FAZER LOGINC'est une nuit d'effervescence habituelle dans le métro londonien. Nox Hunter vient de faire une offre, non pas pour une voiture, ni pour une maison. À la fin de la nuit, Il finit par se mettre en couple avec Elara Wills, tout aussi arrogante et fougueuse. Ce n'est pas la première fois qu'il a affaire à une femme de son genre. Il a brisé leur esprit et parfois leurs os. Mais Elara a plus d'un tour dans son sac. Quelque chose de mortel. Et elle ne reculera devant rien pour obtenir ce qu'elle veut…
Ver maisPoint de veu de Nox
Les regards se tournent vers moi lorsque la voix de Reed fend l’air. Il est aussi choqué que les regards qui sont braqués sur moi. Mes yeux restent droit devant moi, fixés sur le tatouage du serpent à sa cheville, me demandant ce qu’il pourrait signifier. « La nuit va être longue. » La taquinerie dans sa voix suffit à m’irriter, mais je suis davantage concentré sur le fait de mettre mes doigts sur la carte qu’il tient dans sa main gauche. Sa carte. La carte qui la donnerait à moi. « Dépêche-toi, Reed ! » lui aboyé-je d’un grondement sourd suffisamment fort pour que toute la salle l’entende. « J’ai de meilleurs endroits où être. » Un mensonge pour lequel je suis prêt à mourir. Je n’ai aucun autre endroit où être. En fait, une fois que nous aurons terminé ici, je monterai à mon hôtel avec l’une de mes habituées, me ferai correctement sucer la queue, puis poserai mon dos pour dormir sans être dérangé. « Oui, bien sûr. Passons aux enchères. » Enfin. Je me racle discrètement la gorge, desserrant le nœud de ma cravate avec mon index tandis que je me prépare pour l’événement principal. Je me redresse sur ma chaise, croisant ma jambe droite par-dessus ma jambe gauche. Mon cou ne bouge pas, mais mes yeux scrutent tout le monde dans mon champ de vision périphérique. Ils ont tous les yeux rivés sur moi. Ils savent ce qui va arriver. Du moins, les anciens le savent. Ils seraient avisés de ne même pas placer d’enchères. Les nouveaux, en revanche, n’en ont aucune idée. Ils pensent avoir une chance contre moi, et c’est ce qui rend le processus amusant. Peu de gens me connaissent. Je suis un homme discret. Mon nom n’est pas jeté comme des pierres dans la rue, ni nulle part ailleurs, d’ailleurs. J’ai des yeux et des oreilles. Partout. Si mon nom est prononcé, il me parvient plus vite qu’un petit garçon ne courrait vers sa mère lorsqu’elle vient le chercher à l’école. Et puis, vous êtes convoqué. Sur le toit de mon hôtel. Que vous en redescendiez vivant dépend de ce que vous me direz. De votre capacité à être convaincant, ce qui demande énormément de travail. La plupart des gens n’y arrivent pas. Ça suffit à mon sujet pour le moment. Je suis certain que vous êtes aussi intéressés par le processus d’enchères que moi. « La fille numéro trois part pour… » « Dix mille livres. » Je l’entends derrière moi. Je suis tenté de me retourner et de laisser échapper un rire fort et méprisant. Je ne le fais pas. Je sais que cette personne n’a aucune idée de l’adversaire auquel elle fait face, alors je garde mon calme et attends que le prochain nouveau venu fasse une offre pathétique. « Nous avons dix mille livres de la part du monsieur dans le coin gauche. » Mes yeux passent de la photo pour rencontrer ceux de Reed, remplis d’excitation. Ils roulent dans leurs orbites. Je ne lui en veux pas. Il sait qu’il est sur le point de gagner beaucoup d’argent. « Dix mille livres, une fois. » « Vingt-cinq mille livres. » Je l’entends de nouveau, cette fois depuis l’extrême droite. Je ne regarde pas, bien sûr. Je hoche simplement la tête, lève mon verre carré pour prendre une gorgée de la vodka qu’il contient, puis essuie ma lèvre inférieure avec ma langue. « Nous avons la coquette somme de vingt-cinq mille livres de la part du monsieur dans le coin droit. » Reed déborde maintenant d’excitation, il peine à garder ses petits pieds au sol. Son sourire stupide fait remonter ses joues encore plus loin sur son visage. « Vingt-cinq