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Chapitre 7 : Raina

Author: CieraBachman
Du sang. De la fumée. Des hurlements.

C'était ce qui m'entourait. Partout où je tournais le regard.

Tout ce que je pouvais voir. Tout ce que je pouvais entendre.

« Fuis, Raina. Sers-toi de tes pouvoirs et sauve-toi. Tu représentes l'avenir de notre peuple, tu dois survivre à tout prix. »

Cette douce voix qui me murmurait dans l'esprit hantait chacun de mes rêves.

À travers mes larmes, j'apercevais ma magnifique mère avec ses cheveux blond argenté et ses yeux d'un bleu éclatant, identiques aux miens. Son regard ne trahissait aucune peur, malgré la lame d'argent posée sur sa gorge, prête à trancher à tout instant.

Mon père était agenouillé devant elle, suppliant son Bêta d'ordonner au loup solitaire balafré d'épargner sa compagne. Ses supplications sont restées lettre morte.

Sur un signe d'Antoine, le loup solitaire a esquissé un rictus malsain en traînant la lame sur sa gorge, laissant ma mère se vider de son sang sous nos yeux.

Je n'oublierais jamais le hurlement qui s'est échappé de la gorge de mon père. C'était la douleur pure face à la perte de sa compagne. Sa Reine.

Mon père était déjà affaibli par l'aconit qu'Antoine avait glissé dans leurs cocktails du soir. Son loup était neutralisé, le laissant totalement à la merci de son ancien Bêta de confiance et de sa bande de loups solitaires.

Un autre loup solitaire me tenait les bras dans le dos. Je ne sentais que sa puanteur nauséabonde et la fumée qui emplissait l'air.

« Ton Royaume sera à moi, Rion. À ta mort, je serai Roi. » Il a toisé avec mépris la silhouette brisée de mon père. « Et quand je prendrai ce royaume, je prendrai aussi ta fille. »

« NON ! »

Avec le peu de forces qui lui restaient, mon père s'est redressé et a tenté de tuer l'homme en qui il avait jadis placé sa confiance. Mais ce n'était pas suffisant.

Mes hurlements ont résonné, tandis qu'Antoine plongeait un poignard d'argent dans le cœur de l'homme que j'admirais le plus au monde. Mon héros.

Tandis que mes cris s'intensifiaient, mon corps s'est mis à vibrer, l'électricité parcourant chaque fibre de mon être. J'ai entendu le loup derrière moi jurer et relâcher mes bras sous l'effet de la décharge. Je sentais mon corps tout entier bourdonner, comme si j'avais touché un câble sous tension.

J'avais toujours su que je pouvais maîtriser la météo, mais là, c'était d'un tout autre niveau.

L'énergie dans mon corps ne cessait de croître au point où je pensais exploser. Au moment même où j'allais déchaîner l'enfer sous forme d'éclairs, je me suis réveillée en sursaut dans mon lit.

Ce cauchemar particulier me rendait visite au moins une fois par semaine.

Peu importe le nombre de fois où ce souvenir venait me hanter, il me laissait toujours en sueur et haletante. Au moins cette fois-ci, je ne m'étais pas réveillée en hurlant.

Je me suis glissée hors du lit et me suis approchée du miroir poussiéreux de ma chambre, avant de lâcher un hoquet de surprise. Ma peau était plus pâle que d'habitude, mes yeux bleu glacier écarquillés et injectés de sang. Mes longs cheveux noir de jais collaient à mon visage et à mon cou, trempés de sueur. En levant la main pour dompter ma chevelure rebelle, j'ai remarqué que mes doigts tremblaient.

Le réveil sur ma commode indiquait cinq heures du matin. J'étais reconnaissante d'avoir au moins dormi toute la nuit, même si mon apparence ne le laissait pas deviner.

Je me suis dirigée vers la salle de bain commune et me suis glissée sous la douche. L'eau fraîche m'a fait du bien sur ma peau moite, atténuant quelque peu les séquelles de mon cauchemar.

Je me suis lavé rapidement les cheveux et le corps avant de m'envelopper dans une serviette et de m'approcher des lavabos. Le miroir en face de moi reflétait ma fatigue. Si mon corps se sentait mieux, cela n'avait rien changé à ma peau blafarde, mes cernes et mes yeux rougis. Grâce à la Déesse, j'étais chargée de nettoyage aujourd'hui, je n'aurais donc pas à croiser qui que ce soit.

Je suis retournée dans ma minuscule chambre et me suis habillée, songeant à aider les cuisiniers pour le petit-déjeuner, avant que tout le monde ne se réveille et que je puisse commencer mon nettoyage. Après avoir enfilé un legging noir et un haut noir à manches longues, j'ai quitté le sous-sol pour monter au rez-de-chaussée.

Je suis entrée dans la cuisine, où flottait déjà l'odeur des viennoiseries que Vivianne était en train de préparer. Le parfum des brioches à la cannelle maison et des croissants au chocolat a fait gargouiller mon estomac, me rappelant que je n'avais rien mangé depuis la veille après-midi.

