FAZER LOGINChapitre 100
Elena
La cellule est un cube de béton gris, froid, nu, éclairé par un néon blafard qui bourdonne sans discontinuer, et je me tiens debout devant la porte de fer, le cœur battant, les mains crispées sur le châle de cachemire que j'ai jeté sur mes épaules, les yeux fixés sur cette silhouette assise sur la couchette, cette silhouette qui fut autrefois un homme puissant, redo
Chapitre 102AlexanderLe soir est tombé sur la résidence, un soir doux et paisible, baigné par la lumière dorée des derniers rayons du soleil qui embrasent les jardins, les fontaines, les roses blanches, et je me tiens debout sur la terrasse, les mains posées sur la balustrade de pierre, le regard perdu sur l'horizon, le cœur plein d'une émotion si vaste, si profonde, si bouleversante que je ne sais pas comment l'exprimer, comment la contenir, comment la partager. Elena est à côté de moi, silencieuse, sa tête posée sur mon épaule, sa main dans la mienne, et je sens sa chaleur, sa présence, son amour, comme un baume sur toutes les blessures, comme une lumière sur toutes les ombres, comme une promesse que tout ira bien, que le pire est derrière nous, que l'avenir nous appartient. Les jours qui viennent de s'écouler ont &e
Chapitre 101Le ConseilLa salle du Conseil est baignée d'une lumière solennelle, les candélabres allumés, les tentures de velours tirées sur les fenêtres, et les membres du Conseil des Dix sont réunis autour de la longue table de chêne, leurs visages graves, leurs regards tournés vers moi, vers Elena qui se tient debout à ma droite, vers cette femme qui a traversé tant d'épreuves, tant de guerres, tant de trahisons, et qui s'apprête à prononcer le jugement, à rendre la justice, à sceller le destin de ceux qui ont failli, de ceux qui ont trahi, de ceux qui ont été piégés. L'atmosphère est chargée d'une tension palpable, d'une gravité presque religieuse, et je sens le poids de cet instant, de cette décision, de cette responsabilité qui pèse sur nos épaules, su
Chapitre 100ElenaLa cellule est un cube de béton gris, froid, nu, éclairé par un néon blafard qui bourdonne sans discontinuer, et je me tiens debout devant la porte de fer, le cœur battant, les mains crispées sur le châle de cachemire que j'ai jeté sur mes épaules, les yeux fixés sur cette silhouette assise sur la couchette, cette silhouette qui fut autrefois un homme puissant, redouté, intouchable, et qui n'est plus aujourd'hui qu'un prisonnier, un vaincu, un ennemi à ma merci. Alistair Ashford est là, menotté, le visage marqué par la fatigue, par la rage, par la défaite, et pourtant, malgré tout, malgré la cellule, malgré les menottes, malgré l'humiliation, il lève la tête à mon approche, il me regarde, et dans ses yeux pâles, dans ces yeux d'un bleu si clair qu'ils en paraiss
Chapitre 99Le piègeLa grande salle de réception de l'hôtel Kingsbury a été transformée en un théâtre d'ombres et de lumières, une scène solennelle où doit se jouer la dernière manche de cette guerre souterraine, la comédie de la reddition, la tragédie des Ashford, le triomphe de la dynastie Voss, et je me tiens debout derrière les lourdes tentures de velours qui masquent l'entrée secondaire, le cœur battant à tout rompre, les mains glacées, l'esprit tendu comme une corde de violon prête à se rompre. Elena est à côté de moi, resplendissante dans une robe de velours noir qui la fait paraître plus fragile, plus vulnérable, plus vaincue, et c'est exactement ce que nous voulons, exactement ce que les Ashford attendent, exactement ce qu'ils espèrent voir : une h&eac
Chapitre 98ElenaLa salle de commandement est plongée dans une pénombre studieuse, les écrans clignotant doucement, les cartes déployées sur la table massive, les visages de mes gardiens tournés vers moi comme des fleurs vers le soleil, et je me tiens debout au centre de cette ruche souterraine, les mains posées à plat sur le verre froid, le cœur battant avec une lenteur solennelle, l'esprit en ébullition, la peur et la détermination se livrant en moi un combat acharné dont je refuse de laisser paraître la moindre trace. Liam est en sécurité, loin, protégé par Marcus et Zero, et cette certitude, cette unique certitude, me donne la force de penser, de réfléchir, d'élaborer, de préparer le plan le plus audacieux, le plus risqué, le plus dangereux que j'aie jamais conçu. Les Ashford sont
Chapitre 97DamienLe parc de la résidence est baigné par la lumière pâle de cette fin d'après-midi, les ombres des grands chênes s'allongeant sur les pelouses, les roses blanches frissonnant dans la brise, et je me tiens debout près de la fontaine aux nymphes, le cœur battant, les mains moites, les yeux fixés sur la terrasse où Elena apparaît enfin, escortée par Dante et Victoria, son visage pâle, ses traits tirés par l'angoisse, par des nuits sans sommeil, par cette peur qui ne la quitte plus depuis que Liam est caché dans cette forteresse secrète, loin d'elle, loin de nous, loin de tout ce qui pourrait le protéger autant qu'elle voudrait le faire elle-même. Je me suis agenouillé, je ne sais pas pourquoi, peut-être par habitude, par soumission, par ce besoin viscéral de me faire pardonner, de me faire
Chapitre 2 ElenaL'argent est resté sur la table, éparpillé comme les débris de ma vie, et je ne l'ai même pas regardé en passant devant pour monter dans ce qui était encore ce matin ma chambre conjugale.Les murs sont tapissés de souvenirs qui se moquent de moi : la photo de notre mariage sur la
Chapitre 1 ElenaJe tiens encore le petit bâtonnet entre mes doigts lorsque la salle de bains se met à tourner autour de moi, les murs de marbre blanc se diluant dans une brume de larmes que je ne sens même pas couler.Deux lignes roses.Deux lignes minuscules qui dansent devant mes yeux comme une
Chapitre 9AlexanderLa vibration contre ma poitrine est un code que je connais par cœur, un signal qui ne retentit que lorsque le monde est sur le point de basculer, que lorsque les fondations invisibles de l’ordre secret vacillent, que lorsque le sang de la dynastie est menacé. Je suis debout au
Chapitre 8ElenaLa douleur est un éclair blanc qui déchire le bas de mon ventre, une déflagration si violente que je tombe à genoux sur le carrelage glacé avant même de comprendre ce qui m’arrive, et le bruit de mes rotules frappant les tomettes disjointes se mêle au fracas de la boîte de thé qui