mille livres, une fois. » Je trace doucement le bord de mon verre avec mon doigt, silencieusement, comme une mante religieuse attendant de frapper. « Vingt-cinq mille livres, deux fois. » Je porte le verre à mes lèvres pour une autre gorgée. La chaleur de la vodka pure et non filtrée descend le long de ma poitrine. « Vingt-cinq mille livres… » « Quarante mille livres. » Cette fois, je me retourne. Un bref regard à côté de moi pour repérer celui qui a placé l’enchère. Il ne m’est absolument pas familier, mais il garde les yeux devant lui, concentré sur le prix. Intéressant. S’il est nouveau dans cette ville, il n’est pas nouveau dans ce genre de jeux. Un sourire se dessine sur mon visage tandis que je me tourne vers l’avant. « Quarante mille livres de la part du beau monsieur dans le coin droit. » Je me racle à nouveau discrètement la gorge. Je sais qu’il est presque temps pour moi de faire mon enchère spectaculaire. « Quarante mille livres, une fois. » Reed compte jusqu’à trois avant de clore une enchère. Pendant que j’attends, j’espère que quelqu’un d’autre fera une offre. Si toutes les mains étaient au-dessus de leurs têtes lorsque sa photo est apparue, j’attends davantage d’eux. « Quarante mille livres, deux fois. » Tout le monde est silencieux. L’homme en costume gris foncé affiche un léger sourire sur le visage. Il croit avoir le prix dans la poche. Il pense avoir gagné. Cela me donne presque envie de rire. « Soixante mille livres. » Un large sourire s’étend sur mon visage. Maintenant, voilà une enchère. Je jette un regard au monsieur à côté de moi. Son sourire a disparu. Sa cause est perdue. Arrachée par le monsieur derrière lui. Un monsieur qui m’est familier, si je puis me permettre de le préciser. Mais je me soucie à peine des gens présents dans la pièce et, bien que l’enchère commence à devenir exactement comme je le souhaite, je commence à m’ennuyer. En fait, je suis fatigué. Il est passé l’heure à laquelle je me couche. « Soixante mille livres ! Une fois. » Je lève mon verre, vidant la vodka d’une seule gorgée. Il est temps que je mette fin à ma nuit. « Soixante mille livres, deux fois. » D’un léger claquement, le fond du verre rencontre la table noire. Mes doigts ajustent la cravate autour de mon cou, mes pieds prenant appui sous moi. Quelques secondes plus tard, tous les regards se posent sur moi alors que je me redresse pour me mettre debout. « Cent mille livres. » Les mots quittent mes lèvres aussi nonchalamment que l’argent quittera mon compte. Je sens les regards scrutateurs peser sur moi. Le fait que je sois debout rend la scène encore plus spectaculaire. Je peux voir leurs têtes légèrement inclinées. « Cent mille livres ! » Mon attention revient sur Reed lorsqu’il pousse un cri aigu comme une petite fille. Il donne l’impression de ne jamais m’avoir entendu prononcer ces mots auparavant, comme si c’était la première fois. Alors que ce n’est absolument pas le cas. Je les prononcerai très probablement à nouveau. Bientôt. « Cent mille livres, une fois… » « Est-il vraiment nécessaire de compter ? » Il me lance un regard perplexe lorsque je l’interromps. Avec du dégoût dans la voix, je me tourne vers la foule de regards masculins avides. « Quelqu’un d’autre a-t-il les moyens de payer pour elle ? » Pas que je m’attende à une objection, mais je pose quand même la question en gentleman que je suis. « Non ? Bien. » Avec grâce, je déplace mes pieds pour faire pivoter mon corps. Mes yeux tombent sur la carte dans la main de l’homme cupide. « Maintenant, donne-moi ma carte. » « Oui, bien sûr. » Je regarde ses petites jambes tituber dans les quelques petites marches. Il a toujours le sourire stupide qu’il arborait lorsqu’il a commencé à parler. Cependant, cela ne m’irrite plus. Je souris même lorsqu’il s’approche. Il tend ses petits bras vers moi lorsqu’il arrive près de moi, mais pas trop près. Je suis connu pour aimer mon espace personnel. Si tu ne me suces pas la queue, je ne vois pas pourquoi tu