LOGINÉlia est une jeune mannequin aussi belle que naïve, au sommet d’une carrière prometteuse. Mais derrière les paillettes se cache une enfance brisée : sa mère est morte quand elle était petite, et elle a grandi auprès d’un père faible, d’une belle-mère qui ne l’a jamais acceptée et d’une demi-sœur, Lya, rongée par la jalousie. Toute sa vie, Élia n’a connu que rabaissements et humiliations, espérant en vain être aimée des siens. Un soir, elle rencontre Alessandro De Luca. Pour elle, c’est un riche homme d’affaires, séduisant, attentionné, prêt à la protéger du monde cruel de la mode. Naïve, elle croit avoir trouvé le grand amour. Mais derrière son sourire parfait, Alessandro est un mafieux sanguinaire, à la tête d’un empire criminel. Quand Élia découvre la vérité, terrifiée, elle fuit et cherche refuge auprès de sa famille. Mais au lieu de la protéger, ils l’humilient et la rejettent. Sa belle-mère la traite de folle, son père détourne le regard, et Lya savoure sa chute. Alessandro, lui, n’abandonne jamais ce qui lui appartient. Il retrouve Élia et découvre toute la souffrance que sa famille lui a infligée. Fou de rage, il décide de se venger de tous ceux qui ont fait du mal à sa femme. Un à un, ils vont payer. Pour Élia, c’est un déchirement : l’homme qu’elle fuyait est aussi le seul à s’être jamais battu pour elle. Peut-elle aimer un monstre dont l’amour s’écrit en lettres de sang ?
View MoreÉlia Je dis non. Je dis non d'abord, et je le dis fermement, parce que tout ce que j'ai construit depuis la fuite, le parc, la baguette, les mains-racines, le carnet, tout tient dans ce non. — Non, Alessandro. Écoute-moi à ton tour. Je pose ma tasse. Je le regarde dans les yeux, et je ne baisse pas les miens. J'ai passé des semaines à fuir ce que tu es. Et pendant ces semaines, j'ai rencontré des gens. Une vendeuse de fringues qui m'a prise sans questions. Une femme de la montagne bête comme ses pieds qui m'a donné une chambre. Un vieil homme qui m'a offert la moitié de son déjeuner. Tu sais ce que ces gens ont en commun ? Ils ne doivent rien à personne et personne ne leur doit rien. Ils ne se vengent pas. Ils ne possèdent pas. Ils donnent, et ils passent. Et je me suis dit, sur un banc, un soir : voilà ce que je veux devenir. Pas la femme d'un empire. Pas une reine. Quelqu'un qui donne la moitié de sa baguette sans en fai
ÉliaIl tient parole le jour même, et c'est ainsi que je comprends que quelque chose d'irrémédiable a changé : Alessandro De Luca a décidé d'être lisible.Cela commence à onze heures. Il me fait asseoir dans le bureau, le bureau, celui des trois fichiers et de la tache, celui dont je n'ai plus franchi le seuil depuis le jeudi de la vérité. Il ouvre tous les tiroirs. Tous. Y compris celui du bas, y compris la petite boîte de métal, y compris les dossiers sans étiquettes, un par un.— Les étiquettes manquent parce que tout le monde ici sait ce qu'elles contiendraient, dit-il. Une maison comme celle-ci fonctionne sur ce que chacun sait sans qu'on l'écrive. Ça s'appelle l'omertà, et ça commence par des chemises sans étiquettes. Alors on va écrire les étiquettes. Ensemble.Pendant trois heures, il déplie sa vie devant moi. Pas comme un acte de contrition : comme un inventaire. Il m'explique la structure : les sociétés-écrans, les holdings, la
ÉliaLe lendemain matin, je n'ai pas dormi, il n'a pas dormi, et nous nous retrouvons dans le grand salon, face à face, comme deux pays qui signent quelque chose.C'est moi qui ai demandé cette entrevue. C'est moi qui ai choisi l'heure, le lieu, et même les fauteuils, deux fauteuils séparés par une table, à égale distance de la porte, parce que j'ai appris, dans cette maison, que les géographies sont des langages. Il arrive à l'heure. Il s'assoit. Il attend. Et je comprends qu'il a compris que ce qui va se jouer ici n'est pas une réconciliation d'amants : c'est un traité.— Avant toute chose, dis-je, je veux que tu saches ce que ce matin n'est pas. Ce n'est pas un retour. Ce n'est pas un pardon. Ce n'est pas une victoire pour toi. Si je suis dans ce fauteuil, c'est parce que la nuit dernière, quelque chose a changé que je ne peux plus gérer seule. Voilà. C'est dit.— C'est entendu, dit-il.— Alors voilà mes conditions. Il y en a
ÉliaNous ne rentrons pas au manoir tout de suite. Il s'arrête d'abord devant un café ouvert toute la nuit, un café de chauffeurs et de travailleurs du matin, avec des néons et du zinc, le genre d'endroit où personne ne regarde personne, et il dit :— Tu as froid. Et tu as besoin d'entendre ça à la lumière, pas dans le noir.Nous nous installons au fond. Il commande deux cafés. Personne ne nous reconnaît, ou personne ne le montre. Et là, dans ce café ordinaire, sous ce néon ordinaire, je vois pour la première fois de ma vie la colère d'Alessandro De Luca.Je veux être précise, parce que c'est important, parce que je me suis trompée pendant des mois sur ce que la colère pouvait être. Sa colère ne crie pas. Elle ne gesticule pas. Elle ne casse rien. Elle ne ressemble en rien aux colères que j'ai connues : les colères de Graziella, aiguës, théâtrales, faites pour qu'on les entende ; les colères de Lya, fielleuses, serpentines. Non. La colèr
Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.