Se connecterLe penthouse, autrefois symbole de luxe et de nouveaux départs, ressemblait désormais à une prison dorée.Evelyn se tenait dans le dressing, observant son reflet dans le miroir. Son carré noir parfaitement lisse était impeccablement coiffé, et elle portait une robe émeraude ajustée qui mettait en valeur ses courbes généreuses, le genre de robe que Damien avait l’habitude de complimenter. Mais lorsqu’il entra dans la pièce, il lui accorda à peine un regard.— Nous assistons à la vente aux enchères caritative ce soir, dit il d’un ton plat en ajustant ses boutons de manchette. Essaie de ne pas me faire honte.L’estomac d’Evelyn se noua.— Je croyais que les choses allaient mieux…Damien laissa échapper un rire froid.— Mieux ? Tu m’étouffes depuis des semaines, Evelyn. Tu me demandes sans cesse si je vais bien. Tu cuisines des plats dont je n’ai pas envie. Tu me regardes avec tes yeux de chiot abandonné. C’est épuisant.Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elle les retint.— J’essaie
Damien se tenait dans la luxueuse chambre d’enfant qu’il avait secrètement commencé à aménager dans l’une des pièces inutilisées du penthouse. Sa main reposait sur le bord d’un berceau sur mesure tandis qu’il contemplait l’échographie que Clara lui avait envoyée ce matin là.Un garçon.Pour la première fois de sa vie, Damien ressentait quelque chose de dangereusement proche d’une véritable chaleur envers une autre personne qu’Evelyn. Cet enfant, son enfant, représentait un avenir non souillé par la vengeance qui avait empoisonné tout le reste. Une chance de devenir le père qu’il n’avait jamais eu.Et Clara le portait.Au cours de la semaine écoulée, Damien avait vu Clara plus souvent sous prétexte de « gérer la situation ». Au début, tout cela était purement transactionnel. Mais chaque fois qu’elle posait sa main sur son ventre encore plat et lui murmurait des mots sur leur fils, quelque chose en lui changeait.Elle comprenait son côté sombre. Elle n’en avait pas peur. Et elle lui off
Evelyn se tenait au milieu du salon du penthouse, son manteau encore sur les épaules, les bras entourant son corps doux et généreux comme un bouclier. Les lumières de la ville scintillaient derrière elle à travers les immenses baies vitrées, mais toute cette beauté lui paraissait désormais vide.Damien n’avait pas bougé depuis son entrée. Il avait l’air épuisé, avec des cernes sombres sous ses yeux gris, les cheveux en bataille et le bandage de son épaule visible sous sa chemise noire.— J’ai beaucoup réfléchi ces deux derniers jours, dit doucement Evelyn, la voix chargée d’émotion. À tout ce que tu as fait. Les mensonges. La vengeance. Clara…Elle déglutit difficilement tandis que des larmes montaient déjà à ses yeux.— Je devrais partir. Je sais que je devrais. N’importe quelle femme raisonnable le ferait.Elle laissa échapper un rire tremblant.— Mais quand j’étais loin de toi, je n’arrêtais pas de penser à la façon dont tu m’as serrée contre toi après l’hôpital. À la manière dont
Evelyn n’avait répondu à aucun de ses appels ni à aucun de ses messages depuis deux jours.Damien était assis dans son bureau faiblement éclairé du penthouse, l’épaule toujours bandée, fixant le verre de whisky qu’il tenait dans sa main. Le silence était étouffant. Chaque fois qu’il fermait les yeux, il revoyait le visage d’Evelyn couvert de larmes à l’hôpital, cette douleur pure qu’elle avait ressentie en apprenant la vérité sur Clara.Il l’avait perdue.Et la seule personne capable de l’aider à limiter les dégâts était la femme qu’il méprisait le plus à cet instant.Clara.Son téléphone vibra. C’était elle.Clara : J’ai d’autres photos. Retrouve moi ce soir ou j’envoie tout à Evelyn.La mâchoire de Damien se crispa. Il lui répondit avec un seul lieu :La suite privée du Langham. 21 h. Viens seule.La suite luxueuse de l’hôtel était silencieuse et baignée d’une lumière tamisée lorsque Clara arriva. Elle portait une robe noire moulante qui laissait peu de place à l’imagination, ses lè
L’aile privée de l’hôpital sentait l’antiseptique et la peur. Evelyn était assise dans la chambre faiblement éclairée, observant la poitrine de Damien se soulever et s’abaisser sous les bandages blancs. La balle n’avait fait qu’effleurer son épaule, mais les médecins avaient dit qu’il avait perdu beaucoup de sang. Il paraissait étrangement vulnérable, allongé là, le puissant milliardaire réduit à des perfusions et des moniteurs.Elle n’avait pas quitté son chevet depuis six heures.Même après tout ce qu’il lui avait fait, elle n’arrivait pas à partir. Pas encore.Damien remua, poussant un léger gémissement tandis que ses yeux gris s’ouvraient. Dès qu’il la vit, le soulagement envahit son visage.— Evelyn… tu es là.Elle ne répondit pas immédiatement. Son carré noir court était en désordre, son maquillage brouillé par les larmes. Son corps aux courbes généreuses lui semblait lourd d’épuisement et de trahison.— Je devrais te détester, murmura t elle d’une voix brisée. Je te déteste. Ma
Le restaurant était l’un des plus exclusifs de Manhattan, avec son éclairage tamisé, ses lustres en cristal et sa vue sur la rivière scintillant sous la lumière de la lune. Damien avait réservé toute la terrasse privée rien que pour eux. Evelyn était assise en face de lui dans une robe bordeaux profond qui épousait parfaitement ses courbes généreuses. Son carré noir court, parfaitement lisse et raide, brillait sous les lumières douces.Pour la première fois, cela ressemblait à un véritable rendez vous. Damien était attentionné, presque charmant. Il lui demanda quels étaient ses rêves avant le contrat, écouta lorsqu’elle lui confia son désir d’ouvrir un jour une petite boulangerie, et lui raconta des histoires de son enfance qui le faisaient paraître presque… normal.— Je n’aurais jamais cru apprécier ça, avoua doucement Evelyn en faisant tourner son verre de vin. Être ici avec toi. Après tout ce qui s’est passé…Damien tendit la main à travers la table et prit la sienne, son pouce car