devrais être près de mon visage. « Envoyez-la à ma voiture. » Les mots quittent mes lèvres dès que le papier se retrouve sous mes doigts. « Tu auras ton argent d’ici demain matin. » Son sourire s’élargit, presque suffisamment pour me donner envie de lui donner un coup de poing au visage. « C’est un plaisir de faire affaire avec vous, M. Nox. »NoxCela me prend complètement au dépourvu, mais ce n’est pas assez puissant pour me faire tomber au sol. Elle effleure à peine mon masque, repoussant mon visage sur le côté.Un rire jaillit de mon ventre. Je suis censé être furieux, mais lorsque je la regarde, je suis rempli d’amusement.Je la regarde se débattre, férocement, comme un chien enragé, même lorsqu’elle sait parfaitement que l’homme qui tient ses deux bras derrière elle est cent fois plus fort qu’elle ne pourra jamais l’être.Elle continue son numéro, me fusillant de ses yeux perçants. Je regarde silencieusement, attendant que ses muscles s’affaiblissent. Je sais qu’ils le feront. C’est une petite femme. Une petite gamine gâtée.« Quoi ? Ton visage te fait trop mal pour que tu puisses parler ? »Elle rit, un ricanement irrespectueux destiné à attiser ma colère, mais cela ne fonctionne pas. Je sais qu’elle essaie de se donner du courage. Ses muscles ont finalement aba
Nox« Monsieur. »« Quoi ? »« La fille a commencé à crier. »« Encore ? »« Oui, monsieur. »Putain de merde.« Tu lui as dit de fermer sa putain de gueule ?! »« Vous savez comment elle est, monsieur. »Un long soupir exaspéré s’échappe de mes lèvres. Je sais effectivement comment elle est. Une vraie petite teigne.« Elle continue d’exiger de vous voir. »Exiger. Lol.Elle est dans ma maison, enfermée, seule, dans une pièce, elle n’a aucune idée d’où elle se trouve, et pourtant elle exige de me voir.Quelle que soit cette fille, elle doit savoir qui commande.« Dis-lui que j’accéderai à sa demande. Tu peux partir. »« Oui, monsieur. »Le bruit de la porte de mon bureau qui se referme indique qu’il a fait ce que je lui ai demandé. Mon attention revient aux deux hommes assis silencieusement de l’autre côté de ma table en bois marron.
Point de vue de Nox« Messieurs, nous sommes arrivés à la fin de notre petit spectacle. »Je regarde l’animateur de cet événement clandestin, pourtant populaire. Il est vêtu d’un costume entièrement noir, avec une queue-de-pie par-dessus, et un chapeau noir couvrant ce dont je suis certain d’être un crâne chauve.C’est un homme très laid, mais dans mon monde, il n’est pas nécessaire d’être attirant pour attirer le genre de femmes qu’il possède. Elles grouillent autour de lui, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.Heureusement pour M. Reed, je ne m’intéresse pas à tout ça.Je ne me soucie pas d’avoir une nuée de femmes autour de moi, ni de me pavaner dans les rues sombres de Londres, car si je le faisais, si j’envisageais seulement de le faire, il ne serait pas debout sur cette estrade, tenant un microphone dans sa main droite avec un sourire stupide sur le visage.« Et maintenant, le moment que vous attendiez tous, la
ElaraUn silence d’une minute s’installe après qu’il a parlé. J’attends qu’il me donne son nom complet, tandis qu’il se contente de me fixer en retour.Lorsque je ne peux plus attendre, je lâche les mots.« Nox ? C’est tout ? »Il hoche la tête.« C’est tout ce que tu as besoin de savoir. »Ses yeux brun foncé brillent légèrement sous les lumières vives. C’est à ce moment-là que je décide de regarder autour de moi, remarquant où nous sommes.La première chose sur laquelle mes yeux tombent est un avion blanc. Un avion plutôt petit. On peut voir que c’est un avion privé.Je vois le grand homme effrayant qui a placé le tissu sur mes yeux remettre mon sac de voyage à un type en uniforme.« Où emmènent-ils mon sac ? »« Dans l’avion. »Mes yeux perplexes reviennent vers les siens. Il est trop calme à mon goût. Trop indifférent. Trop…« Pourquoi ? »« Parce que tu viens ave












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