Le bruit a dû être assez fort, car Vivianne s'est approchée de moi avec un léger sourire et m'a tendu une brioche aux pommes.

« Tiens, ma chérie, ça devrait te tenir jusqu'à la fin du petit-déjeuner. »

Je lui ai adressé un sourire reconnaissant et, de manière peu élégante, me suis empiffrée de la pâtisserie. Par la Déesse, cette femme était une magicienne de la cuisine.

Après avoir fini mon petit-déjeuner, je me suis mise à sortir la vaisselle pour servir les plats. J'ai disposé tout sur le grand îlot central, pour que les cuisiniers puissent y déposer la nourriture une fois prête, puis je me suis attelée à la préparation des jus. Les trois demoiselles insistaient pour avoir du jus d'orange et de mangue fraîchement pressé chaque matin.

Une fois les jus pressés et versés dans leurs carafes respectives, j'ai mis en route la cafetière. Alpha David et Bêta Silas avaient besoin de beaucoup de café le matin.

Je me suis demandé si Xander préférait le café ou le jus ?

Mon cœur s'est serré au souvenir de ma soirée avec lui. Je détestais l'admettre, mais l'idée de son départ me brisait. Je savais qu'aussitôt qu'il franchirait ces portes, j'aurais l'impression que la moitié de mon âme m'était arrachée.

Mes pensées concernant Xander ont été brutalement interrompues quand j'ai entendu qu'on m'appelait.

« Ray, tu peux venir ici ? »

Je me suis retournée en entendant la voix de Ghislaine. Elle me parlait rarement, je ne pouvais donc qu'imaginer ce dont il s'agissait.

Je l'ai suivie hors de la cuisine jusque dans le couloir silencieux. J'ai incliné la tête et demandé : « Que puis-je faire pour vous, Mademoiselle Ghislaine ? »

« Que faisais-tu dehors avec Alpha Xander hier soir ? »

J'ai penché la tête, perplexe. Comment était-elle au courant ?

« N'essaie même pas de jouer l'innocente. Les gardes m'ont dit que vous êtes rentrés ensemble tard hier soir », a-t-elle craché en croisant les bras pour paraître intimidante.

La pauvre fille n'avait aucune idée à qui elle s'attaquait. Personne sur cette planète ne m'intimidait.

« J'ai croisé l'Alpha pendant que je prenais l'air dehors et il m'a demandé de lui montrer le chemin vers sa chambre. C'est tout. »

Ghislaine était une jolie fille avec ses cheveux blond vénitien et ses yeux verts, mais son attitude et son comportement gâchaient complètement son apparence. Elle avait été choyée toute sa vie et cette conversation ne faisait que confirmer à quel point elle était gâtée.

Ses yeux vert clair se sont assombris et si les regards pouvaient tuer, je serais morte sur place. « J'espère bien que c'est tout ce qui s'est passé. Si je découvre que tu m'as menti, tu le paieras cher. Alpha Xander est à moi. » Elle m'a toisée avec dédain. « Qu'est-ce qu'un Alpha fort et séduisant comme lui voudrait d'une misérable Oméga sans louve comme toi ? »

J'ai senti Météo se hérisser. Oh oh.

« Pour qui se prend cette petite peste ? Je vais lui montrer ce que vaut une sans-louve en lui arrachant ces cheveux dont elle est si fière. »

Une fois que Météo s'emportait, il était presque impossible de la calmer, et cette louve impertinente venait juste de tenter de revendiquer son compagnon. Ghislaine devrait remercier la Déesse que ce soit moi qui gardais le contrôle et non ma louve assoiffée de sang.

Lui adressant un sourire crispé, j'ai répondu : « Je comprends, Mademoiselle Ghislaine. »

Ce que je voulais vraiment lui dire, c'était de s'éloigner de mon compagnon avant que je ne la foudroie, mais malheureusement, ce n'était pas une option.

Je ne pouvais plus compter le nombre de fois où quelqu'un dans cette meute avait tenté de m'abaisser, en me rappelant que j'étais sans louve. Ces imbéciles n'avaient aucune idée qu'ils manquaient de respect à leur Reine. Ce n'était pas grave. Un jour ils comprendraient, et je serais trop occupée sur mon trône pour m'en soucier.

D'un mouvement de cheveux, Ghislaine a tourné les talons et s'est dirigée d'un pas assuré vers la salle à manger.

Je n'ai pas pu retenir un roulement d'yeux en retournant dans la cuisine. Je comptais aider à finir de dresser le petit-déjeuner, avant de monter au premier étage pour commencer à nettoyer les chambres d'invités. J'avais vraiment besoin de calme et de tranquillité maintenant.

Bien sûr, rien ne se passait jamais comme prévu.

