sa cigarette et remit la photo de Kelly dans son tiroir. Sa visiteuse affichait une mine qu'il connaissait trop bien pour savoir quelle n'allait pas tarder à lui faire changer son humeur. ___ Depuis quand tu t'intéresses aux femmes ? J'aurais parié que tu aimais les hommes. Lacha c
___ J'ai comme l'impression que tu te paies ma tête , hein, mon cher Richard ?Mikhail écrasa sa cigarette et soupira.Richard Scott était resté stoïque, incapable de dire le moindre mot.Il avait dénoué sa cravate et s'était épongé le front.___ Écoutez, Monsieur Kozlov, je sais que je vous avait
Mikhail prit place sur la chaise.Il croisa les pieds et regarda l'homme attaché qui se débattait.___ Fernando Bernardo Padilla. Fils unique et héritier de Luis Miguel Padilla. J'ai toujours su que tu étais un jeune homme turbulent qui avait besoin de discipline mais ton père continue de couvrir t