« Hé, Ray, tu peux apporter les jus et le café avant de partir ? »

Même si j'aurais aimé refuser la demande de Vivianne, je ne l'aurais pas fait. C'était une personne adorable qui m'avait toujours bien traitée. Dès que j'aurais apporté les carafes, je pourrais aller faire le ménage et rester seule avec mes pensées.

J'avais essayé si fort d'empêcher mes pensées de dériver vers Xander. La partie de moi qui voulait simplement aller se cacher avait peur de le revoir, sachant qu'il partait aujourd'hui. Je me répétais que c'était pour le mieux. Dès qu'il serait parti, je pourrais me reconcentrer sur mon entraînement pour devenir plus forte et sur mon plan pour reconquérir mon royaume. Je devais m'en tenir à mes objectifs et il n'y avait pas de plus grande distraction que lui.

À peine avais-je ouvert la porte pour entrer dans la salle à manger que j'ai heurté un mur. Un mur qui, comme par hasard, avait des bras qui m'ont rattrapée, avant que je ne tombe sur les fesses. La sensation familière de picotements m'a immédiatement fait comprendre à qui appartenaient ces bras.

Il s'est avéré que je n'avais pas heurté un véritable mur. Non, juste mon compagnon bâti comme une montagne.

« Eh bien, bonjour à toi aussi », a-t-il dit, avec les yeux pétillant d'amusement.

J'ai réajusté les carafes dans mes bras et j'ai baissé la tête. « Bonjour, Alpha Xander. »

Il était absolument délicieux dans son pantalon noir qui moulait ses cuisses musclées, et sa chemise blanche dont il avait remonté les manches jusqu'aux coudes, dévoilant les tatouages qui couraient le long de ses bras. Des œuvres d'art que je voulais parcourir du bout des doigts pour en mémoriser chaque ligne et détail.

Par la Déesse, il était trop tôt pour ce genre de pensées.

Le sourire sur son visage s'est rapidement transformé en froncement de sourcils.

« Est-ce que ça va ? » Comme je penchais la tête d'un air interrogateur, il a poursuivi : « Tes yeux sont tout injectés de sang. Il s'est passé quelque chose ? »

J'avais complètement oublié mon apparence négligée avec l'agitation de ce matin. Maintenant je regrettais de ne pas avoir fait un peu plus d'efforts en utilisant du maquillage pour masquer mes cernes. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour mes yeux.

« Oui, Alpha Xander, tout va bien. Juste une mauvaise nuit de sommeil. » Par-dessus l'épaule de Xander, je pouvais voir Ghislaine me lancer un regard meurtrier. Parfait.

Il semblait ne pas croire mon excuse, mais a choisi de laisser tomber, ce dont je lui étais reconnaissante. Ce n'était pas une conversation que je voulais avoir devant tous les loups de haut rang.

« Si vous voulez bien prendre place, le petit-déjeuner sera servi sous peu. »

Il m'a fait un petit signe de tête et, après un dernier regard, s'est dirigé vers la table. J'ai déposé rapidement les carafes de jus et de café avant de retourner à la cuisine. Après avoir vérifié auprès de Vivianne qu'elle n'avait plus besoin de moi, j'ai rassemblé le matériel de nettoyage et je suis montée au premier étage.

Je me suis perdue dans le ménage. C'était l'une des tâches que je ne détestais pas. Bien que j'aime cuisiner, l'agitation de la cuisine pouvait parfois être trop pour moi. J'avais constamment beaucoup de choses en tête. Rester seule dans le calme était la seule façon de mettre de l'ordre dans mes pensées.

Aujourd'hui, le ménage servait de distraction bienvenue. Je refusais de m'appesantir sur le fait que, la dernière fois que je verrais Xander serait quand il m'avait demandé si j'allais bien et que je l'avais éconduit. Par la Déesse, quel genre de compagne étais-je ?

Le genre qui cachait sa véritable identité et le laissait partir.

En dix-huit ans, je n'avais jamais voulu être quelqu'un d'autre. Ce n'était que maintenant que je souhaitais être une fille normale, qui rencontrait son compagnon et vivait heureuse pour toujours. Une fille qui pourrait devenir sa Luna.

Sauf que je n'étais pas destinée à être Luna.

J'étais destinée à être Reine.

Mon titre n'était pas quelque chose auquel je pouvais renoncer, même si je le voulais.

J'avais réussi à nettoyer trois chambres avant de me retrouver devant celle où Xander avait dormi la nuit dernière. En ouvrant la porte, j'ai été submergée par son odeur. Tout ce que je voulais, c'était me rouler dans son lit et me baigner dans son parfum.

Ne me jugez pas.

Météo salivait pratiquement dans ma tête, mais je ne pouvais pas l'en blâmer. Cet homme avait une apparence et une odeur absolument divines.

J'allais justement retirer les draps quand Bêta Silas est entré dans la chambre. Je me suis tournée et j'ai baissé la tête en signe de respect.

« L'Alpha te demande. »

Oh, qu'avais-je fait cette fois ?

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